Une chaufferie industrielle centenaire devenue immeuble de bureaux passifs. Une discothèque transformée en école. Les bâtiments sont construits pour durer dans le temps. Il n’est alors pas surprenant qu’ils vivent plusieurs vies. Et si le bois pouvait les aider à mieux traverser les âges ?

Réhabiliter ou requalifier, quelles différences ?

Une réhabilitation consiste à entreprendre des travaux de rénovation afin de remettre en état un bâtiment ancien. Autrement dit, il s’agit de faire du neuf avec de l’ancien. L’ampleur des travaux dépend des objectifs de réhabilitation fixés par le maître d’œuvre et de l’état de l’édifice. La plupart du temps, les travaux portent sur le confort (isolation thermique et acoustique), l’esthétique, la redistribution des espaces et la mise aux normes de l’édifice. Quelles que soient les transformations opérées, le squelette de l’ouvrage est toujours conservé pour servir d’appui au nouveau projet. Une requalification est opérée lorsque le bâtiment réhabilité a changé de fonction. C’est le cas, par exemple, d’un entrepôt transformé en loft.

Réhabiliter pour requalifier une construction responsable

Pourquoi démolir l’existant et reconstruire par dessus quand l’ouvrage en place offre une base structurelle pour accueillir un nouveau projet ? Pourquoi s’approprier les rares terrains préservés pour y couler du béton quand certains immeubles désaffectés tombent en décrépitude ? La réhabilitation présente une alternative responsable à la culture de la démolition-reconstruction et permet de contrer la pénurie de terrains constructibles. Réhabiliter un patrimoine immobilier non exploité pour lui offrir une nouvelle jeunesse est une forme de recyclage à grande échelle.

La démarche en elle-même est déjà un premier pas vers une construction responsable, mais le choix des matériaux et des solutions constructives entre également en jeu. Le bois est un matériau renouvelable, léger, facile à travailler et usinable qui peut inscrire une construction dans une démarche durable. Sa transformation en éléments structurels et leur installation rapide sur un chantier ne consomment que très peu d’énergie, de même que l’acheminement et la pose des pièces sur le site de réhabilitation ne nécessitent pas de lourds engins de transport et de levage. De plus, le chantier sec ne consomme que très peu d’eau et génère peu de déchets. Économie d’énergies, faible consommation d’eau, bon bilan en énergie grise, peu de déchets : mener un projet de réhabilitation grâce au bois ancre l’initiative dans le développement durable.

Réhabiliter pour requalifier l’esthétique urbaine

Pierre, brique, parpaing, béton, acier, verre… Sur le territoire, les matériaux de construction minéraux dominent. L’usage du bois pour réhabiliter un bâtiment ancien permet de restaurer un patrimoine architectural en utilisant un matériau performant et renouvelable. En façade, il apporte un confort visuel tandis qu’à l’intérieur, son caractère chaleureux et enveloppant procure une sensation de bien-être. Mais surtout, en structure, il intervient pour re-consolider, agrandir, ouvrir… L’usage du bois, parfois surprenant dans les réhabilitations urbaines, attire également l’attention et permet de rendre attractif un édifice oublié.

Réhabiliter pour valoriser les compétences

Le choix du bois pour un projet de réhabilitation valorise les métiers du bois et favorise le développement économique d’une filière riche. Exploitants forestiers, scierie, industrie de panneaux, industriels, constructeurs, artisans du bois… autant de savoir-faire locaux et non-délocalisables qui sont mis en valeur.

Plus d'articles

charger plus