Zoom sur le bois dans les Jeux de Paris
Isolation et rénovation d’un parquet massif

Isolation et rénovation d’un parquet massif

il y a 1 an

Bonjour à tous, Je suis en train de démonter très délicatement un parquet massif pour tenter d’améliorer l’isolation phonique et thermique, tout en espérant réduire des grincements qui sont particulièrement importants (il suffit de bouger une oreille pour que ça grince). C’est un parquet en chêne massif de 22mm, posé sur des lambourdes de résineux, elles-mêmes sur des solives de 220mm doublées sur champ. Au-dessous, une chambre avec un plafond de plâtre sur lattis. L’isolation phonique est désastreuse : on entend parfaitement depuis l’étage quelqu’un qui parle normalement en dessous, sans parler des grincements déjà évoqués (j’en profite pour nettoyer les rainures, encrassées par des dizaines d’années d’usage : je me dis que ça doit aggraver les grincements). Je me pose plusieurs questions : - y-a-t’il un intérêt à changer les lambourdes pour mettre la même essence que le parquet ? - l’écartement entre les lambourdes est très aléatoire et varie de 300 à 550 mm. Est-il opportun d’en rajouter entre celles qui sont très espacées pour tenter de limiter les grincements ? L’ajout d’une bande résiliente entre les lambourdes et les solives est-elle utile pour agir sur la propagation des bruits (sachant qu’elle sera de toute façon percée par des pointes et que cela suppose de démonter les lambourdes existantes) ? - est-il pertinent d’employer des pointes torsadées (à tête plate) pour refixer les lames ou des pointes lisses sont préférables pour permettre au bois de « vivre » librement ? Et concernant les lambourdes, leur fixation par des vis est-elle à proscrire comme pour les lames de parquet (je ne voudrais pas abîmer le plafond du dessous en rajoutant des lambourdes avec des pointes) ? - concernant l’isolation, je pense mettre de la laine de verre d’environ 250 mm entre les solives et reposer une couche plus fine dans l’autre sens entre les lambourdes. Cette couche plus fine peut-elle être remplacée par des panneaux découpées afin de rigidifier l’ensemble ou est-ce que cela pourrait être contre-productif en créant des risques de pourrissement faute de circulation d’air ? Faudrait-il dans ce cas mettre en sous-couche, en contact avec le lattis, un pare-vapeur ? Cela fait quelques questions et je remercie par avance ceux qui voudront bien me lire ! Christophe.

6 réponses

1-6 sur 6 réponses
1/1
1. Isolation et rénovation d’un parquet massif il y a 1 an

Et parce qu’une photo parle parfois plus que des mots, voici un petit cliché de la configuration actuelle :


https://zupimages.net/viewer.php?id=22/45/axuj.jpeg

2. Isolation et rénovation d’un parquet massif il y a 1 an

améliorer l’isolation phonique et thermique, l’isolation phonique est de deux types : Les bruits aériens (voix, musique . . .) transmis par l’air et les bruits d’impacts (pas, chocs, chute d’objets . . .) transmis par les matériaux.

tout en espérant réduire des grincements. Les grincements proviennent généralement du relâchement des fixations (clous). Les lames qui par endroits perdent de l’adhérence par déformation, sur les lambourdes et lorsque l’on marche dessus bougent ne serait-ce que d’un millimètre et le grincement provient du glissement de la pointe dans le bois sec et dur.    

C’est un parquet en chêne massif de 22mm Sans doute 23mm,,

une chambre avec un plafond de plâtre sur lattis Bacula. Il conviendra donc dans vos travaux futurs de ne pas trop taper sur cette structure sous peine de provoquer des fissures dans le plâtre du plafond.

y-a-t’il un intérêt à changer les lambourdes pour mettre la même essence que le parquet ? NON

l’écartement entre les lambourdes est très aléatoire et varie de 300 à 550 mm Il devrait être de 450mm .

Est-il opportun d’en rajouter entre celles qui sont très espacées pour tenter de limiter les grincements ? Non, dans la mesure où le nouveau bois sera différent et sans doute pas sec et réagira donc différemment.  

L’ajout d’une bande résiliente entre les lambourdes et les solives est-elle utile pour agir sur la propagation des bruits Oui, mais à condition de reposer les lambourdes en pose flottante, ce qui pourrait dans ce cas de les resserrer à 450mm et s’il en manque une en extrémité, procurez-vous une section approchante en qualité menuiserie donc sec et sans nœud ou petits nœuds attachés.

est-il pertinent d’employer des pointes torsadées (à tête plate) pour refixer les lames Oui, c’est un vieux truc de clouer dans l’angle intérieur et supérieur de la languette, à 45° et de chasser la tête avec un chasse pointes. C’est la plasticité des pointes qui permet les variations dimensionnelles du bois au gré des saisons, contrairement aux vis.

concernant l’isolation, je pense mettre de la laine de verre d’environ 250 mm entre les solives Non, 250 pour une hauteur de 220, vous allez la comprimer, ce qu’il ne faut pas faire, l’isolation, qu’elle soit phonique ou thermique se fait par l’air contenu dans la LDV. En la comprimant, vous diminuez la quantité d’air et en même temps l’isolation d’autant.

et reposer une couche plus fine dans l’autre sens entre les lambourdes. OUI et même principe

Cette couche plus fine peut-elle être remplacée par des panneaux découpées afin de rigidifier l’ensemble Vous aurez donc compris que non.  

Faudrait-il dans ce cas mettre en sous-couche, en contact avec le lattis, un pare-vapeur C’est raté pour le pare-vapeur, en revanche, ne rendez pas le parquet étanche aux échanges hydriques, par exemple en le vitrifiant ou en posant un lino dessus. Il faut laisser les transferts se faire naturellement.

3. Isolation et rénovation d’un parquet massif il y a 1 an

Bonsoir Boisphile !


Merci pour votre retour très complet et qui m’est précieux. Je vais donc retenir vos solutions et opter, au surplus, pour des pointes torsadées. 


Idem en ce qui concerne la repose des lambourdes en « flottantes » vers laquelle je vais certainement me diriger afin d’y glisser des bandes résilientes (il n’y a pas de contre-indications à retirer tous les clous de fixation aux solives ?) tout en réduisant l’entraxe vers 40/45 cm maxi.


Bonne soirée !

4. Isolation et rénovation d’un parquet massif il y a 1 an

Autant vous êtes obligé de clouer le parquet, autant chaque clou entre une lambourde et une solive est un pont phonique, donc à éviter.

5. Isolation et rénovation d’un parquet massif il y a 1 an

Merci pour votre confirmation ! Je vais donc les « libérer » ! Encore une fois, bonne soirée à vous.

6. Isolation et rénovation d’un parquet massif il y a 1 heure

Bonjour à tous,


Des actualités personnelles m'ont conduit à prendre un peu de retard dans mon chantier avant que je me décide à attendre le retour du printemps pour bénéficier de conditions météo plus favorables à la repose de mon parquet. Ce délai m'a permis de mûrir un peu plus mon projet et je me permets de solliciter votre avis définitif sur les solutions retenues (comme précédemment indiqué, mes travaux ont déjà été autorisés en AG). Mon objectif numéro un est d'améliorer l'acoustique avec l'appartement du dessous car c'est tout simplement catastrophique avec un effet tambour entre le plafond en bacula du voisin et mon parquet. De manière très secondaire, je souhaite améliorer l'isolation thermique.


Je remplacerais donc les lambourdes de résineux par des lambourdes en chêne bien sec car je peux en obtenir aisément. Ce sera l'occasion de reprendre la planéité qui est bonne mais pas parfaite tout de même. Mon parquet grince aujourd'hui énormément du fait d'une relative souplesse dû à une entraxe importante des lambourdes existantes (de 45 à 60 cm ou presque...) et de mouvements autour des pointes de ce fait. Y a-t-il une contre-indication à descendre énormément l'entraxe avec une distance de 30/35 cm maxi ?


Côté isolation, j'envisage de mettre un pare-vapeur hygrovariable (j'avoue, Boisphile, que je n'ai peut-être pas compris votre remarque sur le sujet) suivi de deux couches d'isolant biosourcé chanvre-lin-coton entre les solives. Je rajouterais encore quelques centimètres de cet isolant, dans l'autre sens entre les lambourdes. Cet isolant me semble offrir un bon compromis en termes de contrôle de l'humidité, du risque de rongeurs et de performances même s'il semble y avoir un peu mieux pour l'acoustique. Je souhaite en tous les cas ne pas mettre de la laine de roche ou la laine de verre. Est-ce bon ou vaut-il mieux laisser une petite lame d'air sous le parquet, entre les lambourdes ?


Sous les lambourdes, je mettrais une bande résiliente qui remonterait légèrement à chaque extrémité sous les futures plinthes. Si j'ai bien compris les propos de Boisphile et afin d'éviter la propagation des bruits et vibrations, il est tout à fait possible de ne pas clouer les lambourdes sur les solives et de les laisser donc "flottantes". Est-ce bien cela ? Suffit-il de les caler provisoirement le temps de clouer les lames de parquet qui rigidifieront donc l'ensemble ?


Merci à ceux qui me liront et, encore davantage, à ceux qui voudront bien me répondre.





1-6 sur 6 réponses
1/1

Votre message :

Nouvelle discussion

Vous n'avez pas trouvé les réponses à vos questions ?

Créer une discussion