La maison bois bioclimatique : au centre du système solaire

La maison bois bioclimatique n’est pas née de la dernière pluie ! Mais il aura fallu attendre l’épuisement programmé des énergies fossiles pour qu’elle s’impose. L’or noir devrait donc enfin céder la place au roi soleil et autres énergies renouvelables et le bois faire feu de cette aubaine.

Noter cet article :

12345

Un matériau d'exception

Le bois est sans doute le meilleur matériau pour s'inscrire dans la démarche bioclimatique. En effet, c'est un matériau léger, naturellement isolant et respirant qui permet:

  • de construire au plus juste dans des formes naturelles,
  • de créer des espaces lumineux et agréables à vivre,
  • d'obtenir une hygrométrie régulée,
  • de créer une ventilation naturelle saisonnière,
  • de réaliser des économies d'énergie (de 30 à 50 %).

Une architecture lumineuse

L'architecture bioclimatique se caractérise par une distribution intelligente des volumes visant à tirer parti de la course du soleil. Elle dispose donc :

  • d'espaces de vie ouverts, orientées au sud,
  • d'espaces utiles fermés, faisant bloc au nord,
  • de pentes de toit orientées en fonction des vents dominants,
  • de forts débords de toiture, pour l'ombre et la ventilation d'été,
  • de toitures végétalisées isolantes, été comme hiver,
  • de surfaces vitrées pour les apports solaires passifs directs,
  • de murs capteurs pour le stockage des apports solaires diurnes et la fraîcheur nocturne.

Des équipements vertueux

  • le solaire actif,
  • la géothermie,
  • l'isolation renforcée,
  • le bois-énergie,
  • la récupération des eaux de pluie…

La maison bioclimatique est donc une construction qui de par sa conception, sa construction, et ses équipements favorise les apports énergétiques naturels et se révèle agréable à vivre en toute saison.

Romuald Marlin Architecte

Qu'est-ce qu'une maison bioclimatique ?

Le but de la maison bioclimatique, c'est d'apporter le maximum de cohérence en un minimum de coûts, d'apporter le maximum de confort sans recourir aux artifices techniques. C'est une approche sensible au site, une attitude passive avant d'être une attitude active, c'est à dire que l'architecture doit précéder l'équipement, être connectée à l'environnement comme le ferait un animal qui se cale au talus pour avoir chaud !

Quelles techniques constructives utilisez-vous ?

J'utilise une technique mixte. Le poteau-poutre est bien pour s'ouvrir au sud et l'ossature bois pour s'isoler au nord. Rappelons que le bois est le seul matériau de construction mondial capable de présenter un bilan carbone positif

Comment êtes-vous venu à l'architecture bioclimatique ?

J'ai toujours eu envie de faire partager la qualité de vie, c'est un bonheur que d'être minimaliste, d'avoir une relation juste avec les éléments.

La justesse de l'architecture n'a rien de nouveau. L'architecture vernaculaire a démontré que l'on pouvait vivre à + ou - 40 °C dans la yourte mongole ou l'igloo. Mais 95% des promoteurs ont une vue réduite de l'économie de projet. Ils ne regardent que l'investissement et non le budget global, avec 4 radiateurs, ils pensent installer un chauffage alors que l'on sait que les énergies grises seront bientôt épuisées.

Le vrai changement existera lorsque le matériau sera taxé à sa vraie valeur sur tout son cycle de vie, on paiera alors la globalité du matériau neuf, ce sera la vraie démocratie…