Le bois est résistant au feu

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Le bois et la réglementation incendie

Le bois brûle…lentement. Les constructions en bois existent parce qu’elles sont en conformité avec la réglementation, qui impose pour une maison individuelle une tenue au feu de 15 minutes minimum avant l’effondrement de la structure, et ce quel que soit le système constructif : bois, béton, métal, parpaings, briques, béton cellulaire….

En  comparaison avec d’autres matériaux, le bois résiste bien au feu. Il transmet la chaleur beaucoup moins vite que le béton et l’acier. Il brûle en se consumant lentement, et surtout, conserve longtemps ses capacités mécaniques et de  portance.

Grâce  à ses caractéristiques, le bois est considéré par les pompiers comme un matériau fiable en cas d’incendie. Pour preuve, les assureurs n’exigent pas de surprime pour couvrir les risques d’une maison à structure bois.

Le classement au feu du bois dépend de l'essence (les bois durs et denses s'enflamment plus difficilement que les bois tendres) mais aussi de ses dimensions et de son taux d'humidité.

Par ailleurs, le comportement au feu du bois peut être amélioré par l’application  de produits ignifuges de surface : vernis ou peinture formant une pellicule étanche, mousse isolante agissant par effet d'écran ou par intumescence, mais aussi produits ignifuges pénétrants appliqués au moment de la fabrication ou par imprégnation en autoclave. Ainsi, après un tel traitement, des bois classés difficilement inflammables (M2) deviennent ininflammables (M1).

 

Combattre les habitudes et les idées reçues…  au-delà de la maison individuelle

Contrairement à certaines idées reçues, l’habitat collectif fait également appel au bois, mais aussi les collectivités locales, qui retiennent le bois pour la construction d’équipements sportifs, de crèches, d’écoles, de maisons de retraite…

Banalisée de longue date en Scandinavie et en Amérique du Nord, la construction bois en hauteur commence seulement à se développer en France. Là encore, ce n’est pas un problème de réglementation incendie, car elle autorise des ouvrages jusqu’à une hauteur de 28 mètres, sans contraintes techniques insurmontables.

Cette relative frilosité vis-à-vis des constructions bois en hauteur vient d’abord des professionnels : architectes, bureaux d’étude, entreprises…. qui possédaient  dans notre pays, et jusqu’à une période récente,  une culture très ancrée de la maçonnerie et du béton, mais les mentalités ont fortement évolué ces dernières années et le bois émerge massivement.