Bois et acoustique

Le bruit : une nuisance, plusieurs sources

Les bruits perçus à l'intérieur d'une habitation dépendent fortement de l'environnement géographique de celle-ci.

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Les bruits de l'extérieur

Au cœur des villes, nous sommes régulièrement assaillis par le vrombissement des moteurs ou les échos des klaxons, par les éclats de voix ou les résonances provoquées par le passage des avions, par le vacarme des travaux urbains, ou les basses de la musique.

Les zones plus rurales ne sont cependant pas exemptes de tout bruit :

  • cris des enfants,
  • tondeuse du voisin,
  • marteau,
  • scie électrique...

Puisqu'on ne peut les éviter, la seule solution consiste à s'en préserver par le biais d'une isolation acoustique appropriée.

Les bruits de l'intérieur

On distingue les émissions sonores que l'on entend dans un bâtiment en deux catégories. Les bruits aériens, tout d'abord, tels que les voix, la musique ou la télévision. Ils proviennent de sources n'ayant pas de contact avec le sol ou les murs et se propagent dans l'air jusqu'à nos oreilles.

Les bruits d'impact, comme les chutes, les pas ou les vibrations des appareils ménagers, sont quant à eux transmis jusqu'à nous par les planchers ou les parois des habitations.

Qu'est-ce qu'un pont phonique ?

Il s'agit d'un défaut d'isolation acoustique, difficilement détectable. Il est matérialisé par une liaison entre deux parois, permettant aux ondes sonores de se propager.

Franck Pied Adhérent de l'Union des Fabricants et Entrepreneurs de Parquets (UFFEP)

La maison bois est-elle sujette à des faiblesses acoustiques ?

Avant toute chose, il faut noter que la réglementation acoustique concernant le logement est uniquement destinée aux logements collectifs. Aussi, la construction bois - majoritairement des maisons individuelles - n'est pas subordonnée à ce code.

Au-delà du point de vue réglementaire, parlons de confort : y a-t-il des points particuliers à traiter ?

Pour une maison bois, afin d'obtenir un meilleur confort acoustique, il faudra porter une attention particulière aux bruits aériens et bruits d'impact et donc à la constitution des planchers.

Concrètement, il faut désolidariser les masses, éviter les parties vides (l'espace entre les solives d'un plancher doit être rempli par un isolant fibreux, par exemple) et surtout ajouter une sous-couche acoustique entre le support et le revêtement, qu'il s'agisse de parquet, de stratifié, de carrelage... Mais cette sous-couche doit être de qualité et ne pas se détériorer au fil du temps.

Dans le cas particulier d'un sol chauffant, peut-on également agir sur l'acoustique ?

Bien sûr : l'isolation acoustique n'est pas forcément une isolation thermique. Il suffit dans ce cas d'utiliser une sous-couche qui laissera passer la chaleur tout en affaiblissant les bruits d'impact. Techniquement, elle doit avoir une faible résistance thermique.

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