
Accueil > Construire > Constructions mixtes > Bois et maçonnerie pour un style contemporain
Dans les Cévennes, à la frontière du Gard, cette maison en maçonnerie et bois a été réalisée par Stéphane Goasmat. A une altitude de 600 mètres sur le mont Lozère, elle s'adapte parfaitement à l'importante amplitude thermique de la région.
Dans cette maison secondaire "intensive", quatre générations d'une même famille se retrouvent régulièrement.

"Je retourne régulièrement observer la manière dont mes réalisations se "comportent" avec le temps. Cela permet d'apprendre beaucoup.
En outre, j'ai pu voir qu'après deux ans, le bardage en douglas, protégé par les brise-soleil, conserve sa teinte d'origine."
La résidence est constituée de trois bâtiments. Le premier, en maçonnerie, sur deux étages, accueille quatre chambres. Le deuxième, en ossature et bardage en douglas, de plain-pied, abrite la pièce commune de 50 m². Le troisième est réservé au garage.
Pour la construction de la maison, il a fallu prendre en compte la configuration particulière du terrain : un plateau de 27 m² de large sur 9 mètres de dénivelé. Dans cet esprit, la maison joue les oppositions entre le maçonné et le bois, c'est à dire entre le massif et le léger.
En outre, afin de préserver l'intimité des habitants, le séjour et la terrasse sont invisibles de la route qui la surplombe.

Le plan du rez-de-chaussée de la maison.

La maison est située sur un terrain très en pente, près de la route d'accès au village.

A l'intérieur, la présence du bois est notable dans le séjour : plafond, bar, certaines parties de mur.
Sur la partie en ossature et bardage bois de la maison, la toiture végétale s'établit dans le prolongement visuel du talus, alors que les parties maçonnées sont protégées par une toiture en douglas.
Côté nord, un débord de toit de 80 cm protège de la pluie le bardage en douglas, ainsi que l'entrée de la maison.
Côté sud, le débord de toit de 1 m 50 permet au soleil de l'hiver d'entrer jusqu'au fond de la pièce commune, mais protège celle-ci des rayons brûlants de l'été.
Pour cette réalisation, Stéphane Goasmat a travaillé avec Jacques Anglade, ingénieur bois et Jacques Perraud, charpentier.

Côté nord, un débord de toit de 80 cm.
La rapidité d'exécution est l'un des gros avantages du bois. Sur ce chantier, nous avons pu faire la différence entre la partie maçonnée et la partie en bois. En outre, les charpentiers anticipent les différentes étapes de la construction. J'ai régulièrement pu constater la précision de la pensée et du geste lors de l'assemblage de maisons en bois.
La partie maçonnée possède une charpente et un toit douglas. La couverture est faite de longs bardeaux rainurés, maintenus par des liteaux.
Les bardeaux ne se déforment pas, ils guident la pluie dans la pente du toit et celui-ci est parfaitement étanche.
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