Le bois, à l'épreuve du temps

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30 May 2011 - 
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Un lotissement d'Igny, petite ville en région parisienne. Ici, il y a plus de quarante ans, 114 maisons construites en bois canadien ont vu le jour en seulement quelques mois dans un parc paysager.

Les structures porteuses en bois ont bien traversé le temps, un choix audacieux en France à l'époque. Robert HUC, ingénieur en retraite, était alors coordinateur du projet, en lien avec l'ambassade du Canada.

Robert Huc : « C'était un projet qui s'est voulu du départ jusqu'à la fin un projet pilote, un pilote pour essayer de faire accepter par le CSTB le procédé nord-américain de construction ossature bois. Il ne s'agissait pas de chalets mais de maisons d'habitation, et que la technique de construction nord-américaine qui permet de réaliser x millions de maisons par an aux Etats-Unis et au Canada, si vous voulez, vous met à l'abri de tous les risques, que ce soient les risques incendie, pourriture...

Le bois est un matériau finalement très résistant et les Américains avaient, avec leur expérience, mis au point un procédé qui était susceptible de répondre aux besoins des acheteurs français. C'est une technique dans laquelle on a essayé de simplifier au maximum, tout en étant le plus fiable possible. »

Loïc POUPET a été l'un des premiers habitants du quartier. 40 ans plus tard, il est toujours content de sa maison.

Loïc Poupet  : « Parmi les 114 maisons, les 114 premiers propriétaires, 33 avaient vécu à l'étranger. Donc le type de maison n'était pas du tout le type de maison français-français, ce n'était pas un investissement pierre, c'était un investissement plutôt de mode de vie.

On a occulté en France... on est passé de l'âge de pierre directement à l'âge de béton, en oubliant le bois. C'est une maison qu'on peut déjà moduler facilement. C'est certain que la remise à niveau d'une salle de bains ou de choses comme ça, c'est très... c'est, je dirais, relativement vite fait.

Ce sont des maisons particulièrement silencieuses. L'ensemble était très, très bien conçu. Tous les dix ans, un coup de barbouille. »

Robert Huc  : « Dans l'ensemble, je suis agréablement surpris de voir le vieillissement dans le temps de ces maisons qui ont quand même maintenant une quarantaine d'années et qui... qui donnent l'impression d'être... d'avoir été construites récemment. On a des maisons qui peuvent durer des millénaires ! »

Merci à Robert Huc et Loïc Poupet pour leur participation. Réalisation : Pascal Moret et Valérie Rossellini. Enquête : Hélène Rochereuil. Image et son : Pierre-Louis Herrmann. Montage : Valérie Mérie. Mixage : Antonin Molino. Producteur : Fabrice Papillon. Production exécutive : Scientifilms.

Le bois, à l'épreuve du temps

Contrairement aux idées reçues, un bâtiment en bois peut durer des générations sans l'once d'une dégradation. Le Parc des Erables, à Igny (région parisienne) en est une preuve éclatante. Il accueille en effet 114 maisons, construites en ossature bois il y a plus de 40 ans. Robert Huc, l'ingénieur coordinateur du projet à l'époque, et Loïc Poupet, propriétaire d'une de ces maisons, en soulignent les mérites : des maisons silencieuses, faciles à entretenir et qui paraissent bien plus jeunes que leur âge réel. Et tout ça, grâce au bois !

Fiche technique

  • Reportage : mars 2011
  • Lieu : Igny (Essonne)
  • Avec : Robert Huc, ingénieur, coordinateur du projet Le parc des Erables à Igny et Loïc Poupet, propriétaire