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Pose d'un plancher en panneaux de particules 39927 12 J'aime

 
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 Page "En pratique" de ce même site.

Fiche étape par étape : pose d'un plancher en panneaux de particules

Je souhaite apporter quelques précision, voire rectifications que je pense d'importance.
En effet, en ce qui concerne le calcul des solives, le résultat est discutable, car tel qu'il est présenté, il donne des écartements entre solives et non des entraxes.
Hors, dans le cas présent, c'est-à-dire en employant un panneau de particules 19 mm et pour une charge réglementaire uniformément répartie e 150 kg/m2, l'entraxe et je dis bien entraxe des solives ne doit pas dépasser 50 cm et je vous fais grâce des 7 à 8 kg de charges permanentes que représente le revêtement de sol stratifié.
De plus, ce cas n'est valable que dans la mesure il s'agit d'un panneau répondant à la norme NF EN 312 P5 ou présentant un label CTBH.
Et la je mets en garde tous les lecteurs sur la non conformité en structure, des panneaux d'appellation "milieu humide".
Par ailleurs, je rappelle que les petites rives des panneaux, qui sont posés perpendiculairement aux solives, doivent obligatoirement être supportées.
Donc pour faire le calcul de répartition, il convient avant tout de connaître la longueur utile de la dalle, c'est-à-dire la longueur visible après pose, en réalité, la longueur totale moins la languette.
Attention, parce que dans les dalles de panneaux de particules, la longueur "commerciale" est le plus souvent la longueur totale.
Par exemple, mais ce n'est qu'un exemple, si vous achetez un panneau de 2050 x 925, le format utile est de 2043 x 918 (en tenant compte d'une languette de 7 mm, ce qui est courant mais pas obligatoire, tout dépend des fabricants)
Cette dernière disposition devrait changer puisque le nouveau DTU 51-3 Plancher, précise que les formats pris en compte doivent être les formats utiles.
Dans le cas présent, si on reprend les mêmes hypothèses, 2043 / 5 = 409 mm devra être l'entraxe des solives.
Donc, 13 solives seront nécessaires.
On peut également proposer un CTBH 22 mm avec des entraxes à 511 mm soit 11 solives.
Pour les mêmes résultats on peut proposer des OSB qui sont présentés le plus souvent à la longueur utile de 2500 mm, ce qui, dans le cas présent est un avantage avec une pièce de 4740 mm.
OSB 3 en 18 mm ou OSB 4 en 16 mm = deux dalles en longueur sur 11 solives.

Mise en place des solives.
Il est bien recommandé de disposer un morceau de feutre bitumé sous les plaquettes de bois.
Certes, bon réflexe, mais : Il est prévu de poser un revêtement de sol sur les panneaux.
Il convient donc de savoir quelle est la nature de ce revêtement de sol pour savoir s'il est ou non pare-vapeur, comme par exemple le revêtement de sol stratifié prévu sue ce chantier.
En effet, l'humidité qui remonte du sol ou celle qui vient des pièces en-dessous quand il y en a, comme cuisine, salle de bains etc. passait librement à travers le plancher bois.
Mais si vous "fermez" la surface, cette humidité va être piégée dans le bois de solives et dans les panneaux et occasionner leur vieillissement accéléré.
Dans un cas semblable, le pourrissement et la ruine des matériaux peuvent intervenir très vite, deux ou trois ans, dans des cas extrêmes moins d'un an.
En rénovation, c'est aspect de la vision et du fonctionnement global du chantier est très important.
Très souvent, ces travaux sont réalisés par des particuliers qui exécutent les travaux petit à petit et qui de fait, on tendance à régler les problèmes au coup par coup et à chaque étape, ils découvrent une nouvelle galère parce qu'à l'étape précédente ils n'avaient pas pris en compte la globalité.

Pose des panneaux :
Je reprends la phrase : <<<   Astuce : Les panneaux étant rainurés, il n'est pas nécessaire que les jonctions entre deux panneaux se trouvent à cheval sur une solive. >>>

Cela est totalement faux, c'est une idée reçue, comme exposé plus haut, dans tous les cas, les petites rives doivent êtres supportées.
Cette disposition existait déjà dans le DTU 51-3 plancher avant sa révision, dans lequel il était déjà conseillé de disposer les supports en fonction de la longueur des dalles, justement pour que les rives reposent.
Les deux rives longues, par définition, ne sont pas supportées en continu par les solives, donc si une rive transversale ne l'est pas non plus, on obtient un assemblage en H majuscule au milieu duquel la résistance est 25% plus faible.
Je vous laisse imaginer les effets d'un pied de bibliothèque ou d'armoire à cet endroit.
Le collage des assemblages n'est pas obligatoire, mais fortement conseillé, car dans la plus part des cas le devenir du plancher n'est pas connu.
Hors dans le cas d'un revêtement de sol plastique par exemple, le collage des assemblages est obligatoire et ne pas le faire interdira certain revêtement à posteriori.

Pour terminer, la fixation : La fixation doit se faire par pointes ou par vis.
Dans le cas d'une fixation par pointes, celle-ci doit être renforcée par des vis aux quatre angles et à mi-longueur du panneau.
Dans tous les cas, les fixations sont disposées tous les 150mm aux appuis et 300 mm en partie courante.
La longueur des fixations doit être au moins égale à 2,5 fois l'épaisseur du panneau pour les vis et 3,5 pour les pointes.

Désolé d'avoir été si long mais il me semblait important de délivrer au lecteur une information de qualité.

Boisnautement votre.

 
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Cher "Boisnaute" ;)

Plusieurs de vos remarques sont pertinentes. L'article en question a donc été modifié pour en tenir compte.

Merci pour votre contribution.

Le Webmaster bois.com

 
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Bonjour et merci de vos rectifications.
Juste trois remarques

Astuce : Même si les panneaux sont rainurés, il est nécessaire que les jonctions entre deux panneaux reposent sur une solive (DTU 31.2).
Non, il s'agit du 51-3.

Exemple
  • Soit la largeur de la pièce (L) = 474 cm
  • 474 ÷ 45 = 10,5, arrondi à 11 solives (N)

En calculant de la sorte (ce qui n'est pas faux), vous obtenez un nombre d'entraxes.
Donc ici 11 entraxes, ce qui fait 12 solives
Imaginons qu'une solive fasse 6 cm de large, nous obtenons :
11 x 42.5 cm = 467.5 cm + 6 cm = 473.5 cm

De plus, vous n'avez pas tenu compte de ma remarque concernant la longueur des panneaux.
En fait, il faut un double raisonnement, l'entaxe maximum admissible du panneau et l'entraxe qui s'en approche en fonction de sa longueur utile.
Dans le cas présent il faudra bien 13 solives à entraxe de 409 mm

Il vous faudra changer le budget de 'l'accueil"
D'autre part, 20m² de pièce n'est pas égal à 20m² de panneaux.
Ici, on peut penser qu la pièce mesure environ 420 - 450 cm donc 5 travées
Donc il faudra au total 12 panneaux au format de 2050 x 925 soit 22.75 m²

Boisnautement votre
 
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 Bonjour,
Je fais suite et complète mon commentaire du 20 février.

Dans l'exemple, il n'a pas été tenu compte de la migration d'humidité, qu'elle vienne du sol ou d'une pièce située en dessous.
C'est un problème récurant que l'on retrouve dans bon nombre de pathologies et le plus souvent en rénovation.
Ceci est clairement expliqué dans le second paragraphe de mes premières remarques.

Nous sommes ici dans un cas typique dans lequel le doute est permis quant aux remontées d'humidité du sol.
Le parquet en place précédemment laissait librement passer cette humidité dans la pièce, humidité qui était évacuée avec la vapeur d'eau, soit par ventilation soit par le plafond et les combles.
Par contre, dans le montage proposé, nous avons une certitude, la nature même du revêtement de sol et de sa sous-couche va "fermer" la surface du plancher.
L'humidité sera donc piégée dans les solives qui, elles, peuvent être traitées, mais surtout dans le panneau de particules qui va "jouer le rôle d'éponge".

Dans ce cas précis, il est impératif :
- De placer un feutre bitumé sous les cales des solives.
- D'utiliser de bois traités classe 3.
Je rappelle au passage la définition de la classe de risques biologiques 3 :
Classe biologique d’emploi 3 : le produit n'est ni abrité, ni en contact avec le sol. Il est soit continuellement exposé aux intempéries, soit à l'abri des intempéries mais soumis à une humidification fréquente.

- Si la sous-face des panneaux ne peut pas être ventilée, placer un pare-vapeur, sur les solives, directement sous le panneau.
- D'utiliser un panneau milieu humide, classe de risque 2, répondant aux critères de la norme NF EN 312 P5 ou ayant une certification CTBH.

Conseil :
D'une manière générale, lorsqu'il y a un doute quelconque, humidité, type de revêtement de sol futur, il convient d'utiliser un panneau milieu humide tel que définition ci-dessus et de coller les assemblages.

Rappel réglementaire :

Au passage, je rappelle que tous les panneaux à base de bois utilisés pour la construction doivent être conformes à la norme NF EN 13986 "Panneaux à base de bois destinés à la construction" (marquage CE)

Les valeurs à prendre en compte pour les calculs sont données dans la norme NF EN 12369-1 – Valeurs caractéristiques pour la conception des structures – OSB, Panneaux de particules et panneaux de fibres,
et NF EN 12369 –2 pour les contreplaqués.

Pour une charge d'exploitation uniformément répartie de 150 kg/m², une flèche admissible de 1/400e, l'entraxe maximum admissible des supports est de :

Pour un OSB 2 en milieu sec ou OSB 3 en milieu humide, 45 cm pour une épaisseur de15 mm, 49 cm pour du 16 mm, 56 cm pour du 18 mm, 68 pour du 22 mm et 70 cm pour du 25 mm.

Pour un OSB 4 en milieu humide, 50 cm pour une épaisseur de15 mm, 56 cm pour du 16 mm, 62 cm pour du 18 mm, 75 pour du 22 mm ou 25 mm.

Pour un Panneau de particules milieu humide, 312 P5 ou CTBH, 50 cm pour une épaisseur de 19 mm, 55 cm pour du 22 mm, 62 cm pour du 25 mm.

Pour un Panneau de particules milieu sec, 312 P4 ou CTBS, 46 cm pour une épaisseur de 19 mm, 50 cm pour du 22 mm, 60 cm pour du 25 mm.

Ces valeurs sont calculées à partir des valeurs caractéristiques de flexion (module et contrainte) et de cisaillement de la norme NF EN 12369-1 et sont donc valables quelque soit le fabricant du panneau.

Les fabricants peuvent proposer des panneaux offrant des caractéristiques supérieures à la norme, donc avec un niveau de performance supérieure.

Dans ce cas, les panneaux proposés doivent faire l'objet d'une évaluation ou d'une certification par un organisme agréé.

 

Je suis à la disposition de quiconque souhaite des compléments d'information.

Boisnautement votre.

 
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Bonjour,

Je voulais dire simplement ceci:
 Il me semble mais je peux me tromper que le terme "lambourdes" serait dans ce cas plus approprié mais bon....
Je suis entièrement d'accord sur le fait "que les petits cotés des dalles DOIVENT OBLIGATOIREMENT être supportés en continu par une lambourde ou une solive et ce par moitié.
Sur le dessin en PDF, AUCUNS n'est soutenu mis à part ceux contre le mur ce qui peut induire en erreur.
Ne pas confondre "espacement et entraxe".
Toute pose de solives ou de lambourdes doit faire l'objet d'un calepinage pour que suivant les dimensions des dalles utilisées, celles-ci soient posées à coupe de pierre et aient leurs petits cotés soutenus.
 
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Cher ami du bois, Lorrain,

Je vous accorde le terme "Lamboude" pour le cas présent, mais il ne vous aura sans doute pas échappé, que mes réponses sont dirigées vers un plan plus général que le cas proposé dans l'article.

C'est la raison pour laquelle j'emploie plus volontiers le terme de "solive", plus général.

En tout cas, merci de votre attention et de votre intéret.

Boisnautement votre.

 
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Bonjour
Je souhaite réaliser un plancher bois dans mon grenier.
Les fermettes ont un entraxe de 60 cm donc les solives aussi.
D'après vos calculs, un panneau aglo humide 22 mm doit reposer
sur un support avec des entraxes de 55 cm maxi.
Je suis donc dans l'obligation de réaliser un contre-solivage
en lambourde perpendiculairement aux solives pour réaliser
un support avec entraxe < 55 cm.
Le DTU 51.3 dit qu'il faut pour cela utiliser des lambourdes de 52x80,
mais on ne trouve pas de tel chevron dans le commerce ???
Que dois-je faire ?

Salutations

 
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Bonjour Laurent,

Avant tout, quelques précisions :
Comme vous l'écrivez, ce ne sont pas MES calculs qui donnent les résultats exposés.

Les valeurs qui sont prescrites dans les règles professionnelles d'utilisation des panneaux en structure, auxquelles renvoie le nouveau DTU 51-3, ont été déterminées à la suite d'une campagne d'essais effectués au CTBA, a la demande de l'union des fabricants de panneaux pour actualiser les prescriptions en fonction des nouveaux panneaux, du nouveau classement des panneaux de particules et des normes européennes.
Il à été convenu des épaisseurs minimums à mettre en œuvre en fonction des charges et des entraxes de supports.
Une méthode de calcul a été déterminée, méthode qui est la même pour toute la profession afin que pour un même type de panneau, quelque soit le fabricant, la proposition soit identique, ce qui n'était pas vrai jusqu'alors.
Tout cela bien sur avec l'aval des contrôleurs techniques qui ont approuvé la méthode.

Voilà, je vous ai fais entrer dans les coulisses de la réglementation, mais cela me semblait utile pour l'information générale.

Par ailleurs, la première chose à vérifier, c'est la capacité des entraits (les pièces de bois horizontales) de fermettes à recevoir un plancher.
Je dois vous mettre en garde sur les combles "vendus" comme étant "aménageables".
Mis à part les constructions dans lesquelles l'aménagement des combles est prévu et exécuté en même temps que la maison, on constate très souvent une insuffisance de section des entraits de fermettes, pour raisons d'économies.
Le plus souvent les entreprises sérieuses d'aménagement de combles sont contraintes de repasser des poutres intermédiaires de renfort.
Evidemment, lorsque le travail est exécuté par le particulier, cette notion lui échappe et il est constaté quelques années plus tard, des fissurations des écrasements de têtes de cloisons, des portes de communications qui ferment mal et des fléchissements du plafond.

Dans votre cas on va estimer que tout cela est vérifié.
Alors, la réponse est OUI, le mieux est de refaire une distribution de solives perpendiculairement aux fermettes et avec des entraxes réguliers et plus faibles.
La section des solives que vous avez lu dans le DTU 51-3 est bien notée comme étant une correspondance généralement admise entre l'épaisseur minimale des lambourdes et la distance entre supports (ici 60 cm).
De plus il ne vous aura pas échappé que l'exemple est donné pour un bois feuillu dur.
Je comprends que vous n'ayez pas trouvé cette section dans le commerce, car généralement, le menuisier les débite et rabote lui-même.
Dans votre cas, utilisez un traditionnel 6 x 8 en résineux et tout ira bien. (calcul effectué sur une base d'une charge totale de 166 kg/m² dont 35% de charges permanentes)
Pour déterminer les entraxes de solives, relisez bien la méthode décrite plus haut, après avoir déterminé le modèle de panneaux que vous voulez employer.

Une dernière chose, vérifiez bien la présence ou non d'un pare-vapeur immédiatement sur la plaque de plâtre du plafond des pièces en-dessous, car cela conditionnera le type de revêtement de sol que vous pourrez ou non poser sur votre plancher.

Il ne me reste qu'à vous souhaitez bon courage.

Boisnautement votre.

 
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Bonjour
Merci pour votre réponse qui m'éclaire énormément.
Ce genre de calcul m'intéresse car je suis curieux de nature.
Peut-on trouver des abaques et autres détails des calculs dans le memotech bois ou un autre ouvrage ?
Pour info, les entraits de ma maison font 35x250 et reposent sur 3 appuis avec
entre deux appuis, 4m70 d'un coté et  3m50 de l'autre, de portée.L'appui du milieu est
une poutrelle béton sur poteaux bétons.

Merci pour les infos.

Salutations
 
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Bonjour,

Pour les abaques, je vous le déconseille, car elles sont piégeuses pour n'indiquer dans la plus part des cas des charges globales sans dissocier les charges permanentes et temporaires.
Par exemple, dans votre cas la charge totale est estimée à 220 kg/m² dont 100 kg de charges permanentes, ce qui représente plus de 45%.
Dans les abaques on compte le plus souvent 25% seulement.

En ce qui vous concerne je décompose de la façon suivante :
Plancher d'habitation = 150kg/m² dont 20% permanentes = 30 + Cloisons 20 + Plancher 16 + lambourdes 10 + revêt sol 8 + plafond 13 + isolant 3 = 100 Kg de charges permanentes et 120 kg de temporaires que sont les 80% d'exploitation.

Si j'ai bien compris, la portée totale de votre fermette est 8m20 avec un support intermédiaire à 3m50.
Ce n'est pas la même chose que des portées indépendantes sur deux appuis.
Malheureusement pour vous le résultat est insuffisant et donne une flèche de 1/276ème alors qu'il faudrait s'approcher de 1/400.
Pour être correcte, la section aurait du être 38 x 275.

Conclusion : S'il s'agit d'entreposer quelques vieilleries ou cartons pas trop lourds, vous pouvez y aller, par contre si vous devez aménager avec cloisons, mobilier etc. je vous le déconseille fortement.

Si vous le souhaitez, vous pouvez acquérir pour quelques Euros le petit fascicule : Initiation à la charpente, édité conjointement par la CAPEB et le CTBA.

Bibliothèque du CTBA 01 40 19 49 19

Boisnautement votre.

 
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Bonjour
Après analyse de votre mail, je suis quelque peu inquiet mais je me suis rendu compte que je n'ai pas été assez précis quant à la géométrie des fermettes.
En effet, la charpente est une charpente constituée de fermettes américaines (industrielles) d'entraxe 60 cm sur la longueur de la maison soit 20m. Cette fermette m'a été vendue "aménageable".
Les entraies des fermettes sont en appui sur des murs porteurs
avec entre chaque mur porteur comme je le disait précédemment, 4m70 et 3m50 de portée (dans le vide).
Les entraies font au total 9m20 et elles s'appuient sur des chevrons de 50mm d'épais et 100 mm de large aux niveau des trois points d'appui sur toute la longueur de la maison.
Ces entraits supportent en fait toute la toiture(film sous toiture, liteaux, tuile mécanique, renforts...)
Les entraits sont rattachés aux arbas et aux jambes de ferme. Ces dernières sont symétriques et distantes de 6 m.
Donc le plancher que je veux réaliser ne sera que sur ces 6 m.
Ca doit changer le calcul je suppose ?
Est-ce réellement aménageable ?

 
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Bonjour,

J'espère que vous ne me ressortirez pas un lapin de votre chapeau après chacune de mes réponses !!!
Ayez conscience que ce type de réponse particulière et sur mesure n'existe que dans des bureaux d'études charpente.

Cela étant, bien sur la nouvelle donne améliore singulièrement le résultat.
Je résume : Une portée totale de 8m20 avec un appui supplémentaire à 3m50.
Un plancher sur une largeur de 6m dans l'axe du faîtage.
Les charges sont bien sur les mêmes que précédemment.
Dans ce cas, la flèche relative côté des 4m70 est de 1/ 317 au lieu des 1/275 soit 1,5 cm sous charges, pas tout à fait au milieu puisqu'il y a un décalage de l'appui intermédiaire.
Ce qui veut dire que vous pouvez effectuer vos aménagements, mais en essayant d'économiser sur les charges car sur le côté des 4m70 vous constaterez plus de souplesse, 1/317 n'est pas 1/400 !
Faites plutôt les aménagements les plus lourds côté des 3m50 et au niveau de l'appui intermédiaire.

Boisnautement votre.

 
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Merci Monsieur le professeur
Me voici rassuré
Comment faites vous pour réaliser ces calculs?
Un petit fichier excel qui va bien ?
Un programme en VB fait maison ou un logiciel professionnel plus complet ?
Je suis moi même dans le calcul, je travail dans la connectique aéronautique, c'est autre
domaine mais je suis curieux et en plus le calcul c'est mon dada.
Sur vos conseils, je vais acheter "initiation à la charpente", et que pensez vous du memotech
bois.
Et " Concevoir et construire un plancher en bois" de Matana 
le connaissez-vous ?
Et cette fois-ci pas de lapin de mon chapeau mais une question,
connaissez-vous les limites admissible en compression des bois de charpente ?

Salutations



 
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Bonjour Laurent,

Merci pour le "professeur", mais ce n'est pas le cas, je ne suis pas un 'théoricien" mais un technicien de terrain qui à roulé sa bosse dans les copeaux, en a vu de toutes les couleurs sur les chantiers, fais face à combien d'architectes et chefs de chantiers ou d'entreprises convaincus de détenir la panacée universelle en étant dans l'erreur.
Même s'il m'est arrivé de compléter la théorie de quelques élèves ingénieurs du bois en leur apportant un peu de pratique, (il y a souvent un monde entre les deux) je ne suis pas un grand calculateur.
Je possède quelques logiciels de calculs élaborés à l'époque par le CTBA et que je mets à jour au fur et mesure de l'évolution de la réglementation.
L'expérience étant là, je suis toujours consulté pour l'évolution, la mise à jour et la rédaction de normes, DTU et règles professionnelles et c'est la raison pour laquelle je suis bien au courant de leur actualité.
Voilà, vous savez tout, mais rien d'exceptionnel.
Pour répondre à votre question sur la compression des bois de charpente, les règles CB 71 toujours en vigueur dans l'attente de la mise en application de l'Eurocode 5 (encore qqes années) donnent : En classe moyenne C22 pour du résineux à 15% en contrainte admissible coef. 3, - 95 daN/cm² en compression axiale et 20 en transversale, il faut ensuite appliquer un coef en fonction de l'humidité des bois, par exemple 0.8 pour 20% d'humidité.

Quant aux publications de Michel Matana, je ne porte pas de jugement car je ne m'y suis pas intéressé, mais elles vont du bois au béton, de l'électricité au plafond, de l'enduit aux plans de maisons alors ………….

Boisnautement votre.

 
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Bonjour Boisnaute et autres,

J'ai une remarque à apporter non pas sur le fond de vos remarques qui sont justifiées, mais je pense que cette rubrique est destinée au particulier qui souhaite réaliser ces travaux soi-même. Si l'on prend en compte toutes vos remarques et explications, l'amateur moyen sera vite découragé.
Je suis conscient que l'info fournie doit être la bonne, mais dans ce domaine, avouez que même certains professionnels ne savent pas la moitié de ce que vous venez de décrire, et je sais de quoi je parle, j'ai constaté cela sur plusieurs chantiers malheureusement.
Ce n'est pas une raison pour faire pareil, j'en convient et je me réjouit de vos remarques éclairées.

Au plaisir de vous relire sur ce forum.
Albert.

 
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Bonjour Albert,
Boisnaute ne fait que dire ce qui est réglementaire, si des artisans ne respectent pas la règle ce n'est pas une raison comme vous dites de faire pareil. Un particulier a le droit de savoir la réglementation et à charge pour lui de l'appliquer ou non.
Que l'on ne vienne pas se plaindre aprés si des craquements ou flêchissements surviennent si la pose des dalles n'est pas faite dans les règles. Chacun aura été averti.
Ne faisons pas le procés des uns et des autres.
N'ayant pas l'aisance de l'écriture comme Boisnaute, je me garderai bien de palabrer.
Cordialement
 
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Bonjour Albert,

Merci de votre réaction et bien d'accord avec vous.
Cela étant, loin de moi, l'idée de décourager l'amateur, au contraire, je pense que c'est l'échec qui décourage les bonnes volontés.
Je suis convaincu que Laurent n'est pas découragé, mais au contraire satisfait de partir sur de bonnes bases.
Comme vous j'en ai vu de belles sur les chantiers, il m'est même arrivé d'être "invité" comme expert pour défendre les intérêts de chefs d'entreprises impliqués dans des affaires en garanties et qui en fait n'avaient pas respecté les règles.
Vous comprendrez sans doute dans quelles positions je me trouvais alors.
Je me souviens, en particulier, d'un menuisier de Touraine, qui, par l'intermédiaire de son négocient, m'avait demandé en conseil.
Triple erreur, les petits côtés non supportés, des entraxes irréguliers et de 60cm et plus et un panneau de particules milieu sec sur toute la surface des combles, donc et y compris au-dessus de la cuisine, salle de bain et garage, après trois ou quatre ans, je ne me souviens plus, vous imaginez la souplesse au niveau des assemblages entre fermettes.
Quand je lui ai expliqué qu'il n'avait pas respecté les règles, il est tombé des nues en me disant que depuis vingt ans il faisait comme ça, mais ce jour la, malheureusement pour lui, il était appelé en garantie.

Alors, si d'une manière au d'une autre, je peux modestement contribuer à aider les gens de bonne volonté à bien réaliser leurs envies pour les particuliers ou leur chantier pour les professionnels, je serais satisfais.
Le bricolage prend une place de plus en plus importante dans notre vie, les grandes surfaces se multiplient, les publications également, offrant aux profanes la possibilité de s'identifier aux professionnels et d'entamer des travaux importants et dans lesquels, souvent, il y a une part de sécurité non négligeable, alors puisqu'on ne peut pas l'éviter, dans la mesure du possible, il vaut mieux l'accompagner.
C'est en tous cas ma conviction profonde, cela étant, je n'ai pas la prétention de détenir la vérité à moi tout seul.

Vos remarques (à tous) sont les bien venues.

Boisnautement votre.

 
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Cher Laurent et Boisnaute,

Loin de moi l'idée de palabrer, c'était juste une remarque sur le nombre des remarques et des points à prendre en compte, je ne souhaite pas que les bricolos se décourragent avant d'entamer les travaux, mais je crois que tout a été dit, il faut bien sûr avoir un maximum d'infos et c'est ce qui a été fait dans ce post.
Merci à vous.

Bon bricolage à tous,
Albert.
 
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Messieurs
Eh bien ça y est, je me suis lancé pour réliser mon plancher bois de grenier dans un premier temps puis en combles aménageables par la suite.
J'ai attaqué la première étape qui consiste à poser les lambourdes sur les solives.
Après lecture du DTU 51-3, lecture des messages de boisnaute et lecture de la fiche technique
de kronofrance sur leurs panneau kronoply osb3, j'ai tous les éléments en main
pour réaliser cet ouvrage en respectant "les règles de l'art".
1)Lambourdes réalisées avec chevrons 60x80 de chez point P. En passant, seul point P a de telles dimensions, leroy, brico depot et marché s'arrêtent à 53x75 ?? 60x80 ne semblent pas très courant en grande surface.
2)Entraxe des lambourdes 40 cm avec jonctions décalées sur solives.
Le reste va suivre

Salutations


 
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Bonjour Laurent,

Attention, si vous avez bien tout lu, en OSB 3 de Krono (chez point P) vous n'avez qu'une seule possibilité, la dalle de 2000 x 900 en 16 mm.
Et je vous confirme que l'entraxe de 40 cm convient dans votre cas. (j'ai effectué le calcul)
Je me dois simplement de vous signaler que dans ce cas la charge maximum concentrée (pied d'armoire de bibliothèque etc) est de 175 kg au lieu des 200 kg requis, mais n'ayez pas d'inquiétude pour cela.
Dernière information importante pour tous les lecteurs :
Les fiches techniques ou abaques que vous trouvez dans les documents, qu'elles soient offertes par des industriels ou qu'elles figurent dans telle ou telle publication, ne prennent en compte systématiquement que 20% de charges permanentes.
Par exemple si vous prenez la colonne 200 kg/m², le calcul n'inclus que 40 kg de charges permanentes.

Et vous, Laurent vos charges permanentes représentent 33 % et ont donc nécessité un calcul de vérification.

En tous cas bravo et bon courage pour votre chantier.

Un petit conseil supplémentaire, demandez à Point P des bandes de Phaltex pour poser sur vos solives avant les dalles d'OSB, cela isolera votre plancher des bruits d'impacts et vous me direz merci pour le confort supplémentaire.

Boisnautement votre 

 
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Bonjour
Les bands phaltex sont à poser entre les solives et les lambourdes ou
entre les lambourdes et les panneaux ??

Salutations
 
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Bonjour,

Sur les lambourdes, entre lambourdes et panneaux.
Boinautement votre.
 
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Boisnaute
Toujours concernant la bande phaltex,
la dispo chez point P se limite à une seule largeur : 50 mm,
Que pensez vous d'associer deux bandes de 50 mm sur chaque lambourde de 80 mm pour recevoir les panneaux OSB ??
D'ailleurs comment fixez-vous ces bandes sur les lambourdes avant pose des panneaux ?

Salutations

 
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Bonjour Laurent,

Il n'est pas nécessaire de doubler la bande Phaltex, la largeur de 50 mm qui d'ailleurs est prévue à cet effet, suffit.
Vous la maintenez en place par une paire d'agrafes ou de pointes, la fixation de panneaux fera le reste.
Boisnautement votre.

 
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J'ai fait l'acquisition de cet ouvrage : à mon avis ça ne vaut rien ! aucune indication de calcul de charges, des schémas d'avant guerre ... bref heureusement c'est pas cher !
 
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Bonjour à tous,

Rict. Je ne sais pas de quel ouvrage vous parlez en particulier, mais ce genre de fascicule est destiné au grand public et il est évident qu'il ne peut être complet, surtout du point de vue calculs.
En fait, dans le grand public, beaucoup et de plus en plus de gens s'intéressent à la technique pour effectuer des travaux eux-même, à la fois par soucis d'économie mais également parce que lorsqu'on a réalisé soi-même un travail on en tire une certaine fierté et c'est bien naturel.
Cela étant, très peu sont en mesure d'effectuer les calculs de charge, pas toujours appréhendés correctement de la part de professionnels.
S'il ne s'agissait que de respecter des formules ou d'appliquer des abaques, cela serait trop simple.
Combien d'entreprises se sont faites piéger sur des histoires de pourcentage de charges permanentes ou sur le type de charge à prendre en compte en selon que l'on calcule une poutre porteuse, une solive ou un panneau et je ne parle pas des singularités comme le chevêtre par exemple.
Si vous avez quelques doutes qu ce soit, n'hésitez pas à faire appel à quelqu'un de compétent, n'improvisez pas, vous aurez toutes les chances de "mettre à côté".
Je pense bénéficier d'une bonne expérience, mais je ne réponds jamais sans vérification, car ma devise est la suivante :  "Mon on sait, plus on affirme", et croyez moi je l'ai vérifié des centaines de fois avec le traditionnel "mais oui, ça passe" que l'on entend trop souvent sur les chantiers.

Boisnautement votre.

 
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Bonjour à tous
pourriez vous faire un bref rappel des définitions des différents charges, charges permanentes, charges ponctuelles, charges temporaires, charges d'exploitation...j'avoue que ce n'est pas bien clair dans mon esprit.
D'autre part, toujours concernant les charges, dans la notice kronoply ils font des calculs d'entraxes fonctions des charges 150 ->500 kg/m². Si j'ai bien compris vos explication quand ils écrivent charges permanentes 20% cela veut dire 30 pou 150-> 100 pour 500 ? Donc la différence est l'exploitation ?C'est à dire 120 -> 400 ?

D'autre part, vous parlez et kronofrance parlent de fluage, des coefficients tels que 1+kdef,  kmod sont mentionnés ? Comment ces coefficients peuvent-ils s'intégrer dans une des formules bien connue des poutres en flexion sur deux appuis libres f=5pL^4/(384EI) par exemple.

Concernant votre message précédent, il est sur que je serais encore plus fier de ma réalisation quand je pourrais dire "j'ai respecter les règles de l'art, les documents en vigueur, les bases de calculs ..." alors que bon nombre de "pro" ne le font pas. Mais comment se fait-il que les pros ne soit pas forcément au courant des règles en vigueur ?Le prix, le temps ??
Pour l'anegdote, le DTU est mon livre de chevet, je prends mon petit dej avec le memotech et ce n'est pas fini...

Salutations

 
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Rebonjour
J'ai une petite question pour Boisnaute,
toujours pour mon histoire de plancher, les jonctions
de mes lambourdes doivent se trouver sur les solives.
Les solives ne faisant que 35 mm de large, en comptant mes  incertitudes sur les longueurs de coupe des lambourdes , ça ne fait pas bien lourd pour aller clouer  chaque lambourde à qq mm du bord et dans 1.75 mm maxi de solive.
Que me conseillez-vous de faire pour gagner qq mm et éviter que le bois fende au bord ou de clouer à coté.

J'avais pensé clouer des morceaux de chevrons 50x75 au niveau des jonctions (ainsi qu'au droit des murs) de chaque coté des solives pour élargir la surface de jonction entre solive et lambourde et ainsi pourvoir clouer sans peine dans ces deux morceaux de bois de  50 mm de large non plus dans les solives

Qu'en pensez-vous ?

Salutations
 
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Bonjour, Laurent, j'avais oublié !

La charpente, c'est un métier, ne pensez pas un seul instant que je vais vous transmettre trente ans de savoir en quelques lignes, ou bien alors, il vous faut achetez "Système D" !!!
En ce qui concerne les charges :
On distingue les charges d'exploitation des bâtiments (c'est le fonctionnement normal) et les charges additionnelles.
Dans les charges d'exploitation, il y a les charges permanentes qui représentent par exemple le mobilier et les charges temporaires qui représentent la circulation des personnes.
Traditionnellement, les charges temporaires d'exploitations sont forfaitairement
estimées à 20 %.
Sauf pour certaines utilisations comme le stockage par exemple.
Prenons l'exemple d'une maison d'habitation : Exploitation = 150 kg/m²
Charges permanentes pour le plancher : 20% de 150 = 30 + un revêtement de sol 8 kg = 38 kg/m²
Charge temporaire = 120 Kg/m².
La charge totale est donc 158 kg/m² dont 25% de permanentes.

Pour une solive il faut ajouter le panneau = 13 – 15 kg en fonction de l'épaisseur et les cloisons s'il y en a, éventuellement 20 kg/m² pour du léger, soit  au total 193 Kg/m² dont 38 % de permanentes.

Pour une poutre, il faut ajouter la solive, + 9 kg/m² soit total 202 Kg/m² dont 41% de charges permanentes.

Au passage, j'en profite pour préciser que les cloisons ne se montent pas sur la dalle de plancher mais sur leurs supports.
En effet, dans le cas d'une cloison perpendiculaire aux solives, pas de problème, mais dans l'autre sens ? Vous ne pouvez pas imposer une charge concentrée permanente à un panneau sous peine d'une déformation localisée.
Donc la cloison est posée soit sur une solive soit entre deux, sur des étrésillons placés entre les solives à distance régulière.

Le fluage exprimé par kdef est un coefficient qui s'applique aux charges permanentes et qui influe sur la flèche, pour tenir compte de la déformation dans le temps.

Le kmod est un coefficient qui est variable en fonction de la durée de charge et de la classe de service.

Par ailleurs, un plancher n'est pas sur deux appuis libres mais sur appuis multiples et fixé.
Pour le calculer on vérifie cinq critères : La flèche relative sur trois appuis, la flèche absolue sur deux appuis, la contrainte de flexion, la contrainte de cisaillement et la flèche sous charge concentrée de 200 kg.
Les valeurs de contrainte admissibles sont celles de la norme NF EN 12369-1
Attention, les valeurs indiquées sur les documents commerciaux sont des valeurs de laboratoire obtenues sur petites éprouvettes et ne peuvent être prises en compte dans les calculs.
Avis aux apprentis sorciers.

Pourquoi les entreprises ne sont pas au courant de tout ? parce que les normes sont imbuvables parce qu'elles ……….. étaient (ça change) rédigées par des scientifiques de laboratoire qui ne savent pas se mettre à la portée du quidam moyen qui n'est pas forcément sortie de polytechnique.
Puisque vous lisez le DTU 51-3 (le nouveau est chez l'imprimeur) vous aurez remarqué à combien d'autres normes il se réfère et c'est la même chose pour chacune des normes auxquelles il vous revoie, ce qui veut dire que, pour tout savoir sur un sujet il vous faut consulter 150 normes.
Croyez-vous que les entreprises sont en mesure de le faire ? La réponse est non.
C
ertaines consultent quand elles on un doute d'autres croient savoir …………

Pour la fixation des lambourdes, il suffit de fixer un morceau de solivette (38 x 150) de chaque côté de l'entrait de fermette pour obtenir un repos de 50 mm au moins aux extrémités de solives.
Il vaut mieux deux pièces de 38 de chaque côté qu'une seule plus épaisse pour raison de cisaillement et d'arrachement de la fixation.

Bien, Laurent, je pense que vous avez utilisé tous vos Jokers, maintenant il faut en laisser pour les autres.

Boisnautement votre.

 

 
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Messieurs
je confirme que "concevoir et réaliser un plancher bois" de MATANA est creux comme un bois mort.
On apprend bien plus de choses en échangeant qq messages sur ce Forum (notamment avec Boisnaute).
Merci encore à Boisnaute pour vos conseils de pro et votre pédagogie de professeur.
Vous n'organisez pas des stages du genre "la charpente pour les nuls" ?
Tout a l'air tellement facile quand on vous écoute, à chaque fois ça donne envie d'en savoir encore plus...
mais je sais j'ai grillé tous mais jocker.
Dans quelle région exercez-vous ?

Salutations
 
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Rebonjour aux amoureux du bois.

J'ai trouvé un autre jocker dans ma poche.

Quelle type de colle préconisez-vous pour assembler les
panneaux d'osb 3 en  plancher ?
De la colle à bois classique ??

Salutations

 
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Laurent,

Pour le collage des dalles entre elles, vous avez deux possibilités :
-          Comme l'âme du panneau est collée à l'Isocyanate, vous pouvez utiliser une colle Polyuréthanne en cartouche.
-          Plus traditionnellement, utilisez une colle vinylique blanche type Sader R22 par exemple.
Dans les deux cas, encollez la face inférieure de la rainure de manière à éviter que la colle "dégueule" en surface.
Si c'est le cas par endroits, ne l'essuyez pas, laissez sécher,  les gouttes se grattent facilement après.

Boisnautement votre.

 
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Laurent,


Tout d'abord, notez que la signature : Un Boisnaute devient Boisphile.


Je n'organise pas de stage, mais j'ai eu l'honneur d'en animer quelques uns , justement sur la charpente, la construction bois et l'utilisation des panneaux bois dans la construction, alors s'il y a des amateurs ............

Boisphilement votre

 

 
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Bonjour à tous

1)J'ai une petite question concernant les chevrons 60x80 de chez point P. Après prise de cote, ces chevrons se rapprochent plutôt
des chevrons standards 63x75 ???? Est-ce normal ?? Comme par hasard, on retrouve les dimensions commerciales proposées traditionnellement dans les grandes surfaces.

2)J'ai commencé à réaliser le contre solivage de mon plancher samedi dernier, pose des lambourdes, calage, clouage...
Des clous de 100 mm de long vous parraissent-ils suffisants ?
Eh bien ce qui me parait le plus pointu c'est le calage. En effet, il n'y a pas deux solives au même niveau, même s'il n'y a pas beaucoup, ça peut atteindre 12 mm. Pour le calage, j'utilise des petit morceaux de contreplaqué ctbx 11cmx11cm de différentes épaisseurs avec niveau + règles de 5m et 2 m mais ce n'est pas facile.
Avez-vous des trucs simples pour réaliser ce calage.
Est-ce qu'un niveau laser est nécessaire?
Comment être sur du point le + haut ...
Quelle tolérance peut-on s'accorder sur les lambourdes...
Je sais que le DTU 51.3 parle d'une tol de planéité de 5mm avec la règle de 2m mais faut-il viser mieux ?
Les bandes phaltex peuvent-elles compenser certains défauts ?

Salutations
 
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Laurent,

 

Tout cela ne doit rien au hasard.

Il y a les dimensions commerciales et les dimensions réelles.

C'est vrai que, pour faire du "6 x 8", on déligne un 75 x 200 en trois qui ne fait pas tout à fait 200 moins deux traits de scie et vous avez à l'arrivée un 63.

Non, toutes ces sections sont traditionnelles et n'ont rien à voir avec la distribution : 6 x 8, 5 x 15, 6.5 x 18, 7.5 x 200, 7.5 x 225 etc.

Pour caler, le mieux est de faire ou de faire fabriquer une série de coins à une pente.

Pour cela, prendre des cales de bois sec de section 50-60 x 25-30 x 200 mm, placez la cale sur chant et coupez droit d'un angle à l'angle opposé.

Je vous conseille le menuisier car il n'y a guère qu'à la scie à ruban que c'est possible sans risques, de plus il vous en faudra peut-être beaucoup.

Posez la solive et réglez là bien de niveau en utilisant les coins par paire en les faisant glisser l'un contre l'autre pour augmenter ou diminuer la hauteur.

Lorsque le calage est correct, plantez un clou pour fixer les deux coins ensemble sur la solive support et solidarisez ensemble les deux solives par une équerre de charpente.

Procédez de la sorte pour chacune des solives en vérifiant avec une règle placée perpendiculairement, le niveau dans l'autre sens.

Prenez votre temps, c'est un travail de précision qui conditionnera le bon fonctionnement de votre plancher.

Une règle de maçon de 3 mètres en Alu et un niveau à bulle suffit pour ce travail.

Faites au mieux, mais sachez que quand l'ensemble sera posé, fixé et en charge les petites différences ne paraîtrons plus, le bois lui-même n'est pas d'une régularité horlogère.

Vous vous rendez compte de la difficulté d'un tel chantier pourtant simple, alors pensez au charpentier de marine qui ne peut pas utiliser de niveau.

Pour rechercher les points hauts sur de grandes longueurs utiliser un niveau à eau que vous fabriquez vous-même.

Prenez un tuyau d'arrosage aux extrémités duquel vous emmancher un bout de tube plastique transparent ou une bouteille plastique (mais c'est moins précis) remplissez d'eau et deux personnes sont bien sur nécessaires, une a chaque bout et quelque soit la distance, le niveau de l'eau dans les tubes transparent (après stabilisation) vous donnera avec précision un niveau.

Vous pouvez vous déplacer d'un bout à l'autre et contrôler les différents niveaux des supports.

Ne vous décourager pas, vous boirez le Champagne à ma santé quand ça sera terminé.

Boisphilement votre.

 
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Cher Boisphile
Mon maitre d'oeuvre a été très surpris de voir que j'utilise des lambourdes de 60x80 fixées sur les solives pour soutenir les panneaux osb 3 du plancher. Il trouve ça "énorme".

Lui il travaille plutôt avec du 27x80.
Je suppose que la préconisation du DTU 51.3 concernant la dimension des lambourdes à mettre su solives avec entraxes 60 cm (ep 52 min x larg 80 mini selon document) est issue de calcul pour accepter toutes les charges possibles a posteriori.
Quelles sont les limites des lambourdes 27x80 dans ce cas ?
Savez vous si la nouvelle version du DTU 51.3 apportera des modifs dans le paragraphe plancher sur lambourdes.

Salutations

Lambourdement votre !
 
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Cher Laurent,

 

Je ne pense pas être un "bricolo du dimanche" qui veux se faire mousser, je pense que si les renseignements que je donne étaient inexacts, il y a bien longtemps que des réactions se seraient fait entendre et à juste titre.

Toutes les indications qui vous ont été gracieusement et gentiment fournies sont correctes et peuvent être utilisées tel quel pour vos travaux si toutefois les renseignements qui me sont fournis sont eux-même corrects.

En ce qui concerne les lambourdes, ci-dessous un "copié-collé" du paragraphe 5.3.5.2 du nouveau DTU 51-3. (il n'y a pas de modification sur ce point par rapport à la précédente édition)

 

NF P 63-203-1-1                                             Page — 16 —

5.3.5.2 Dimensions et écartement des lambourdes

Épaisseurs

Les épaisseurs indiquées dans le CGM peuvent être exceptionnellement réduites jusqu’à 20 mm si les lambourdes reposent sur toute leur longueur, sans calage.

NOTE Correspondance généralement admise entre l’épaisseur minimale des lambourdes et la distance entre leurs supports

(cales, solives, murets …) pour les lambourdes de largeur 80 mm en bois :
— support continu : lambourdes de 20 mm,
— supports espacés de 35 cm : lambourdes de 25 mm,
— supports espacés de 45 cm : lambourdes de 32 mm,
— supports espacés de 60 cm : lambourdes de 52 mm.

En ce qui concerne votre maître d'œuvre, c'est sa bêtise qui est énorme, l'épaisseur 20 ou 27 mm est réservée aux solives qui reposent sur un support continu, c'est-à-dire qu'elle doit reposer sur toute sa surface, sans cale ni supports.

En ce qui me concerne, j'ai préféré vous conseiller une section courante en bois résineux plutôt que de vous obliger à rechercher et faire fabriquer des lambourdes de 52 mm en feuillu.

J'espère que ces explications vous conviendront, quant au pseudo professionnel qui, parce qu'il à sa carte d'artisan dans sa poche croit tout savoir, saluez-le de ma part.


Boisphilement votre.

 
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Cher Boisphile
me voilà une fois de plus rassuré.
Mais sachez que je ne doute pas du tout de vos conseils et préconisations, si vous l'avez ressentis comme ça, je m'en excuse.
Je tenait juste à confronter les informations sachant que j'avais lu
moi-même le DTU et que je connaissais presque votre réponse
à l'avance.
Quant à mon artisan, eh bien que dire ? J'espère que le reste de la maison n'a pas été réalisé en respectant le même type de règles, sinon ???
Dois-je l'éclairer ?

Salutations

Lambourdement votre.
 
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Laurent,

 

Bien sur, montrez-lui ma réponse, je n'en ai pas honte, bien au contraire.

S'il est intelligent il voudra peut-être en savoir plus et montrera sa surprise, s'il déborde de bêtise, il se la jouera grand seigneur en disant : Bah ! heureusement qu'on ne respecte pas tout si non il faudrait qu'on double les prix et puis c'est toujours comme ça qu'on fait. (l'emploi du "on" pour se justifier et montrer que c'est tout le monde !!!)

Tenez-moi au courant, mai j'en ai tellement rencontré que je les connaîs par cœur.

Boisphilement votre.

 

 
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Bonsoir,

Nous nous permettons de mettre notre grain de sel...

Il est vrai que beaucoup de professionnels ne s'attardent pas aux théories tant convoitées par nos amis particuliers néophites ou amateurs !
Cependant l'expérience pallie à ce manque, comme le disaient nos grands pères : "si ta grand-mère ne passe pas à travers le plancher tu aura bien travaillé, avec tout ce qu'elle mange à longueur de journée..."
En d'autre termes, on peut comprendre que rien ne vaut la pratique.

"Les petites rives doivents êtres supportées" , pas sûr car cela dépend de l'entraxe et de l'épaisseur du panneau utilisés .
Quand aux pointes il vaut mieux oublier cette option, les vis c'est tellement mieux. Les vis offrent la possibilité de démonter le plancher (très utile et souvent utile ! ), une rapidité de mise en oeuvre imbattable.
Petite astuce de chantier :
Les vissseuses à placo tourne vite, très vite ! , pour le plancher CTBH çà marche vraiment bien et ça va vite !

Au passage on en profite : (un partenariat est le bienvenu avec vous amis du bois.com...)

N'hésitez pas à poser d'autres questions sur notre forum http://www.amnios.fr/forums/

A bientôt,

L'équipe Amnios


 
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bonjour
je suis nouveau venu sur ce forum
en raison d'un affaissement de charpente de mes anciens combles j'ai succombé à une proposition de [dénomination commerciale] (pose d'une structure métallique métallique avec solivage métallique également désolidarisé de la charpente existante (fermettes)
Je sais c'est un sacrilège pour un amoureux du bois
ce qui est fait est fait, je ne peux revenir en arrière
[dénomination commerciale] propose un plancher flottant en panneaux de particules rainurés collés entre eux
le fait que ces panneaux sont flottants posent t'ils une problème?
ma seconde question concerne les flèches admissibles des solives (métalliques ou bois)
existe t'il une exigence normative à respecter concernant les flèches admissibles des solives (solives de trois mètres espacés de 50cm)
il ne faut pas croire que parce que c'est métallique , il n'y a pas de flèche .
merci d'avance pour votre participation
mes travaux ne sont pas terminés , et j'aimerais avoir des arguments à faire valoir car leur façon de travailler n'est pas rassurante
 
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Bonjour,

Je suis également nouveau sur le forum et j'ai bien lu avec attention ce post car j'avais besoins d'infos ou de confirmations sur la pose de plancher en panneaux de particules et je voulais vous remercier de partager votre expérience qui va me permettre de concrétiser mon projet en toute confiance.
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