Nous sommes aujourd'hui à Guillac, dans le Morbihan, chez
MGT Menuiseries Bois, une société spécialisée dans la fabrication
de menuiseries extérieures sur mesure. Portes, fenêtres, hublots,
oeils-de-boeuf, en moyenne 35 menuiseries sortent chaque jour de
cet atelier que LOUISE RANVIER nous fait visiter. Une production à
rendement limité, mais à haute valeur ajoutée par la trentaine
d'employés qui travaillent dans l'atelier.
Louise Ranvier : Nous sommes en fin de process,
au quai d'expédition, où on va re-contrôler la menuiserie. Une
menuiserie est composée de différents cadres, donc le cadre dormant
qui est fixé au mur et les cadres ouvrants pour permettre donc
l'ouverture des menuiseries. Donc chaque client a des demandes
spécifiques. Ici, par exemple, donc on a une mortaise pour une
grille de ventilation et des cadres petit bois amovibles pour le
nettoyage... pour simplifier le nettoyage des carreaux.
Mais essayons un peu de remonter l'histoire de cette fenêtre.
De quoi est-elle constituée et quelles ont été les étapes de sa
fabrication? Dans un premier temps, les bois sont mis à longueur.
La seconde étape consiste à réaliser le profilage du bois,
c'est-à-dire la taille de chaque pièce à la forme souhaitée. Le
profilage est entièrement automatisé et réalise les découpes selon
les données fournies par le bureau d'études de l'usine. Les
différentes pièces d'une menuiserie doivent s'emboîter parfaitement
afin d'éviter les déperditions d'énergie.
Louise Ranvier : Les critères vraiment à prendre
en compte, ça va être les performances thermiques, acoustiques,
l'étanchéité à l'eau, à l'air et au vent. Il y a tout ça qui est
vraiment à prendre en compte au niveau de la menuiserie, parce que
c'est... généralement, dans les bâtiments, on dit que les... toutes
les perditions vont se faire au niveau donc des ouvertures, et donc
il faut vraiment jouer sur ce point-là.
La variété de pièces réalisées est immense. Selon la
complexité de l'ouvrage, une part plus ou moins importante du
travail est réalisée à la main, ce qui offre d'autant plus de
flexibilité lors de la conception.
Louise Ranvier : On peut adapter au niveau
dimensionnel, au niveau des formes, au niveau... différentes
options que le client voudrait, en fait, on peut... Grâce au bois
on peut proposer vraiment une multitude d'options. Par exemple on
peut jouer tout simplement sur une hauteur de poignée, pour des
handicapés on baisse quelquefois des hauteurs de poignées, donc il
faut être capable de modifier juste une partie de certains
programmes pour le pilotage des machines.
Après avoir été assemblées, les menuiseries sont amenées au
traitement. On va leur appliquer une lasure et éventuellement une
couche de peinture. Les fenêtres sont passées dans un scanner en
entrant dans la salle, ce qui permet à un robot de déterminer les
surfaces sur lesquelles projeter les produits. Une fois encore, le
processus est étonnant de technicité. Une fois les menuiseries
sèches, un opérateur réalise la pose des vitres. Plusieurs qualités
de vitrages existent, chacune répondant à un besoin d'isolation
thermique différent. Double vitrage, triple vitrage, taille des
chambres d'air intermédiaires et remplissage de ces chambres avec
un gaz font partie des solutions existantes. Enfin, reste à poser
les quincailleries. Systèmes de poignées et serrures, gonds, en fer
ou en aluminium, le tout est là encore effectué par un robot, à
moins qu'on n'ait préféré quelque chose de plus original, comme
cette poignée en fer forgé, qui a, elle, été placée à la
main.
Louise Ranvier : Le bois est le matériau qui
offre le meilleur compromis au niveau des performances thermiques,
mais aussi au niveau écologique et esthétique.
Merci à Louise Ranvier pour sa participation. Réalisation, enquête, journaliste, montage, mixage : Antonin Molino. Image et son : Corentin Doucet. Producteur : Fabrice Papillon. Production exécutive : Scientifilms
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