Poteaux-poutres : une technique bien cadrée

Le principe constructif du poteaux-poutres ne date pas d’hier ! Certains vestiges retrouvés sous les cendres de Pompéi attestent en effet l’existence de cette technique ancestrale du bâti pans de bois, développée par la suite dans la maison médiévale à colombages. La franchise du trait, la liberté d’expression et l’audace architecturale en font, aujourd’hui encore, l’une des techniques les plus innovantes en construction bois.

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Lisibilité de la structure

Le système constructif actuel consiste à ériger le squelette de la maison avec des poteaux et des poutres de fortes sections.

Espacés à intervalles réguliers (de 2,5 à 5 m), ils forment une trame dans laquelle s'inscrivent les volumes de la maison. Cette trame participe à l'esthétique du projet, offrant un rythme constructif lisible en intérieur comme en extérieur.

Liberté de conception

La structure porteuse, pré-taillée et pré-percée en atelier est levée en quelques jours. Elle peut être en bois massif, armé de profils métalliques, en contrecollé ou en lamellé-collé.

Son dimensionnement participe à la stabilité de l'ouvrage mais aussi à la souplesse de conception. Grâce notamment aux poutres de grandes portées, les espaces intérieurs peuvent être spacieux et ouverts.

Diversité d'expression

Dissocié de la structure, le remplissage de la trame permet d'animer les façades de vides et de pleins dans une grande variété de matériaux et de styles.

Du mur de verre au panneau de bois, de la brique au madrier empilé, du béton cellulaire au terre-pisé, percées et parements les plus divers permettent à la construction de se fondre en toute discrétion dans le paysage architectural en place comme de s'y inscrire en toute originalité.

Christophe Dunand Architecte, Itinéraires d'architecture (73)

Pour l'architecte Christophe Dunand, le poteaux-poutres, c'est un peu l'histoire de la bouteille à moitié vide...

« En maçonnerie, on fait des murs pleins que l'on creuse, alors qu'en poteaux-poutres on fait des murs vides que l'on remplit ». C'est cette manière de structurer la construction qui a d'abord séduit le professionnel.

« La trame m'aide à concevoir le plan ». C'est ensuite le caractère esthétique d'une architecture "bien finie" avec notamment des poteaux d'angle aux arêtes lisses, sans habillages supplémentaires, qui plait au jeune architecte.

Christophe Dunand apprécie les matériaux de structure, et en particulier le contre-collé en section 18x18 pour les poteaux, 18x30 en poutres et 12x18 en solives.