aide construction toit terrasse svp

Publié par Jeremy83 il y a 4 ans

Bonjour à tous,

Pour notre projet de construction d'un toit terrasse circulable, le maçon qui s'occupe du chantier (nous "restons" maître d'oeuvre) nous propose de construire le solivage avec des bastaing de 70 X 150 avec entraxe de 0.47 m pour une portée de 3,70m (et une partie de 3,90m de portée). Il nous calcule une charge permanente d'environ 113daN/m2 :
Pouzzolane 25 daN/m2
Etanchéité calendrite double couche croisée 03 daN/m2
Chape Bétostyrène 7cm au plus haut 35 daN/m2
Isolant polyuréthane 10cm 04 daN/m2
Pare vapeur 03 daN/m2
osb3 2,2 cm 15 daN/m2
Bastaing 7 X 15cm 14 daN/m2
Laine de roche entre poutre 05 daN/m2
Lambris 09 daN/m2

Nous ne comptons rien entreposer ni faire de grosses fêtes sur le toit.

Nous habitons dans le var à moins de 200m d'altitude donc surcharge temporaire climatique de 55 daN/m2

Que pensez-vous du choix des bastaings en 70 X 150 ?
Que pensez vous de l'étanchéité en calendrite ?

Merci d'avance pour vos contributions (qui sont toujours très intéressantes et pertinentes)

Boisphile

Publié par Boisphile il y a 4 ans

1) Attention, l'acte de maîtrise d'ouvrage est important et doit être couvert par une assurance décennale. Si non, en cas de problème, vous ne pourrez pas vous retourner contre vous-même.

2) Un maçon n'est pas qualifié pour poser une étanchéité, sauf s'il a reçu une formation dans ce sens et possède une assurance décennale d'étancheur, si non en cas de problème, l'assurance ne suivra pas.

3) Dans tous les cas, les terrasses accessibles sur ossature bois ne sont pas permises. Aucun fabricant d'étanchéité n'a d'avis technique pour une utilisation sur bois.

4) Je ne suis pas certain que le Calandrite soit appropriée pour recevoir un plancher sur plots réglables.

5) Tout comme les planchers, les petites rives des dalles posées en support d'étanchéité doivent obligatoirement reposer et être fixées sur une solive. Dans ces conditions, les entraxes de 470mm ne correspondent à aucune dalle courante admise pour cette utilisation.

Bref ! je vous conseille de revoir votre copie dans son ensemble si vous ne voulez pas grossir les rangs de ceux qui ont des problèmes d'étanchéité, ils sont déjà assez nombreux comme cela.

Publié par Jeremy83 il y a 4 ans

Merci pour votre réponse Boisphile,
Je ne comprends pas la notion de plancher sur plot réglable sur la calendrite, on pensait mettre une membrane de protection et la pouzzolane dessus (sans plancher intermediaire).
Cette étanchéité sera posée sur une chape en pente en betostyrene pour plus de légèreté et l'acrotere sera en beton, cela correspond-il toujours à une ossature bois ?
Y a t'il vraiment un gros risque à ne pas mettre les rives de dalles osb sur les solives ? L'entraxe de 47 nous permettra de mettre des bandes de laine de roche de 40 de large pour renforcer un peu l'isolation.
Enfin, quand j'essai de calculer les charges ci-dessus, j'ai l'impression d'être très juste pour les bastaings que l'on veut nous mettre (mais je ne suis que très novice en la matière).

Boisphile

Publié par Boisphile il y a 4 ans

Si les terrasses accessible sur ossature bois ou sur solives bois si vous préférer, ne sont pas permises c'est qu'il y a multiples raisons et en particulier multiples problèmes. Vous ne faites pas cela à court terme mais pour 30, 50 ans et plus, hors à ce jour, ce n'est pas une technique reconnue comme fiable à long terme.

Bien qu'ils sachent que le développement de la construction bois et des toitures plates est un marché important pour l'étanchéité, les industriels ne souhaitent pas entériner cette technique, ni en l'incluant dans les DTU, ni en demandant des avis techniques.

Mais vous êtes totalement libre de jouer à l'apprenti sorcier, dans la mesure où vous en serez responsable.

Par ailleurs, je rappelle que l'OSB n'est pas admis en support d'étanchéité.

Et oui, quelque soit le panneau, les petites rives doivent reposer et être fixées sur le solivage qui dont le surface d'appui doit être de 65mm au moins.

Il n'y a rien d'autre à dire, c'est comme cela ………….. Mais rassurez vous, vous n'êtes et ne serez pas le seul, il y a plus de pathologies que de réussites dans ce domaine où chacun fait sa soupe en y croyant fort.

Publié par Foutriquet il y a 4 ans

Bonjour,

je crois qu'il existe une solution à votre problème. C'est peut-être d'utiliser
l'EPDM en étanchéité. C'est une membrane caoutchouc utilisée pour les toitures terrasses végétalisées. Ils y a des précautions à prendre pour les charges lourdes et les passages de circulations prescrites par le cstb (membrane de désolidarisation et dalles béton préfabriquées à rapporter) me semble t-il mais c'est compatible avec la structure bois.
L'avantage c'est que cette membrane peut-être poser d'une seule pièce et couvrir ce faisant l'intégralité de votre terrasse. c'est un produit garanti 50 ans je crois. Un soin particulier doit être apporté au relevés d'étanchéité sur toute la périphérie et notamment aux angles (collages avec un produit particulier qui assure une soude par vulcanisation. Consulter un professionnel ou faites vous former pour cela) et à l'évacuation par siphon. sans oublier la pente de terrasse pour le bon écoulement.

Boisphile

Publié par Boisphile il y a 4 ans

ATTENTION Foutriquer : Il ne faut pas confondre zone circulable sur une toiture végétalisée et terrasse accessible.

Aucun document ne permet de faire une terrasse accessible avec une étanchéité sur une ossature bois.

Le DTU 43-4 ne le permet pas et il n'existe aucun avis technique d'aucun fabricant d'étanchéité qui le permet.

Publié par Kaboche il y a 4 ans

Bonjour à tous,
Question s'adressant à Boisphile:
Comment expliques tu la retenue des fabricants de membrane à faire certifier leur produit pour l'OB ?
Quelles sont les pathologies constatées ?

Bien cordialement

Publié par Foutriquet il y a 4 ans

Je me permets de participer à ce questionnement, parce qu'il me concerne également.

J'ai moi aussi dans mon projet d'extension une terrasse accessible sur structure

bois.

Boisphile, je ne confond pas, j'ai effectivement bien dit "passages de

circulations". Par définition, ces passages sont accessibles. L'avis technique

donné par le CSTB à l'EPDM de la marque concernée, aborde aux paragraphes 4.6 et

4.7 les traitements relatifs aux "meubles lourds" et "passages de circulations". Je

te rejoins sur le point de dire qu'il ne faut pas confondre, mais il faut admettre

que ça présente une forme de contradiction : "on peut y circuler, mais ce n'est pas

accessible !?".

J'imagine que la nuance s'argumentera autour de la durée d'usage. Accessibilité =

usage permanent et passages de circulations = usages ponctuels.

Du point de vue des risques et désordres potentiels. Je vois :

- Sections insuffisantes pour la reprise des charges.
La chose se calcul (j'ai en tête, les granges situées au-dessus de l'étable
de nombreuses vieilles fermes qui traversent les siècles et dont les poutres et solives supportent plusieurs tonnes de foin ou de paille. J'ai aussi en tête les vieilles maisons à pans de bois de centre ville, parfois classées et dans lesquelles on trouve comme dalle d'étage des lattis de bois entrecroisés et une bonne épaisseur de terre. Les charges sont conséquentes, mais la structure bois, de sections adaptées et ça traverse les siècles aussi.)

- l'étanchéité: Beaucoup de produits. bandes bitumineuse soudées à chaud, résines étanches, bâches PVC, membranes EPDM...etc. Les désordres dûs à une rupture d'étanchéité surviennent le plus souvent si la mise en oeuvre n'est pas faite dans les règles de l'art (mauvaises soudures). si des rongeurs viennent dégradés (les loirs font des dégâts dans le var). Ou encore si il y a poinçonnement. Avec une mise en oeuvre soigneuse et des grilles anti-rongeurs on peut écarter (ou retarder) les deux premiers désordres. Reste le poinçonnement. La logique serait par conséquent de désolidariser la terrasse bois du complexe d'étanchéité. Employer un matériaux qui soit à la fois résistant au poinçonnement, résistant aux intempéries et imputrescible. dans le var il y a le liège qui réunit ses qualités. Il y a aussi les isolants rigides à bases de polymères utilisés pour l'isolation des dallages qui peuvent remplir l'office.

- Condensation sous l'étanchéité.
Les désordres sur la structure bois vont vite apparaître si la vapeur d'eau reste prisonnière sous le complexe d'étanchéité et condense. Risques de développement de champignons et afflue des xylophages.
Du coup la solution c'est le pare-vapeur qui va bien et surtout une bonne ventilation.

Quoi qu'il en soit, des pathologies finiront par survenir. Tous les matériaux s'usent, s'érodent. Le challenge devient de rendre l'ensemble du complexe de terrasse plus durable possible.

Du coup puisque les solutions techniques semblent possibles. Je rebondis sur la question de Kaboche, mais je la formulerai différemment :
- Admettons que les soudes des bandes bitumineuses se désolidarisent dans le temps, du fait de l'action conjuguée des intempéries et du travail de la structure
bois.
- Admettons que pour les mêmes raisons les résines d'étanchéité craquent et se fendent.
- Reste alors la membrane caoutchouc qui est garantie 50 ans, qui n'est pas collée au support et laissera la structure bois travailler indépendamment ou sinon dans les relevés d'étanchéité suivra de part son élasticité le travail du bois. Sachant que si le bois est sélectionné au bon taux d'humidité il travaillera moins.

Je comprends alors que les fabricants de résines et de bandes bitumineuses ne fassent pas certifier leurs produits, mais membranes caoutchouc devraient pouvoir le faire.

Comme je sais pour suivre l'évolution de se cette question depuis 5 - 6 ans que les fabricants de d'EPDM (produit dont la validité technique lui vaut d'être utilisé depuis de nombreuses années en structure bois en Allemagne, dans les pays scandinaves et aux Etats-Unis) sont entrés très difficilement sur le marché français à cause de la résistance et de la pression lobbyiste des concurrents bitumineux.

Du coup la question devient : Ce ne serait pas un problème de conservation de position dominante sur le marché des produits d'étanchéité et donc d'argent plus que d'impossibilité technique?

Boisphile

Publié par Boisphile il y a 4 ans

Je ne peux pas entrer dans les débats philosophiques qui ne mènent à rien, pardonnez-moi, mais je n'en ai pas le temps.

Que les DTU soient soumis à des lobbies, je ne peux pas aller dans ce sens, mais vous avez le droit de le penser.

Par contre ce que je peux dire, c'est que les fabricants d'étanchéité dans leur ensemble, avec une certaine unanimité, se refusent à faire passer cette technique dans le domaine normatif à cause des centaines de pathologies constatées, c'est factuel.

Maintenant, chaque industriel peut demander un avis technique dans la mesure où il prouve que son produit est bon. S'ils ne s'y risquent pas c'est qu'ils ne le souhaitent pas parce que le taux des emmerdes est beaucoup plus important que celui des chantiers réussis. Les industriels ne courent pas après les échecs, cela leur coûte trop cher.

Maintenant, vous pouvez me parler des EU du Canada ou des pays Scandinaves et de l'Allemagne, j'adore cela, l'herbe est toujours plus verte dans le pré du voisin, les Français sont des nuls, je connais le discours. Sauf que vous ne voyez que le bon côté des choses, mais les échecs, personne n'en parle. Le grand débat actuel en France, ce sont les murs OB perspirants. Cela fait 40 ans que les Allemand le font et on vante partout la qualité allemande, bien sur ils sont très forts et les Français sont des imbéciles. Sauf que fort heureusement que nous sommes des imbéciles et que nous avons 40 ans de retard sur eux pour cette technique, comme cela nous pouvons prouver qu'elle pose des problèmes. Des problèmes à très long terme, bien sur, mais problèmes quand même. Pour l'instant on connait 25000 maisons et 120000 logements avec ces problèmes, mais combien en réalité, le double ? le triple ?

Les philosophies ne sont pas les même dans ces pays et dans le notre. Aux EU la maison est un bien de consommation courante comme la voiture et vous changez votre toiture comme vous changer de moteur, c'est normal, en Allemagne on change l'isolant de sa maison parce qu'on sait qu'il n'est pas éternel (c'est de cette façon qu'on découvre les problèmes). Allez demander à un Français de changer son isolant tous les 20 ans, il vous traitera de fou, et pourtant ……

Alors SVP restons dans le raisonnable, respectons les règles dictées par l'historique et le bon sens pour garantir à la fois l'entreprise et le client et surtout, ne faisons pas de la publicité à des exceptions qui pour être des exceptions ne sont pas des règles ou des modèles à suivre. En tout cas, ce n'est pas le but de ce forum.

Cela étant, chacun est maître chez lui et fait comme il l'entend, mais de grâce, n'entrainez pas les autres à faire de même. Vous pouvez rouler à 200 sur l'autoroute, mais si parce que ça marche pour vous, tout le monde le fait, ce sera une hécatombe.

Publié par Kaboche il y a 4 ans

Heureusement qu'on n'est pas entré dans le débat philosophique alors...;)
Je réitère ma question, si tu consent à m'éclairer Boisphile:
Concrètement quels sont les problèmes constatés ? La membrane se déchire ? L'OSB pourri ?
Je demande ça en toute objectivité, c'est juste pour comprendre les raisons.
D'avance merci de ta réponse.

Boisphile

Publié par Boisphile il y a 4 ans

Les pathologies sont nombreuses et variées, mais je ne las connais pas toutes.

Je sais qu'i y a eu des pathologies très très lourdes.

Les terrasses étant accessibles, elles sont souvent recouvertes par un plancher bois sur plots réglables qui sont autant de charges concentrées. On a aussi constaté des trous occasionnés par des escarbilles en provenance de cheminées, des pathologies dues à une pose défectueuse du pare vapeur et à des condensats sous le support en panneaux, les assemblages RL des dalles bois sont aussi un point faible qui offre une flexibilité sous charge concentrée, on a constaté également des pourrissement de structure car celle-ci est totalement enfermée et si les bois sont à plus de 18% à leur mise en œuvre ce qui est le cas 99.99 fois sur 100, ils ne sèchent pas et pourrissent.

Dans la très grande majorité des cas pour ne pas dire tous les cas, ce sont des problèmes de mise en œuvre et non de produit. Comme les industriels ne peuvent pas maîtriser la mise en œuvre, ils préfèrent botter en touche.

J'ai réalisé une conception de terrasse bois accessible et on en a parlé avec des collègues de commissions et des contrôleurs technique, l'idée peut être recevable, mais on arrive à des épaisseurs de plancher qui ne sont pas gérables, environ 80cm. Du coup, une terrasse sur un séjour par exemple, nécessite de surbaisser le plafond du séjour et de poser deux marches dans la pièce qui accède à la terrasse, totalement impensable et très onéreux. A la limite il vaut mieux prévoir les charges et poser un plancher collaborant puis couler une dalles béton.

Publié par Webmaster bois.com il y a 4 ans

Bonjour,

Nous vous rappelons que le forum est un lieu d'échange autour du bois. Tout propos insultants ou dégradants à l'encontre d'un autre membre n'a donc pas sa place ici. Vos messages ont donc été supprimés.

Nous vous prions d'échanger dans le calme et le respect.

Comptant sur votre compréhension.


L'équipe Bois.com.

Commentez

Vous devez vous connnecter pour poster un commentaire.

S'identifier ou créer un compte
Discussions associées
Ces discussions peuvent également vous intéresser

aide solivage SVP

Publié par pierre761

4 réponses
1301 vues
0 like

Aide dimensionnement charpente pour un toit terrasse

Publié par nseb

3 réponses
1668 vues
0 like

construction d'un toboggan de hauteur 1m67 aide SVP...

Publié par chris333j

0 réponse
2011 vues
0 like

Toit Terrasse

Publié par Gérard2

2 réponses
875 vues
0 like

toit terrasse

Publié par chrisvaz

1 réponse
1605 vues
0 like