Evacuation EP d'un toit terrasse dans lamellé collé

Publié par KillianD il y a 3 ans

Bonjour,

Un étancheur me demande de lui faire un perçage de diamètre 120 mm dans le lamellé-collé porteur d'un toit-terrasse, pour passer son évacuation EP. Ce perçage serait à 30 cm de l'appui de rive.

Dans un premier temps, ne sachant pas comment vérifier au calcul cet "enlèvement de matière", j'ai diminué la retombée du LC de 120 mm sur toute sa longueur, et vérifié que sa section était encore suffisante. C'est le cas, pour le lamellé collé prévu de 120*400, en 120*280 c'est toujours bon.
En revanche je ne sais pas si c'est la bonne méthode de calcul à adopter, parce que je ne pense pas que le comportement soit le même entre un LC de 120*280 uniforme et un LC de 120*400 avec un gros perçage de diamètre 120 mm au droit d'un appui.

D'autre part, le fait de mettre une évac d'eau dans une poutre porteuse ne me réjouit pas. Si jamais l'étanchéité est mal faite, on pourrait vite arriver à la catastrophe avec cette évac qui passe en plein de le LC.

J'ai besoin d'avis de professionnels sur leur expérience à ce sujet, et si possible un texte officiel qui parle de cela.

Merci d'avance!

Ci-joint un petit croquis.




Boisphile

Publié par Boisphile il y a 3 ans

Selon votre croquis, il semblerait que les faux arbas soient repris en partie basse de la poutre. Le problème dans ce cas, c'est le cumul des efforts tranchants, l'un dû à la flexion naturelle de la poutre et l'autre dû à des charges imposées à sa partie inférieure. Cette disposition a-t-elle été vérifiée ?

Il est possible d'effectuer un percement, mais pas à 30 cm d'un appui où les efforts de cisaillement sont les plus important.

Vous ne souhaitez pas traverser le BLC pour évacuer les EP, certes, mais il faut bien les évacuer, cette disposition doit être prévue à la conception. La poutre aurait due être posée sous les faux arbas et un acrotère composé posé au-dessus dans le prolongement du mur qui nécessairement doit être plus épais que les 120mm de poutre. Dans ce cas il était aisé de prévoir une évacuation qui aurait été bien mieux de section rectangulaire, à tous points de vue.

Ne connaissant rien du chantier, il est difficile de proposer une alternative.

Publié par KillianD il y a 3 ans

Bonjour Boisphile.

Effectivement, tous les efforts ont été pris en compte.

Il faut bien évacuer les EP, mais nous sommes bloqués par la hauteur sous plafond à respecter, et la hauteur de l'acrotère par rapport à la rue.

La solution que je vois, et de faire passer l'évacuation EP dans l'épaisseur du toit terrasse, et de mettre des coudes pour passer sous le LC. Certes cela passerait à l'intérieur de l'immeuble, mais dans une cage d'escalier commune.

Ce n'est pas tant au niveau du calcul que ça me fait peur, parce que ce LC est largement surdimensionné en réalité, mais cette évacuation d'eau peut engendrer des problèmes importants à terme.
Ce n'est que mon avis.

Boisphile

Publié par Boisphile il y a 3 ans

tous les efforts ont été pris en compte.je reste perplexe, dans la mesure où il est assez rare que cette disposition soit prise en compte, mais bon, si tout est bien, il n'y a rien à dire.

Publié par KillianD il y a 3 ans

A la relecture, lorsque je disais que tous les efforts ont été pris en compte, je voulais dire que effectivement le poids propre du BLC a été pris en compte dans le calcul, ainsi que les charges ramenées par les faux arbas d'entraxe 500 mm.

Mais si j'ai bien compris le sens de votre phrase, vous me dites qu'il y a une différence si les sabots sont fixés au plus bas de la fibre tendue du BLC, et si ils sont fixés dans la fibre comprimée, ou du moins proche de la fibre neutre? Dans ce cas je veux bien que vous m'expliquiez cette nuance, je n'en ai pas connaissance !

Merci pour vos réponses.

Boisphile

Publié par Boisphile il y a 3 ans

Puisque vous évoquez les fibres comprimées en partie haute de la poutre, les fibres neutres en son milieu et les fibres tendues en partie basse, il ne peut pas vous échapper que dans l'extrême, la poutre pourrait se fendre au niveau de la fibre neutre, c'est l'effort tranchant naturel du travail en flexion de la poutre. Cet effort tranchant se calcule évidemment, mais dans la grande majorité des cas, il n'est pas dimensionnant, c'est la flexion de cette poutre qui est dimensionnant, avant même sa résistance.

Mais évidemment si vous ajouter en partie basse les charges à reprendre, les efforts s'additionnent et il arrive souvent que l'effort tranchant devienne dimensionnant, par exemple en plancher, mais aussi pour ce type de toiture à la mode que finalement ce n'est pas une majorité qui maitrise et loin s'en faut. Tout dépend  des charges, de la région, de l'altitude pour la neige, du fait qu'on a oublié ou non de majorer cette neige pour les accumulations etc etc …  (malheureusement classique)

Publié par KillianD il y a 3 ans

Cet effort tranchant se calcule oui, les logiciels et notamment celui qu'on utilise le calculent.
Je n'ai pas encore rencontré le cas où l'effort tranchant était dimensionnant.
A part pour des pièces très courtes, avec une retombée suffisamment importantes, je ne vois pas où il peut être dimensionnant.
Dites moi si je me trompe, mais pour un solivage ou un toit terrasse, c'est dans la majorité des cas, la flèche résultante qui dimensionne.

Après, que des charges soient oubliées, notamment l'accumulation de neiges, c'est une chose.
Mais je n'ai pas bien cerné le fait qu'il y ai une différence notoire au cisaillement en fonction de la position des sabots dans la retombée de la porteuse.
Certes ce n'est pas pareil pour l'assemblage des faux arbas dans la porteuse, puisque on est proche du bord chargé, mais on ne m'a jamais évoqué le fait de la combinaison de l'effort tranchant amené par un faux arba, avec la contrainte de traction du moment fléchissant (en fibres basses).

La seule chose que je vois, est une différence au déversement de la porteuse, puisque les appuis latéraux amenés par les faux arbas sont en dessous des fibres comprimées.

Boisphile

Publié par Boisphile il y a 3 ans

Mais que croyez vous que nous fassions en expertises si non les erreurs, les oublis, les idées reçues et j'en passe. Très récemment, avec cette mode des chevrons en rampant, j'ai repris un BE qui avait complètement oublié que selon le glissement de ces chevrons sur la sablière et leur mode de fixation sur la faîtière, la charge imposée à cette faîtière pouvait être doublée, par exemple dans le cas d'une pente à 100%................ Et la déformation des pannes selon qu'elle soient posées d'aplomb ou déversées etc etc … tout autant de fondamentaux qui passent à la trappe …………….

Si vous imposez des charges en bas de poutre, il faut d'une manière ou d'une autre les ramener à sa partie supérieure soit avec les systèmes WT ou WB de SFS Intec.

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