Une maison secondaire contemporaine en Lozère

Dans les Cévennes, à la frontière du Gard, cette maison en maçonnerie et bois a été réalisée par Stéphane Goasmat. A une altitude de 600 mètres sur le mont Lozère, elle s'adapte parfaitement à l'importante amplitude thermique de la région.

Visuel d'une maison secondaire contemporaine en Lozère

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Fiche technique

  • Lieu : Lozère
  • Surface maison : 189 m² (dont 130 m² habitables)
  • Surface terrain : N.C.
  • Année de construction : 2002
  • Bois utilisés : Ossature et bardage en douglas.

Rencontre avec l'architecte

Stéphane Goasmat

"Je retourne régulièrement observer  la manière dont mes réalisations se "comportent" avec le temps. Cela permet d'apprendre beaucoup.

En outre, j'ai pu voir qu'après deux ans, le bardage en douglas, protégé par les brise-soleil, conserve sa teinte d'origine."

Dans cette maison secondaire "intensive", quatre générations d'une même famille se retrouvent régulièrement.

Le plan de la maison

La résidence est constituée de trois bâtiments. Le premier, en maçonnerie, sur deux étages, accueille quatre chambres. Le deuxième, en ossature et bardage en douglas, de plain-pied, abrite la pièce commune de 50 m². Le troisième est réservé au garage.

Pour la construction de la maison, il a fallu prendre en compte la configuration particulière du terrain : un plateau de 27 m² de large sur 9 mètres de dénivelé. Dans cet esprit, la maison joue les oppositions entre le maçonné et le bois, c'est à dire entre le massif et le léger.

En outre, afin de préserver l'intimité des habitants, le séjour et la terrasse sont invisibles de la route qui la surplombe.

Visuel du plan du rez-de-chaussée de la maison

Le plan du rez-de-chaussée de la maison.

La maison en détail

Visuel de la maison sur son terrain en pente

La maison est située sur un terrain très en pente, près de la route d'accès au village.

Visuel de l'intérieur de la maison

A l'intérieur, la présence du bois est notable dans le séjour : plafond, bar, certaines parties de mur.

Sur la partie en ossature et bardage bois de la maison, la toiture végétale s'établit dans le prolongement visuel du talus, alors que les parties maçonnées sont protégées par une toiture en douglas.

Côté nord, un débord de toit de 80 cm protège de la pluie le bardage en douglas, ainsi que l'entrée de la maison.

Côté sud, le débord de toit de 1 m 50 permet au soleil de l'hiver d'entrer jusqu'au fond de la pièce commune, mais protège celle-ci des rayons brûlants de l'été.

Pour cette réalisation, Stéphane Goasmat a travaillé avec Jacques Anglade, ingénieur bois et Jacques Perraud, charpentier.

Visuel du débord de toit de la maison

Côté nord, un débord de toit de 80 cm.

Trois questions à l'architecte

Pour vous, quel est l'intérêt du bois dans la construction ?

La rapidité d'exécution est l'un des gros avantages du bois. Sur ce chantier, nous avons pu faire la différence entre la partie maçonnée et la partie en bois. En outre, les charpentiers anticipent les différentes étapes de la construction. J'ai régulièrement pu constater la précision de la pensée et du geste lors de l'assemblage de maisons en bois.

Une des particularités de cette maison ?

La partie maçonnée possède une charpente et un toit douglas. La couverture est faite de longs bardeaux rainurés, maintenus par des liteaux.

Les bardeaux ne se déforment pas, ils guident la pluie dans la pente du toit et celui-ci est parfaitement étanche.