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Gérard opte la plupart du temps pour du bois ancien de récupération qui a pour avantages d'être moins cher et de présenter des nuances de bruns, d'ocres et de jaunes qui l'on ne trouve pas sur les pièces plus récentes.
Il choisit de préférence des poutres présentant des anneaux resserrés, preuve d'une croissance lente et d'une faible pluviosité, conférant au bois une densité et une stabilité supérieure.
Du XVIe au XVIIe siècles, les poutres en chêne utilisées dans les colombages provenaient déjà d'autres constructions.
C'est pourquoi l'on trouve souvent sur ces anciennes structures de charpentes, de nombreux trous de fixation.
Les dates que l'on peut trouver sur les maisons restaurées ne sont qu'une indication approximative de l'âge de la poutre.

Une plaque indiquant la date de rénovation d'une maison alsacienne

De nombreux clous et un trou de fixation témoignent de multiples utilisations.
Parfois stockées dans le fond d'un jardin, ces poutres inutilisées finissent très souvent en bûches dans le foyer d'une cheminée.
Sauf si Gérard sélectionne l'une d'entre elles pour sa future réalisation...
L'extraction des clous rouillés s'effectue en forant avec une mèche un trou qui facilitera l'accès des mâchoires d'une fine tenaille.

Quelques poutres au fond d'un jardin.
Un nettoyage à l'eau chaude sous pression permet de débarrasser la poutre des dépôts accumulés au cours du temps.
La touche finale de la préparation de la poutre s'effectue à la raboteuse, afin d'éliminer la couche perméable et encore humide de la poutre.
Un nettoyage à l'eau ne dégrade absolument pas une poutre en chêne.
Une fois les poutres nettoyées, elle sont prêtes à prendre forme.

Une poutre prête à être façonnée.
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