Professionnels > Maîtres d'ouvrage > Rencontre avec un architecte > Un pavillon d'accueil de bois et de verre
Le jardin botanique du Montet, près de Nancy s'est doté d'un pavillon d'accueil de bois et de verre. Réalisé par l'architecte Christophe Presle, il s'inscrit dans une démarche de développement durable, avec notamment un chauffage à énergie solaire. Construit à côté d'une pièce d'eau dans la partie centrale du jardin, le pavillon d'accueil s'élève dans l'axe de l'entrée du site du jardin botanique.

"Dans un environnement tel que celui-ci, un jardin symbole de nature, je pense que la proposition d'un bâtiment en bois était tout simplement logique. Bien que l'appel à candidature pour ce projet ne faisait pas du tout mention de bois ou de démarche environnementale particulière."
Le jardin botanique du Montet, près de Nancy s'est doté d'un pavillon d'accueil de bois et de verre. Réalisé par l'architecte Christophe Presle, il s'inscrit dans une démarche de développement durable, avec notamment un chauffage à énergie solaire.

Le plan du pavillon d'accueil.

Coupe transversale du pavillon d'accueil.
Le sol présentant une mauvaise portance, l'ossature en bois s'est imposée d'elle-même pour ses qualités de légèreté.
Ainsi, le pavillon est doté d'une ossature en poteaux-poutres et panneaux de bois, supportée par des micro-pieux en béton.
Afin d'éviter les déperditions de chaleur, le plan de la structure est très compact.
Enfin, une structure en métal matérialise le futur capteur solaire qui chauffera l'ensemble du bâtiment.

La structure métallique intégrée au pavillon d'accueil dispose d'un capteur solaire qui chauffe l'ensemble du bâtiment.

L'ossature de bois s'est imposée comme choix étant donnée la mauvaise portance du sol.

L'ossature du pavillon est composée de poteaux-poutres et panneaux de bois, supportée par des micro-pieux en béton.
Le volume vitré captant les rayons du soleil s'élève en dehors de l'enveloppe du bâtiment. Cette configuration a rendu inutile la mise en place de protections solaires.

En hiver, l'air neuf provenant de l'extérieur est chauffé dans la tour vitrée, puis soufflé à l'intérieur du bâtiment. Les apports d'air neuf sont régulés par des capteurs de CO² et s'effectuent donc en fonction des besoins dans le bâtiment.

En été, une prise d'air en façade nord apporte la fraîcheur nécessaire dans le bâtiment. Lorsque l'air devient trop chaud, il est rejeté vers l'extérieur.
Le bardage en mélèze, brut et non traité est ponctué par endroits de panneaux de contreplaqué lasuré.
Le contraste sur la façade est ainsi double :

Articulation des différentes textures.

Des débords de toit n'ont pas été utiles car le pavillon est abrité par des arbres très hauts et bénéficie de la fraîcheur du point d'eau.

Le bardage en mélèze, brut et non traité est ponctué par endroits de panneaux de contreplaqué lasuré.

Vue arrière du pavillon d'accueil.

A l'intérieur, la banque d'accueil reprend le contraste des couleurs de l'enveloppe extérieure.
C.P. Oui, car elle renforce l'inertie thermique du bâtiment, qui possède ainsi une enveloppe cohérente. De plus, elle fait partie intégrante du paysage. En effet, le site est en cuvette, et lorsque l'on se promène dans le jardin, on a une vue sur le toit du bâtiment. Celui-ci est donc parfaitement intégré à la nature environnante, grâce à cette toiture.
C.P. Elle est constituée de sedum. C'est une végétation extensive qui ne demande pas d'entretien particulier, si ce n'est de surveiller qu'aucun arbre n'y prend racine. Sa couleur est changeante au fil des saisons, s'harmonisant parfaitement avec le site environnant.
© 2012 CNDB / Swedish Wood / CODIFAB / FFF / France Bois Forêt
Retrouvez cette page en ligne : www.bois.com
