Une démarche qui ne s'improvise pas

L’envolée des prix du foncier, la rareté des terrains constructibles, la solvabilité plus limitée des acquéreurs, une recherche vers plus de mixité sociale… remet à nouveau sur le devant de la scène l’habitat participatif.

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Le principe est simple : l’Habitat participatif, aussi appelé « autopromotion », consiste en un regroupement de personnes qui mutualisent leurs ressources pour financer et concevoir ensemble leur logement au sein d'un bâtiment collectif. Cette démarche répond à de nouvelles aspirations sociales fondées sur le partage des ressources et l’éco-responsabilité. 

Il ne suffit pas de faire partie d’un groupe d’amis motivés pour réussir une telle opération. Il faut des connaissances administratives, juridiques, techniques, des qualités d’écoute, de persuasion, adhérer à un mode de vie ouvert sur les autres…et beaucoup de patience (ce type de projet se concrétisant en général sous des délais de 3 à 10 ans).

La loi Alur facilite le développement de l’habitat participatif. Jusqu’alors, le montage juridique et administratif restait relativement complexe, pour des non professionnels. Néanmoins, suite à cette évolution législative, ces non-professionnels prennent la casquette de véritables maitres d’ouvrage. Néanmoins, ils doivent toujours être accompagnés d’experts métiers (architectes, bureaux d’études…) aussi bien pour la conception que la gestion de leur projet dans la durée.