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La qualité de l'air intérieur est devenue un sujet de préoccupation. Certains choix avisés et quelques gestes simples peuvent apporter une solution efficace. Parmi eux... le bois, évidemment !
Selon l'Observatoire de la Qualité de l'Air Intérieur, on passe en moyenne 22 heures par jour à l'intérieur. Il faut donc espérer que ces intérieurs soient sains... C'est, pourtant, loin d'être le cas.
Bien souvent, l'air intérieur est chargé de nombreux polluants chimiques (Composés Organiques Volatiles ou COV, monoxyde de carbone), physiques (humidité, particules) ou biologiques (acariens, moisissures, bactéries).
Matériaux de construction, éléments de décoration, animaux, évaporation d'eau... les sources de pollution sont légion. Or certains de ces polluants peuvent entraîner allergies, irritations des voies respiratoires ou encore symptômes oculaires. Certains, sont même classés « cancérogènes probables ».
La première chose à faire est de traiter le risque à la source, en privilégiant des matériaux sains, depuis la construction jusqu'à la décoration. Le bois en est la meilleure illustration. Tout d'abord parce que, non transformé, il est naturellement peu émissif (contrairement à des revêtements en vinyle).
Il est, d'autre part, moins absorbant que d'autres matériaux (comme les moquettes). De même, il ne retient ni poussières, ni acariens, ce qui limite les réactions allergiques.
Enfin, ses qualités de régulateur hygrométrique lui permettent de rééquilibrer le taux d'humidité et donc de diminuer les condensations, et les pollutions associées.
Au quotidien, il faudra prendre garde à maintenir un air de qualité. Premier réflexe : regarder les étiquettes avant d'acheter. Il est indispensable d'étudier la composition des produits afin de mieux les choisir.
Mais, la meilleure manière d'assainir l'air reste encore de bien ventiler son intérieur : soit en ouvrant la fenêtre (10 mn par jour suffisent) soit en installant un système de ventilation efficace.
Le bois est un matériau à la fois naturel et sain. Il faut cependant prêter attention aux différentes substances que l'on peut lui adjoindre (traitements, colles ou diverses finitions).
Le bois brut, en particulier les résineux, contiennent naturellement des COV : aldéhydes et terpènes, qui lui donnent son odeur. Mais les teneurs sont faibles, largement inférieures aux concentrations définies pour une bonne qualité de l'air intérieur.
Dans une démarche d'éco-conception, on s'orientera vers des essences naturellement durables. Dans l'idéal, on sélectionnera des essences purgées d'aubier (partie de l'arbre encore jeune et plus tendre, sujette aux attaques biologiques), mais ce choix a un prix.
Il y a deux points à prendre en compte : la nécessité de préserver les bois et de les rendre durables, qui sous-entend le traitement, et la nécessité de limiter les émissions potentielles. Les deux ne sont pas inconciliables. Les substances utilisées pour préserver les bois peuvent effectivement entraîner des émissions, mais à court terme, et qui ne représentent pas de danger.
Les traitements dits « verts » (par rétification ou imprégnation d'huiles) sont en plein développement. Ils modifient la composition du bois sans intervention de produits chimiques. D'autre part, tous les solvants utilisés, pour les produits de traitement comme pour les produits de finition, ne sont plus organiques mais aqueux, ce qui a considérablement réduit leur émissivité.

Naturellement peu émissif, le parquet est en outre peu allergisant, car il ne retient ni les poussières, ni les acariens.
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