Extensions bois Charpente

Ouverture dans mur ossature bois

Publié par GuillaumeB il y a 9 mois

Bonjour, je suis en train de réaliser une extension bois et j'envisage de faire un changement important.

Je souhaiterai faire une ouverture de 3m dans un mur périphérique de notre extension faite avec des montants de 15/5 entraxe de 40 cm avec contreventement en osb de 6mm. 

Sur ce mur vient se poser une charpente fermette avec comble habitable ( fermette de 200 X 38 entraxe de 40 cm ) volige 18 mm + couverture en ardoise 30X20.


Pouvez vous me dire si cela parait réalisable; si oui faut-il mieux mettre une poutre en bois ? de quelle section ? Ou plutot IPN et de quelle section ? 


Merci pour votre aide et vos conseils.


Bonne journée , Guillaume.

Publié par GuillaumeB il y a 9 mois

Petite précision, l'extension fait 5 m X 5m.

Merci

Boisphile

Publié par Boisphile il y a 9 mois

Contreventement OSB 3 épaisseur minimum 9 mm ou OSB 4 épaisseur minimum 8 mm si zone sismique épaisseur minimum 13 mm.

L'ouverture de 3 mètres dans un mur doit être couronnée par un linteau qui doit être calculé selon les descentes de charges des fermettes (réaction aux appuis) de telle sorte que la déformation soit au maximum de L/500 de la portée s'il n'y a pas de baie vitrée en-dessous. Si baie vitrée, déformation 2 à 3 mm maximum.

Publié par GuillaumeB il y a 9 mois

Ok , merci pour votre retour ! 

N’étant pas du tout formé sur les descentes de charges et autre pouvez vous m’indiquer la marche à suivre pour calculer la section du linteau à réaliser ? 
Cela vous prendrais peut être trop de temps de me l’expliquer ? Ce que je peux comprendre  ! 
Merci bcp pour votre réponse. 

Non pas de baie vitrée en dessus , l’ouverture me permettrait d’accéder à une autre pièce ! 

Bonne soirée 

Boisphile

Publié par Boisphile il y a 9 mois

OK ! Alors c'est simple, il suffit de demander la note de calculs au fabricant des fermettes ou tout simplement de lui demander la réaction d'appuis de ces fermette et les entraxes des fermettes.

Publié par GuillaumeB il y a 9 mois

Bonjour , merci de votre retour  ! 

Pour l’Osb c’est bien du 4 de 8 mm que j’ai mis ! 


Ok , ça va être compliqué de demander car j’ai réalisé la charpente moi même en planche de sapin de 200 X 38 avec entraxe de 40 cm !

 

Il y a t’il une astuce pour quand même la calculer ? 


Merci , bonne journée 

Publié par GuillaumeB il y a 9 mois


Je me permets de vous glisser une photo de la charpente pour mieux comprendre sa mise en place , elle repose directement sur la sablière avec des encoches réalisées aux appuis des fermettes.

Boisphile

Publié par Boisphile il y a 9 mois

elle repose directement sur la sablière avec des encoches réalisées aux appuis des fermettes.

Comme il n'y a pas d'entraits, ce ne sont pas des fermettes mais des chevrons "théoriquement" porteurs.

Oui, très bien les encoches en pieds, qui permettent un meilleur ancrage pour pousser sur les murs en l'absence d'entrait !!!

Je vous conseille vivement de lire ce qui suit, avant qu'un jour de tempête vous compreniez le fonctionnement d'une charpente.

Me concernant, je ne peux cautionner plus avant ce travail et je m'arrête donc là, en vous rappelant toutefois que l'ayant réalisé vous même, vous ne bénéficierez d'aucun recours ni assurance en cas de sinistre.

Concernant les chevrons porteurs, il convient de bien calculer les charges et avec une telle pente, ce n'est pas tant la neige qui est importante, mais le vent dont la poussée sera sans doute plus forte que la charge de neige.

 

Présentation

L'augmentation des performances thermiques et par conséquent des épaisseurs d'isolants, conduit à l'évolution des charpentes vers une solution qui consiste à poser des chevrons autoporteurs ou faux-arbas, du faîtage à la sablière.

Si cette technique est bien connue, sa mise en œuvre est délicate et lorsqu'elle est mal maîtrisée, peut générer des désordres graves.


Les différents cas

Les croquis ci-dessus, font penser à un fonctionnement en arc "Delta", pour lequel il n'y aurait pas besoin de panne faîtière. Mais pour autant, faudrait-il que les murs soient en mesure de reprendre les poussées horizontales sans déformation notoire.

A défaut, il faut donc autoriser le glissement des faux arbas au niveau de la sablière, qu'il soit horizontal ou parallèle à la pente.

Mais ce n'est pas si simple, dans la mesure où il convient aussi de prévoir des dispositifs qui s'opposent au soulèvement.

Concernant le calcul des faux arbas ou chevrons, ils se calcule de la même façon et donne les mêmes résultats quel que soit le mode de pose.

 

 

 

Cas 1

Les chevrons reposent sur la faîtière et glissent librement sur une sablière délardée à la pente.

Un feuillard ou des suspentes torsadées, fixées sur la sablière, contiennent le soulèvement.

C'est à priori la solution qui semble la plus facile, mais c'est pourtant celle qui crée le plus de désordres.

En effet, si la faîtière reprend effectivement les charges des deux demi-rampants, elle doit également reprendre les deux composantes parallèles aux rampants qui ne sont pas reprises par des appuis en sablière.

Les deux composantes se combinent en faîtage sous forme d'une charge verticale qui vient s'ajouter à celle des deux demi-chevrons.

Si "P" est la charge totale d'un arba et "alpha" l'angle du rampant en degrés, la charge supplémentaire se calcule comme suit : 2 x P/2 x SIN² alpha.

Pour le calcul, il faut passer des degrés aux radians pour l'angle par la formule : alpha x (PI()/180).

Dans le cas particulier d'une pente à 100% soit 45°, la majoration de charge pour la faîtière est de 50% de P, en d'autres termes, la charge de la faîtière est doublée.

Cette disposition particulière échappe souvent, y compris à des BE.

En outre, il faut reprendre ces efforts de traction en faîtage, ce qui conduit à préférer la pose sur faîtière qui est plus facile à maîtriser en reliant les deux faux arbas par un gousset et contreplaqué CTBX ou une plaque métallique de liaison.

Cas 2 et 3

Les cas 2 et 3 sont comparables dans la mesure où les chevrons glissent horizontalement sur la sablière.

Le cas 2 peut être employé pour des petites portées d'arbas (3m – 3m50) ou des arbas peu chargés (toitures métalliques) car la reprise des tractions en tête sont toujours délicates par des ferrures en extrémités de bois.

 

Le cas 3 est sans doute le plus raisonnable, avec des faux arbas posés sur la faîtière et une liaison directe par gousset CTBX ou plaque de liaison métallique.

Pour les très gros ouvrages, le glissement est assuré par des appuis à rouleaux ou des plaques de Téflon. Dans les cas de petits ouvrages comme la maison individuelle, le glissement peut être assuré par une simple feuille de Polyéthylène pliée en deux et interposée entre la sablière et le pied des chevrons.

Comme pour l'appui glissant d'une fermette, une équerre E5-1.5 est disposée de chaque côté du chevron et son aile verticale est clouée par 7 pointes CNA 4.0 x 35 ou 50.

L'aile horizontale est maintenue par un tirefond ou une vis ASSY III KOMBI 10 x 60.

Le tirefond ou la vis ne sont pas serrés pour permettre le glissement.

 


Autre cas

Pour les petits ouvrages, il reste possible de fixer les arbas en tête sur la faîtière ou sur ses flancs et en pieds sur la sablière, dans la mesure où la déformation calculée de la faîtière est limitée à quelques millimètres sans dépasser le centimètre.

Dans ce cas, la poussée sur les murs sera faible et pourra être reprise par la rigidité de la sablière ou du chaînage.

 

Publié par GuillaumeB il y a 9 mois

Merci de votre retour. 

Je comprends votre méfiance.

Je précise que c’est une photo ou début de la construction depuis les choses ont évolués. 

J’ai rajouté 2 entraits par fermettes (sorte de sandwich des 2 côtes de chaque fermette) à 50 cm au dessous de la panne faîtière.

En pied de fermette des équerres de fixations on été rajoutés avec tirefond. 

J’hésite également à rajouter du feuillard côté intérieur de la charpente car la couverture est maintenant terminée. 


Pensez vous quand même que mon envie est réalisable ou au vue de la charge à soutenir et de la façon d’avoir fabriquée la charpente cela est bien trop risqué et même pas envisageable ! 


Encore merci pour votre aide. 

Guillaume

Boisphile

Publié par Boisphile il y a 9 mois

Je ne suis pas méfiant, mais réaliste. Ce type de charpente est de plus en plus courant, mais en réalité, sauf à faire faire le calcul par un BE (et encore qu'il m'est arrivé d'en reprendre un qui avait oublié les fondamentaux expliqués dans le cas 1) beaucoup ne sont pas calculées et réalisées correctement, surtout en autoconstruction. (9 sur 10)

Des faux entraits 50 cm sous la faîtière ne servent pas à grand chose, il suffit de faire le rapport du bras de levier, le point fixe sera 70 cm plus bas, mais compte tenu de la longueur du rampant d'une part et que le vent ne souffle que d'un coté à la fois d'autre part, je vous laisse y réfléchir.

Les équerres en pieds viennent bloquer d'avantage encore ...........

Une maison, ce n'est pas la cabane au fond du jardin ou la niche du chien, il ne faut pas jouer les apprentis sorciers, alors même que des professionnels aguerris se font régulièrement piéger sur ce genre de co****e.

Je ne lis pas dans le marc de café où dans une boule de cristal, mais vous n'ignorez pas que les vents tempétueux sont de plus en plus fréquents et violents, je vous conseille de méditer là-dessus, en ce qui me concerne, j'en ai terminé.

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