Le bois dont on se chauffe

L'industrie du bois, ou l'art de réutiliser les restes

Menuiseries, ébénisteries, fabriques de tonneaux, et bien d'autres encore... Autant d'endroits où l'on travaille le bois, et, bien entendu, il y a des restes ! Pour éviter le gaspillage on recycle ces déchets soit dans l'industrie de la trituration (pâte à papier...) soit en tant que combustible. Il en existe plusieurs types.

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Écorces, plaquettes, sciures et copeaux

Ils sont utilisés principalement pour les chaufferies collectives, réseaux de chaleur, ou même sur place dans des séchoirs à bois ou chaudières automatiques.

Les sciures entrent aussi dans la composition du combustible bois, que l'on appelle "granulés".

Les granulés

Ces éléments, aussi nommés "pellets", ont fait leur apparition dans les années 70 aux Etats-Unis pour faire face à la flambée des prix due à la crise pétrolière. Ces petits cylindres, sont réalisés à partir de bois séché (ou de sciures) réduit en farine et comprimé à 100 bars. Ils sont normalisés (taille, taux d'humidité) et possèdent l'avantage de  dégager peu de gaz polluants.

En revanche, ils se révèlent plus onéreux que les autres types de combustibles bois (4 à 5,7 centimes d'euro le kWh, quand les plaquettes coûtent 1,9 centimes d'euro le kWh et les bûches entre 1,8 et 4). Ils sont recommandés pour les poêles et chaudières à granulés qui eux ont besoin d'une alimentation électrique.

Les briquettes reconstituées

Ces briquettes sont fabriquées sur le même principe que les granulés, et s'utilisent comme des bûches. L'hiver 2007, ce combustible coûtait entre 280 et 350 € la tonne, soit un prix équivalent à celui des pellets.