Zoom sur le bois dans les Jeux de Paris
Charge sur un plancher

Charge sur un plancher

il y a 11 ans

Bonjour,

Nous avons rendu nos combles aménageables. La société nous a fait un renforcement de charpente car fermettes industrielle.
Ils ont doublés les entraits des fermettes par un entraits de 300x50 pour le plancher et un entraits de 225x47 pour reprendre les efforts du plafond en brique.
Doublage des arbalétriers avec du 225x47, jambe de force et entraits retroussé. L'entraxe des fermettes oscille entre 570mm et 600mm. Nous avons sur les plus grandes poutres 8.28 m entre appuis et 7.53m pour les plus courtes.
La société nous a parlé d'une charge d'exploitation de 150 kg/m² sur une surface de 55m²

Notre souhait aujourd'*** est d'installer un poele à bois à cet étage, un poele pas trop lourd pour que le plancher puisse le supporter. (Poids entre 100 et 120 kg.
Notre question est de savoir si en un point sur le plancher, celui ci supportera la charge, ceci pour voir si notre projet pour voir le jour.
D'avance merci pour vos réponses.

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1. Charge sur un plancher il y a 11 ans

Parcourez ce forum pour vous faire une opinion sur les aménagements et transformations de combles.

Sans vouloir vous faire peur, les entreprises capables de faire ce travail dans de bonnes conditions ne sont pas nombreuses.

La première chose à faire est de demander la note de calculs du modificatif de ces combles.

Si l'entreprise vous la présente spontanément, c'est une entreprise sérieuse. Si l'entreprise vous répond :<> vous pouvez partir en courant, ce n'est pas sérieux.

Pour une vérification rapide, il faudrait connaître tous les éléments de cette charpente.

D'ores et déjà, ce qui est certain, c'est que la charge d'exploitation d'un plancher habitable est bien 150 kg/m² mais il ne s'agit là QUE de la charge d'exploitation et rien que de cela, c'est-à-dire le fonctionnement de ce plancher. 20% sont comptées comme charges permanentes pour représenter le mobilier par exemple et 80% en charges temporaires pour les personnes qui se baladent sur ce plancher.

A ces charges, il faut ajouter toutes les autres charges permanentes que sont les plafonds sous le solivage, les isolants, le lambourdage, le plancher proprement dit, les cloisons, les revêtements de sol. Le plus souvent, cela se traduit par 120 kg/m² en permanent et 120 en temporaire.

Du coup, on est loin des 150 Kg/m² annoncés.

Je suppose que pour le moins, vous avez demandé ses qualifications à l'entreprise, son assurance décennale et vérifié qu'elle est à jour de ses cotisations.

Histoire de vous faire comprendre la triste réalité, lisez ce qu'en dit l'agence qualité construction sur le sujet :

Combles perdus :

Les risques d’une transformation 

> LE CONSTAT

Rendre habitables des combles perdus représente une intervention lourde et à haut risque.

Ces travaux peuvent entraîner des déformations des charpentes, des couvertures, des planchers créés, des cloisons du rez-de-chaussée,...

Ces désordres sont généralement graves et peuvent aller jusqu'à l'effondrement des planchers créés et des charpentes modifiées.

> LE DIAGNOSTIC DES DÉSORDRES 

Les désordres ont pour cause l'ignorance des contraintes nouvelles qui résultent de la modification des hypothèses de calcul d'origine, ainsi que de défauts variés de mise en œuvre.

Défauts de renforcement

> Des éléments porteurs :

Les fermettes industrielles sont reliées entre elles par des entretoises, des contreventements et des barres anti-flambement qui assurent la stabilité de l'ensemble

Pour rendre habitables ces combles perdus, il faut supprimer toutes les barres encombrant le volume central et créer un plancher porteur.

La suppression des barres en volume central avant renforcement des fermettes provoquera leur ruine, sinon de graves déformations généralement impossibles à reprendre ultérieurement. Certaines barres raidissent notamment l'arbalétrier. Avant de les supprimer, il faut renforcer les arbalétriers existants au risque de les voir fléchir

> Aux points singuliers :

Des précautions doivent également être prises lors de la création des trémies nécessaires à l'escalier d'accès aux combles, aux lucarnes ou aux fenêtres de toit. Pour les réaliser, il est nécessaire de sectionner l'entrait ou l'arbalétrier d'une fermette existante.

Des chevêtres nouveaux reportent alors les charges sur les deux fermettes voisines. Celles-ci risquent de s'affaisser si elles ne sont pas suffisamment renforcées.

Malfaçons diverses :

• Les assemblages : tiges filetées passant dans des percements trop grands, clous et vis en nombre insuffisant, trop courts ou mal implantés (trop près du bord), etc. Le jeu ainsi provoqué dans les assemblages risque d'entraîner des déformations de structures qui s'additionnent aux déformations existantes des fermettes.

• La fixation des poutres longitudinales sans pénétration dans les pignons maçonnés est aussi particulièrement risquée.

• Des nouvelles solives sous-dimensionnées ou non-entretoisées. Le nouveau plancher risque alors de s'affaisser. Ce risque existe également si les solives sont en appui sur des éléments déformables comme une poutre longitudinale mal conçue ou mal réalisée, par exemple.

L'affaissement du plancher peut entraîner des fissurations et même l'effondrement du plafond sous-jacent, le flambement et la fissuration des cloisons de l'étage inférieur, la fissuration des cloisons des combles,… Les pignons maçonnés en parpaings creux peuvent aussi se fissurer par traction.

> LES POINTS SENSIBLES 

• La conception.

La transformation d'une charpente nécessite une très bonne connaissance des structures et des charpentes. Elle exige de vérifier par le calcul tous les points-clés.

• Les assemblages sont fortement sollicités.

Leur faiblesse entraîne la fragilisation de toute la charpente.

• La qualité des bois doit garantir leur tenue 

> LES CONSEILS DE PREVENTION

 • Le phasage des travaux doit permettre de préserver la stabilité de l'ouvrage à chaque instant du chantier. Par exemple, il ne faut pas supprimer les contreventements d'origine avant d'avoir mis en place les nouveaux ou, le cas échéant, des contreventements provisoires ;

• Porter une attention toute particulière au déroulement des travaux.

Contrôler la bonne exécution de chaque phase avant de passer à la suivante ;

• Les bois et panneaux de plancher utilisés doivent être secs et préservés des reprises d'humidité en cours de chantier. N'utiliser que des produits de qualité ;

• Veiller de très près à la bonne exécution des assemblages.  

 

Vous pouvez aussi lire ceci : http://boisphile.over-blog.com/categorie-895720.html

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