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La Maison de l’environnement accueille les visiteurs du parc écologique « Izadia » d’Anglet depuis le 10 novembre 2007. Construit sur pilotis, à 9 m au dessus du sol, cet étonnant bâtiment conçu tout en longueur offre un point de vue exceptionnel sur les bords de l’Adour. Il fait à la fois fonction d’entrée, d’embarcadère et de belvédère pour le parc. C’est l’architecte Philippe Madec, appelé par le paysagiste Guillaume Geoffroy-Dechaume sur ce projet et assisté de l’ingénieur Bernard Batut, qui en est le maître d’œuvre.
Philippe Madec Tout était tentant : la volonté de mettre en œuvre une écologie de la renaturation , la situation en pays basque à l'embouchure de l'Adour, le partenariat avec Guillaume Geoffroy-Dechaume, paysagiste de très grande qualité...

Situé sur les bords de l'Adour, le bâtiment s'intègre à merveille dans un environenment naturel.
P.M Le site a tout d'abord décidé de la forme du projet : le ponton ou embarcadère renvoie à l'architecture portuaire des installations industrielles en bord d'Adour. Ensuite, je voulais un matériau naturel pour ce parc écologique. La tradition locale en Pays Basque m'a orienté vers le bois plutôt que la pierre ou la terre. J'ai repris le principe de la structure apparente dans les colombages et la Croix de Saint-André, symbole basque. Le bois répondait aussi à mon désir de réaliser un bâtiment aisément déconstructible, afin de ménager l'avenir.
Je voulais un matériau naturel pour ce parc écologique.
P.M. Car elle permet de porter le moins possible atteinte au site. Par exemple, la pluie peut continuer à ruisseler vers les étangs : le bâtiment ne détériore pas le biotope à son abord aval.
P.M. Ce projet a été fait pour et par le bois. C'est donc ce matériau qui lui donne toute son âme, même si l'acier galvanisé en fournit les clés. Dans la vie quotidienne, les usagers en apprécient la douceur, mise en valeur par son emploi sans fard, brut, et dans une lumière naturelle omniprésente et abondante.

P.M. Certainement sa légèreté, qui réduit les fondations et donc l'impact sur le sol et le sous-sol. Aussi, le caractère modulaire des pièces qui génère une esthétique intéressante. Egalement, ses performances énergétiques. En mettant en œuvre 200 m3 de bois, nous avons considérablement réduit l'empreinte écologique de ce projet. A l'évidence, les architectes et les maîtres d'ouvrage ont évolué dans leur rapport au bois. Ce projet et ces Totems l'attestent.
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