Réaliser une bibliothèque suspendue

Onze caissons et une corniche

Pour réaliser cette bibliothèque, Philippe est parti de planches de chêne massif, qu'il a découpées aux dimensions souhaitées avant de les assembler et de les mettre en place. Il a ensuite réalisé une corniche, avant de céruser l'ensemble. Retour sur les principales étapes de la construction, et sur les astuces employées.

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L'assemblage

La bibliothèque est composée de onze caissons, assemblés par des "lamellos". Les caissons d'angle, destinés au coude du couloir, sont spécifiquement découpés. Sur la partie haute des caissons, Philippe a réalisé un débord des côtés afin de permettre la fixation de la corniche.

Cacher les têtes de vis.

"Initialement, j'avais prévu de travailler avec des tourillons, mais vu les difficultés rencontrées pour réaliser un assemblage bien à fleur, et devant la facilité de mise en œuvre des lamellos, j'ai opté pour cette formule !"

Visuel des lamellos

Les "lamellos" sont des languettes de bois compressé, de forme ovale. Offrant une plus grande surface de collage que les tourillons, ils permettent des assemblages simples, précis et résistants. Cette technique nécessite toutefois l'utilisation d'un outil spécifique, la rainureuse.

La mise en place

Une fois les caissons réalisés, ils ont été vissés les uns aux autres au moment de la pose. Les vis de liaison sont dissimulées par l'épaisseur de la tablette intermédiaire. Cette dernière repose sur des supports classiques en laiton, simples à poser et résistants.

Cacher les têtes de vis

"Au moment de percer les parois pour mettre en place les vis de liaison, il faut penser à fraiser à chaque extrémité un trou de 2 mm de profondeur, et du diamètre de la tête de la vis. Cela permet d'éviter qu'elle affleure."

Visuel des vis de liaison

Les vis de liaisons n'apparaissent que lorsque la tablette est retirée.

La pose de la corniche

Cette étape s'est révélée particulièrement délicate. En effet, comme dans tous les immeubles anciens, le plafond n'était pas de niveau ! Il a donc fallu que Philippe adapte la largeur de la corniche en fonction de l'espace restant entre les caissons et le plafond. Pour cela, il a réalisé une corniche en deux parties, ce qui lui permettait de travailler plus facilement la partie haute. Il a ensuite fixé cet ensemble avec des petites pointes "tête homme", qu'il a placées dans le creux de la moulure, et mises à fleur à l'aide d'un chasse-clou.

Une corniche originale

"Ne disposant pas de toupie, je ne pouvais pas réaliser une corniche sur mesure. J'ai donc dû trouver une astuce : la partie principale de ma corniche n'est autre qu'une plinthe moulurée en chêne, achetée dans le commerce puis mise à dimension. La seconde partie est une doucine de la même essence, collée sur la première, et ajustée au plus près du plafond."

Visuel de la corniche

La corniche, en deux parties, est composée d'une doucine et... d'une plinthe !

Visuel de la corniche

La corniche a été cérusée.

Les finitions

Pour la finition, Philippe a appliqué deux couches de bouche-pores, avec égrenage entre les couches. Puis il a appliqué une céruse blanche afin d'éclaircir le bois. Il a ensuite mis en cire, et lustré au chiffon de laine.

Pourquoi céruser ?

"Comme le couloir est plutôt sombre, je voulais éclaircir la couleur des étagères, sans pour autant le peindre (pour conserver le charme du bois apparent). C'est donc tout naturellement que mon choix s'est porté sur la céruse, qui conserve la beauté du bois en soulignant avantageusement ses veines, et en l'éclaircissant."

Le cérusage est une technique décorative destinée à faire ressortir les veines du bois. Le principe consiste à creuser légèrement les veines les plus tendres et à les remplir d'une pâte spéciale, appelée céruse.

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