Une enveloppe efficace au-delà de l’isolation

Lié au développement de l’isolation, le renouvellement de l’air intérieur est obligatoire et réglementé. L’étanchéité des constructions allant en s’améliorant, il devenait urgent d’imposer une solution pour évacuer polluants et humidité et améliorer la qualité de l’air intérieur. Un système efficace de renouvellement de l’air est ainsi nécessaire, non seulement pour la santé des occupants, mais aussi pour assurer la performance énergétique de votre maison en bois.

Qualité de l’air

Selon l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur, l’air est souvent plus pollué à l’intérieur qu’à l’extérieur de notre maison. Cette pollution résulte des émissions de tabac, des produits d’entretien et de bricolage, des peintures et colles du mobilier, des allergènes des animaux, etc. De plus, une famille de 4 personnes peut produire entre 8 et 10 litres de vapeur d’eau par jour. Si l’humidité excessive crée une sensation d’inconfort, voire des allergies, elle peut aussi être dommageable à votre intérieur. Vous l’aurez compris, il est primordial de ventiler votre maison en bois.

Les risques d’une mauvaise ventilation ?

Une mauvaise ventilation de votre maison en bois peut favoriser l’humidité dans votre intérieur. Si elle n’est pas évacuée, la vapeur d’eau présente chez vous condense. L’humidité ambiante créé alors un terrain favorable au développement de moisissures et la prolifération des acariens, néfastes pour votre santé. L’humidité des murs peut également contrevenir à la pérennité de votre maison car le bois peut finir par pourrir. À contrario, lorsque l’humidité de l’air est inférieure à 30% dans votre maison bois, la muqueuse respiratoire s’assèche, votre peau est plus sèche pouvant provoquer une gêne et des risques pour la santé.

Quels équipements pour votre maison bois ?

Ouverture des fenêtres ou évents (les évents de toit aident à empêcher la formation de condensation et l’usure prématurée des matériaux de toiture) sont des solutions simples pour renouveler l’air. Toutefois ce sont des solutions qui n’offrent aucune maîtrise sur les débits d’air, et donc de chaleur. Si nombre d’anciennes bâtisses en bois se contentent de ces solutions, toutes les constructions récentes sont tenues de disposer d’une installation plus performante pour satisfaire à la réglementation.

  • La ventilation mécanique contrôlée simple flux hygroréglable (VMC hygroB).
    Un moteur et une ventilation sont présents dans toutes les pièces humides pour procéder à l'aspiration de l’air. La même quantité d’air va pénétrer dans les pièces saines, puis retourner dans les pièces humides en passant sous les portes. Parallèlement, un circuit d’air pur arrive de l’extérieur par les fenêtres. L’entrée et l’extraction d’air sont conditionnées par le taux d’humidité ambiant. La finesse de réglage permet ainsi de diviser par 4 les débits d’air par rapport à une VMC autoréglable.
  • La VMC double flux à récupération de chaleur.
    Le principe est le même que la VMC simple flux, mais ici l'air varie selon le degré d'humidité. Cette technologie est plus économe en énergie, mais plus onéreuse que le simple flux. Entre ces deux réseaux : un principe d’échange thermique grâce auquel l’air sortant cède ses calories à l’air entrant. Ce transfert de chaleur permet de récupérer jusqu’à 95 % des calories sur l’air vicié. Ainsi l’air renouvelé ne sera pas froid et limitera d’autant les dépenses de chauffage.
  • La VMC double flux « améliorée » qui, dans des maisons très performantes, peuvent assurer 100 % du chauffage. Certains systèmes utilisent l’énergie de la vapeur d’eau (VMC enthalpiques), d’autres sont couplés à un puits canadien qui tempère l’air entrant par un passage sous terre, d’autres enfin associent VMC et pompe à chaleur (système thermodynamique).

Plus d'articles

charger plus