Maison ossature bois

Ancrage MOB de l'étage

Publié par Wang il y a 1 mois

Bonjour,


J'aimerais qu'on m'explique comment se fait l'ancrage des murs à ossature bois de l'étage vis-à-vis des charges horizontales de vent et de séisme ?

D'après le détail de Boisphile il n'y a que des tires-fonds ancrés (pour moitié) dans la lisse basse, la traction est donc perpendiculaire au fil du bois. Cela me paraît très léger comme assemblage, non ?



Publié par KEVIN il y a 1 mois

Les efforts de traction sont à reprendre par des équerres renforcées.

Les vis ou tire-fonds de la lisse basse dans le chaînage bois ne reprennent que des efforts de cisaillement.

Publié par Wang il y a 1 mois

Merci Kevin pour votre retour, les équerres sont donc fixées d'un côté sur le montant du MOB, et de l'autre ? Simplement sur l'osb ?

Boisphile

Publié par Boisphile il y a 1 mois

Attention, vous évoquez le risque sismique, dans ce cas,il y a des dispositions particulières à prendre et dans tous les cas on ne fixe pas d'équerre dans le contreventement.

Si vous ne savez pas calculer les efforts à reprendre, il faut une équerre longue type AH + FR  + rondelle tous les deux montants en partie courante et à chaque double ou triple montant latéraux aux ouvertures.

Ces équerres longues son fixées à l'intérieur du mur, elles son t fixées sur le montant et un boulon traverse la lisse basse de l'étage et la lisse haute du RCH et une équerre semblable est posée sous la lisse haute du RCH de telle sorte que les deux parois soient ancrées ensemble.

Dans les angles on emploie des équerres spéciales de type FCC qui reprennent les deux parois de l'angle.

Bien évidemment, il faut les mêmes disposition au RCH mais renforcées, dans la mesure où les parois du RCH cumulent les efforts de l'étage et du RCH.

Dans la majorité des cas, vous devez joindre un document de BE qui certifie que les calculs ont été effectués en tenant compte des dispositions parasismiques. 

Ces dispositions ne sont pas du domaine normatif,mais réglementaire, donc de la loi et donc d'application obligatoire.

Publié par Wang il y a 1 mois

Merci pour vos retours,

c'est bien ce que j'imagine : il faut une liaison directe entre le montant de l'étage et celui du rdc. 

Séisme ou vent la problématique n'est-elle pas la même ? Il s'agit d'efforts de traction à reprendre et à faire passer aux montants du RDC, peu importe la nature des charges, elles doivent transiter directement. 


Boisphile

Publié par Boisphile il y a 1 mois

Non,ce ne sont pas les mêmes forces ni les mêmes calculs.

Le vent est une poussée qui s'exerce sur une paroi et qui se cumule avec la dépression de la paroi inverse, avec des rafales et sur une durée prolongée.

Le séisme est une accélération qui s'exerce sur toutes les parois pendant une durée courte mais intense et sachant que les deux peuvent être cumulées  

Il n'y a qu'un BE structure qui peut être en mesure de le calculer en fonction de la configuration géométrique de la construction et bien sûr de l'orographie du terrain.

Publié par Wang il y a 1 mois

Merci pour votre retour,

Les charges de vent ou de séisme ne sont pas de mêmes natures oui, mais leurs effets sont identiques : 

Lorsque le vent souffle sur une façade, c'est bien le plancher formant diaphragme qui distribue les efforts aux murs de contreventement.

Il en est de même pour le séisme.

Lorsqu'un effort horizontal se trouve en tête de panneau, il y a soulèvement d'un côté (voir image).


Boisphile

Publié par Boisphile il y a 1 mois

mais leurs effets sont identiques La réponse est NON !

Publié par Wang il y a 1 mois

Dans le cas du vent comme du séisme il s'agit de charges horizontales, les effets sont strictement identiques.


Le vent souffle sur une paroi, le plancher diaphragme ramène les efforts sur les murs de contreventement, les murs sont dimensionnés avec cette charge en tête et le pied soulevé doit être ancré.

C'est exactement le même principe au séisme, la charge n'est certe pas une pression de vent mais une force d'inertie MAIS les effets sont identiques à savoir une charge horizontale en tête de panneau qu'il contient d'ancrer. Si le mur en question se situe à l'étage il faut tout de même un ancrage qui doit être continu au murs du rdc. Séisme ou non c'est pareil.

Publié par Wang il y a 1 mois

Personne pour élever le niveau du débat ?

Boisphile

Publié par Boisphile il y a 1 mois

Si vous êtes Expert en COB, pourquoi posez-vous la question ?

Publié par KEVIN il y a 1 mois

La réponse au séisme dans une COB est une dissipation d'énergie par rupture en rotule plastique des pointes des panneaux de contreventement.

On ne dissipe pas d'énergie par rupture en rotule plastique pour les efforts de vent.

Publié par Wang il y a 1 mois

Parce que je vois qu'on donne des conseils erronés, alors qu'on a pas les connaissances requises.

Ma question reste ouverte, vous ne pouvez pas y répondre ?

Boisphile

Publié par Boisphile il y a 1 mois

En contreventement, il s' agit de faire travailler le panneau en cisaillement de voile, celui-ci étant fixé à sa base par suffisamment de pointes pour que ce ne soient pas les pointes qui lâchent mais le panneau, ce qui n'arrive jamais. En sismique, au contraire on recherche une plasticité des fixations pour autoriser l'ouvrage à accepter les déformations pour éviter la rupture.

Publié par Wang il y a 1 mois

La réponse au séisme dans une COB est une dissipation d'énergie par rupture en rotule plastique des pointes des panneaux de contreventement.

On ne dissipe pas d'énergie par rupture en rotule plastique pour les efforts de vent.

Il y a effectivement une notion de plastification des pointes de l'osb sur les montants au séisme, mais la question que je pose est celle de la stabilité et du cheminement des charges. 

Le cisaillement du panneau de contreventement (fig. c) est une chose, la stabilité de ce dernier en est une autre. La charge horizontale en tête de panneau (fig.a), provoque un soulèvement en pied de panneau : que ce soit ses charges de vent ou de séisme c'est strictement identique. Ce n'est pas un problème réglementaire mais de la mécanique des structures de base. Je ne comprends pas pourquoi personne ne mets de continuité mécanique des montants entre étages, en construction classique les aciers d'attentes ont justement cette utilité : permettre une transmission directe des charges verticales d'un étage à l'autre. Pourquoi en serait-il différent en bois ? La mécanique reste la même, les murs sont des murs de contreventement et les planchers des diaphragme distribuant les charges aux voiles de contreventement. C'est clairement un point crucial largement ignoré de beaucoup de soi disant pros de la construction bois. Bizarrement en Allemagne et en Suisse ce point est respecté

Publié par KEVIN il y a 1 mois

La continuité mécanique est bien assurée en COB, puisque comme vous l'a dit Boisphile, il y a des équerres renforcées en pied de murs du niveau supérieur, qui sont assemblées avec les équerres en partie haute du mur du niveau inférieur.

Si ce n'est pas fait, alors c'est une erreur.


Quant à une résultante des efforts sismiques, qui s'exerce en tête de mur, vous avez raison, mais à bien différencier de la résultante due aux efforts de vent.


La méthode de calcul cloisonne bien les efforts de stabilité, les efforts de glissement, et les efforts de contreventement.  (donc de cisaillement - note Boisphile)

Boisphile

Publié par Boisphile il y a 1 mois

Le cisaillement du panneau de contreventement (fig. c) est une chose, la stabilité de ce dernier en est une autre

C'est la raison pour laquelle le calcul du contreventement qui assure la stabilité de l'ouvrage et la résistance au séisme se calculent différemment, la plus souvent avec deux logiciel différents.

Justement quant il y a deux niveaux l'un sur l'autre, en COB, on ne doit pas avoir des montants qui sont de la hauteur de deux étages, chaque étage est indépendant du point de vue contreventement.

Le métal et le béton ne se calculent pas comme le bois, raison pour laquelle beaucoup pensent calculer en RDM, ce qui n'est pas la meilleure chose à faire, dans la mesure où, selon le cas, ce n'est pas très souvent la résistance qui dimensionne, mais la déformation, sur laquelle les différentes durées de charges influent ainsi que l'humidité du bois et sa classe d'emploi.

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