contre solivage ?

Publié par Alain il y a 14 ans

Je dois refaire les niveaux d’un premier étage dans une maison ancienne.

Les écarts de niveaux sont importants, soit environ 20 cm d'un bout à l'autre de la maison sur sa longueur qui est de 7,50 m.

Le plancher est constitué d’un vieux parquet bois posé sur solives (section : 70 x 200) séparées entre elles d’environ 45 cm sur une portée de 5,60 m.(largeur de la maison)

 

J’envisage de déposer le parquet (puis le remplacer, car abîmé) et de refaire les niveaux par contre solivage, fixer une nouvelle solive sur chaque solive existante ?

 

Quelqu’un peut-il me conseiller sur la technique, les risques, etc.

 

Merci d’avance

 

 

Boisphile

Publié par Boisphile il y a 14 ans

Bonjour Alain,

Le problème est que dès le départ vous avez un handicap de taille (sans jeu de mots), c'est qu'une hauteur de solives de 200 mm pour une portée de 5m60 est très insuffisante, en effet, si je reprends votre hypothèse pour les calculs, soit :

Portée 5600 mm

Solives section 75 x 200 mm

Entraxe de pose 520 mm   (450 + 70)

Et si je ne tiens compte que de la charge d'exploitation et d'un parquet 23 mm (sans plafond ni cloisons) en minimisant le coefficient de fluage compte tenu que ce sont de vieilles poutres sèches, la flèche relative sous charge est de : 1/220ème pour 1/400 demandé. En l'état actuel des choses, ce plancher doit être souple quand vous vous déplacez en son milieu.

Donc pas question d'ajouter quelques charges permanentes supplémentaire et je rappelle que je n'ai pas tenu compte de plafond.

Quant à la technique, elle consiste à partir du point le plus haut et de poser des lambourdes perpendiculaires aux solives, en faisant un calage à chaque "croisement".

Bien sur, tel quel, je vous le déconseille, sans un renforcement du solivage.

Boisphilement votre

Publié par Alain il y a 14 ans

Bonjour Boisphile,

 

Merci pour votre réponse.

Ce week-end, j’ai commencé à démonter le plancher.

Je dois avouer qu’il convient de préciser 2 ou 3 paramètres. Les précédents étaient partiellement faux, ou imprécis, désolé !

 

Donc, je résume :

-         Section solive : 75 x 220 mm (au lieu de 70 x 200 annoncé)

-         Entraxe : 350 mm (en moyenne, différentes mesures = 300, 310, 330, 360, 380) 

-         Portée : 5600 mm

Concernant la portée, je tiens à préciser différents points :

-         Celle-ci est la portée max. sur une partie de la maison seulement, soit sur une largeur d’environ 4 m

-         Avant, il y avait une cloison au rdc : perpendiculaire au solivage et située à environ 1600 mm d’un des murs porteurs. Je suppose qu’il y avait donc 2 portées pour le solivage : une de 1600 mm et l’autre de 4000 mm ?


Compte tenu de vos informations, j’envisage de renforcer au rdc, et donc de remplacer la cloison par un IPM prenant appui sur un mur porteur et un poteau.

Sinon à titre d'infos complémentaires :
- Cette partie du solivage, supporte dès à présent un plafond en "baculas" et supportera une cloison (carreaux de plâtre), le tout pour une sdb et une chambre.
- Les solives sont vieilles, mais ont l'air saines
- On ne peut pas dire que le plancher soit souple, tout au plus, il vibre légèrement lorsqu'une personne de 90 kg (c'est moi !) saute à pieds joints au centre du plancher.

Quant à la technique, j'avais imaginé la chose suivante :
- Solution 1 : Fixer sur chaque solive, une solive jumelle avec laquelle je reprends les niveaux. Cette solive jumelle prend appui sur les murs (briques pleines) sur une chaise à solive, puis qui est fixée sur la première solive tous les  environ 1000 mm. 
OU 
- Solution 2 : Fixer directement sur les solives existantes (tous les 60-80 cm), une solive jumelle, ou une solive de section inférieure, avec laquelle je reprends les niveaux.
- Solution 3 : un mix de solution 1 & 2. Par exemple, 1 solive sur 2 : solution 1 et solution 2.   

Compte tenu du renfort que je prévois au rdc, la solution 2 semble suffisante ?

 

Sinon, quant à la technique pure, le calage à chaque croisement de lambourdes perpendiculaires n’est-il pas plus long et compliqué à mettre en œuvre ??


Merci encore pour vos conseils.

Alain

Boisphile

Publié par Boisphile il y a 14 ans

Bonjour Alain,

Evidemment, d'une portée de 5m60 on revient à 4m, d'une section de 75 x 200, on passe à 220 et d'un espace entre solive de 450mm soit un entraxe de 520 à un entraxe moyen de 360, je ne sais pas si vous réalisez la différence !!

Avec ces nouveaux éléments, il n'y a plus de problème.

Donc, pour moi, le plus simple et le moins risqué est de lambourder perpendiculairement aux solives.

Cette solution vous permet d'optimiser les entraxes en fonction de ce que vous souhaitez poser, parquet ou dalles, voire un mixte, parquet dans la chambre et dalles pour recevoir du carrelage dans la SdB.

Les solutions de doublage de solives ne fonctionnent que partiellement, dans le temps, il se produit des glissements, une ovalisation des trous de passage des assemblages et au bout de 10 ans vous avez pris 15 ou 20mm de jeu.

De plus les solives de doublages que vous vous proposez de poser auront toutes la même hauteur, donc il faudra caler à chaque support.

Mais encore une fois, c'est votre choix, moi, je ne donne qu'un avis.

Par contre, je continue à déconseiller la cloison en carreaux de plâtre au profit d'une alvéolaire sèche pour éviter l'apport d'eau des colles et enduits.

Boisphilement votre

Publié par Alain il y a 14 ans

Bonjour Boisphile,

 

Encore désolé pour les premières hypothèses un peu approximatives !

 

Après réflexion, je pense que je vais me ranger à votre avis concernant la technique, soit lambourder perpendiculairement aux solives. Effectivement, toujours après réflexion ça paraît plus simple.

 

Bon, j’ai quand même deux ou trois questions :

-         Quelle section minimale puis-je prendre pour les lambourdes ? (je ne voudrais pas trop perdre en hauteur sous plafond)

-         Quelle entraxe entre les lambourdes dans la configuration parquet et dalles (*) ?

-         Les cales disposées à chaque intersection (solives & lambourdes) sont-elles clouées sur les solives, vissées ?

-         De façon plus générale, y-a-t-il une technique particulière pour le calage ?

(*) : Je suppose que par « dalles » vous entendez plaques d’aggloméré hydrofuge ?

 

OK pour la cloison en carreaux de plâtre.

 

Bien cordialement et merci

Alain

Boisphile

Publié par Boisphile il y a 14 ans

Bonjour Alain,

Vous savez, moi, je n'ai rien inventé !!! Mes conseils ne sont que le fruit de l'expérience.

Compte tenu des entraxes de solives, la section des lambourdes doit être de 32 x 80 (posées à plat) avec entraxe de 450 mm maxi si vous posez des lames à parquet.

Si vous posez des dalles de plancher (CTBH ou P5, et non ""hydro"") vous pouvez diminuer la largeur des lambourdes à 45 mm.

Leur entraxe de pose sera fonction de l'épaisseur et de la longueur utile des dalles, pour que leurs petites rives reposent sur les lambourdes.

Par exemple pour des CTBH de longueur 2050, soit 2043 mm utile, pour un 19 mm = 409 mm et pour un 22 mm = 511 mm.

Les cales sont clouées et l'empilage ne doit pas excéder 3 éléments.

Pour plus d'info, lisez le sujet : Pose de parquet dans maison neuve de Pimiouss, page 2 de ce forum.

Boisphilement votre

Publié par Alain il y a 13 ans

Bonjour Boisphile,

J'ai suivi vos conseils, ça se passe plutôt bien, si ce n'est que le calage de mes lambourdes sur les solives et assez fastidieux ! Bon, on a rien sans rien...

Je vous sollicite à nouveau car j'ai encore deux questions à traiter :

- Quel type de dalles pour recevoir du carrelage dans la partie SdB ? Faut-il prévoir des dalles hydrofuges ? (vous m'avier précisé "non hydro" !? pour une salle de bain est-ce normal ?)
 
- La maison n'est pas encore chauffée, et elle ne le sera pas avant 2 ou 3 mois. Puis-je tout de même clouer mon parquet sur les lambourdes ? ? sachant qu'il ne fait pas bien chaud à l'intérieur ? 

Merci d'avance pour vos réponses
Bien cordialement
Alain

Boisphile

Publié par Boisphile il y a 13 ans

Bonjour  Alain,

Charpentier, c'est un métier !! alors que vous en ""baviez"" un peu est normal, c'est déjà bien de relever le défi et on ne peut que vous en féliciter. Vous verrez quand tout sera terminé, vous serez fier de votre ouvrage, c'est cela la vraie récompense.

Non, non, non, vous avez mal lu : <<< dalles de plancher (CTBH ou P5, et non ""hydro"") >>> Bien au contraire d'ailleurs, je précise bien des dalles NF EN 312 P5 ou labellisées CTBH, en tout cas portant obligatoirement un marquage CE et NON, voulant dire "surtout pas" des dalle simplement ""Hydro"" qui est une appellation non contrôlée vendue par les GSB souvent sous le pseudo de dalle d'agencement car ils n'ont plus le droit de les vendre en tant que panneaux de structure.

Donc je confirme bien  NF EN 312 P5 ou labellisées CTBH et portant obligatoirement un marquage CE.

Les joints sont collés et la fixation par vis à filetage partiel tous les 150 mm aux extrémités et 300 mm sur les solives intermédiaires.

Effectuez une fixation partielle avec 6 vis et le complément un dizaine de jour après, quand les dalles seront stabilisées.

Attention, la pose de carrelage sur panneaux est délicate. En tout premier lieu, placez des lambourdes intermédiaires pour diviser la portée en deux, pour le reste, je joins ci-dessous une fiche technique (dont je suis l'auteur, je précise pour les esprits chagrins qui l'auraient vu ailleurs) qui explique tout.

Pour le parquet, je vous confirme que vous ne pouvez pas le poser dans ces conditions, pour cela aussi une autre fiche suit.

 

Pose de carrelage sur panneaux dérivés du bois.

 

La pose d'un carrelage sur un plancher de panneau de particules ou d'OSB est une opération délicate.

Au contact de l'eau de gâchage du mortier colle, le bois peut gonfler et entraîner le décollement ultérieur du carrelage.

Sous charge, le support bois est déformable et peut provoquer le cisaillement du plan de collage.

Par ailleurs, les joints de panneaux constituent des zones à risques de cisaillement et de rupture.

La mise en œuvre est toutefois possible en prenant un certain nombre de précautions et en respectant les prescriptions des fabricants.

Cette fiche technique décrit trois méthodes de pose bénéficiant d'avis techniques, l'une consiste à poser le carrelage sur le panneau par l'intermédiaire d'une colle suffisamment souple pour absorber les mouvements différentiels du bois et du carrelage. Les autres méthodes consistent à utiliser une natte intermédiaire entre le panneau support et le carrelage.

Les deux méthodes ont pour principe de désolidariser le support et le carrelage.

Pour obtenir de bons résultats, il conviendra dans tous les cas de respecter les recommandations suivantes :

·          La sous-face des panneaux est obligatoirement ventilée.

·          Eviter les locaux de surface supérieure à 20 m2.

·          La surface unitaire des carreaux ne dépassera pas 900 cm2.

 

Weber et Broutin – iboprim + fermaflex record + fermajoint souple.

Mise en œuvre :

Ménager un joint entre chaque panneau (2mm) et en périphérie (4mm) puis les reboucher au moyen d'un mastic élastomère à la pompe.

Après dépoussiérage du support, appliquer au rouleau le primaire iboprim.

Recouvrir les joints de panneaux par une bande de tissus de verre de largeur minimale 200 mm.

Coller le carrelage avec fermaflex record en laissant un joint périphérique de 5mm. Pratiquer un double encollage pour les carreaux de dimensions supérieures à 200 x 200 mm.

Après séchage, garnir le joint périphérique avec un mastic élastomère à la pompe et réaliser les joints entre carreaux avec fermajoint souple.

Avis techniques : iboprim – 13/99-789, femaflex record – 13/00-802.

Weber et Broutin – Tél : 01 60 62 13 00     Site Internet : http://www.weber-broutin.fr

 

Siplast – Interkaro et Soukaro 3R.

Le procédé Interkaro a pour principe de mettre en oeuvre une couche intermédiaire entre le carrelage et son support et assurer les deux fonctions suivantes :

La fonction "désolidarisation" vis à vis du support, est assurée par le produit lui-même.

La fonction "glissement" entre le support et le lit de colle, assurée par la couche inférieure de la dalle, constituée par du bitume très déformable sous les efforts de cisaillement.

Mise en œuvre :

Pose d'une bande adhésive compressible en périphérie de la pièce.

Application du gel primaire.

Après séchage, pose des plaques Interkaro, à joints serrés et de préférence à 45° par rapport à la pose du carrelage.

La pose du carrelage se fait au mortier-colle épais de type S2R Siplast ou Fermadur de Weber et broutin.

La bande périphérique est rabattue sur le carrelage, la plinthe venant reposer dessus, elle est ensuite arasée au cutter au droit de la plinthe.

Il est possible d'araser au droit du carrelage, dans ce cas, la chute de bande ne sert que de calage à la plinthe. Après son retrait, on rapporte un joint souple de mastic élastomère à la pompe.

Pour les joints, on utilisera de préférence un produit adjuvanté de latex ou de résine de type Ultracolor.

Le procédé Soukaro 3 R utilise le même procédé que Interkaro, mais offre en plus une isolation acoustique et en particulier une atténuation des bruits de chocs.

Les plaques Soukaro sont collées à joints serrés et de préférence à 45° par rapport à la pose du carrelage.

Le collage du carrelage est effectué exclusivement avec le mortier-colle S2R, les joints de carrelage effectués au mortier Ultracolor.

Avis techniques : Interkaro – 13/97-695, Soukaro 3R – 13/98-742

Siplast – Tél : 01 40 78 35 00    E-mail : contact@siplast.fr

 

Schlűter Ditra et ses produits connexes pour traitement des points singuliers.

Schlüter Ditra est une natte en polyéthylène pourvue de nervures entrecroisées, découpées en queue d'aronde et revêtue, sur la partie inférieure, d'un feutre non tissé.

La natte est fixée au panneau bois par un mortier-colle adapté et le revêtement céramique est ensuite appliqué sur une couche mince de mortier colle directement sur Schlüter Ditra.

Les nervures en queue d'aronde de Schlüter Ditra assurent l'ancrage du mortier-colle.

Le fabricant propose deux possibilités de produits de pose.

Fabricant

Mortier-colle

Primaire associé

Produit de jointoiement pour carrelage

CERMIX

CERMIPLUS ou

CERMIDUR

CERMIFILM

CERMIJOINT SOUPLE

CEGECOL SNC

CARROFLEX

CEGEPRIM RM

CARROJOINT SOUPLE

Schlüter Ditra propose des produits connexes pour le traitement des points singuliers : Bande de pontage, angles rentrants et sortants, siphon de sol, manchons pour tuyaux, profilés pour joints.

Avis technique : Schlüter Ditra – 13/02-872

Schlüter Systems SARL – Tél.03 44 54 18 88

Site Internet : http://schluter-systems.fr  -  E-mail :  profil@schluter-systems.fr  

 

Dans tous les cas, se reporter au DTU 51-3, plancher bois ou panneaux dérivés du bois

(nouvelle version novembre 2004) ainsi qu'aux prescriptions des fabricants

 

MISE EN ŒUVRE DE PARQUET

 

5 – Connaissances de base.

Quel que soit le type de parquet choisi et son mode de pose, il convient de respecter certaines règles afin de réunir les meilleures conditions pour réussir sa mise en œuvre.

Le bois est un matériau naturel et vivant, ses caractéristiques se modifient sous l'action des variations de température et d'hygrométrie, selon les saisons et le milieu dans lequel il est placé.

Les conseils qui sont donnés ci-dessous pour la pose d'un parquet dans un local d'habitation, bien qu'inspirés des normes et DTU, ne sont ni prescriptifs ni normatifs. Ils sont le fruit d'une l'expérience, mise au service de ceux qui l'utiliseront afin de contribuer à la bonne réalisation de leurs projets.

Les parquets sont destinés à être utilisé en milieu sec, classe de service 1, il n'est donc pas inutile d'en rappeler ici la définition :

• classe de service 1 (milieu sec) selon norme NF EN 13986 : Classe de service caractérisée par une teneur en humidité dans les matériaux qui correspond à une température de 20 °C et une humidité relative de l’air ambiant ne dépassant 65 % que quelques semaines par an.

5.1 – Stockage : Les parquets doivent être placés dans des locaux propres, parfaitement secs et non sujet à des risques de condensation de vapeur d'eau. Ils doivent être stockés à plats pour éviter tout risque de déformation, isolés du sol pour éviter tout risque de remontées d'humidité.

5.2 – Les supports : Peuvent recevoir un parquet les solives ou lambourdes en bois, dérivés du bois ou métal, les planchers en bois ou en panneaux dérivés du bois (mis en œuvre selon DTU 51-3) et les chapes ou dalles béton.

Les tolérances d'exécution des supports doivent être conformes aux DTU auxquels ils se rapportent.

5.3 – Conditions de mise en œuvre : La pose de parquet ne peut s'entreprendre que si les conditions suivantes sont satisfaites.

-        L'humidité des supports en maçonnerie (dalles béton) ne doit pas excéder 2,5%. (Il faut compter un minimum de deux semaines de séchage par centimètre d'épaisseur)

-        Le gros œuvre, les plâtres, raccords et enduits doivent être achevés et leur humidité ne doit pas dépasser 5%.

-        Lorsqu'ils sont en bois, l'humidité des différents éléments constitutifs du plancher ne doit pas dépasser 18%, toutefois il est recommandé que pour le support direct du parquet, l'humidité ne dépasse pas 16%.

-        Les locaux doivent être clos, couverts, vitrages posés.

-        L'étanchéité des installations de plomberie et de chauffage doit être vérifiée.

-        Il ne doit subsister aucun risque de réhumidification ultérieure des locaux.

Il existe plusieurs méthodes pour vérifier l'humidité d'un support en maçonnerie :

-        Déposer un tapis de caoutchouc sur le sol, un support trop humide occasionnera une condensation sous le tapis dans les 48 heures.

-        Déposer du sel recouvert d'une coupelle à différents endroits sur le support, si le sel se dissout, le support est trop humide.

-        Une solution plus scientifique, irréfutable et rapide, consiste à demander à votre pharmacien de vous préparer dans une petite fiole (20 à 30 ml suffisent) à compte gouttes, une solution de phénolphtaléine à 2% dans de l'alcool à 90°. (le coût est négligeable) La solution est incolore, déposer quelques gouttes à plusieurs endroits directement sur le support, si la solution se colore, le support est humide. Plus la solution vire rapidement au violet, plus le support est humide.

5.4 – Précautions à prendre avant mise en œuvre : Il est bon de rappeler ici, un certain nombre de précautions qui peuvent paraître élémentaires, mais qui, malheureusement sont souvent oubliées.

Hygrométrie de l'air ambiant en %

Humidité d'équilibre

du bois en %

50

9

55

10

60

11

65

12

70

13 – 14

75

15

 











Afin de réduire les mouvements du parquet après pose pour s'adapter à l'ambiance de la pièce, il convient préalablement d'équilibrer température et hygrométrie du local et du parquet, de telle sorte qu'elles soient le plus proche possible des conditions d'utilisation.

Le tableau ci-contre indique l'humidité d'équilibre du bois en fonction de l'hygrométrie de l'air ambiant.

Le taux d'humidité du bois est le rapport de la masse d'eau qu'il contient, à la masse de bois totalement sec. (Anhydre)

Ainsi, une solive en pin de 4000 x 200 x 63 mm pesant 28 Kg et présentant 18% de taux d'humidité mesuré au testeur, est composée de 28 / 1.18 = 23,7 kg de bois sec et 4,3 kg d'eau.

-        Vérifier avec un testeur à pointes, le taux d'humidité du parquet. Au-dessus de 12 %, il convient mieux le laisser sécher encore quelques semaines.

-        Stocker le parquet bien à plat et sans le déballer de son emballage d'origine, dans la pièce où il doit être posé le temps nécessaire pour que son humidité d'équilibre corresponde à l'hygrométrie de la pièce.

-        Maintenir la température entre 15 et 20 degrés et l'hygrométrie entre 55 et 65 % dans un local correctement ventilé, pour amener le bois à s'équilibrer autour de 11%.

-        Ėteindre le chauffage 48 heures avant de débuter la pose.

-        Ne déballer le parquet qu'au fur et à mesure de sa mise en œuvre.

5.5 – Précautions à prendre après la pose :

Bravo, la réussite est totale, mais attention il subsiste des pièges qui peuvent encore tout gâcher.

-    Les conditions d'utilisation du milieu sec doivent être réunies.

-        Attendre au moins trois jours (sans dépasser une semaine) avant de remettre le chauffage en montant la température lentement par petits paliers de 5 degrés.

-        S'il reste quelques menus travaux à exécuter et qu'il soit nécessaire de protéger le beau parquet, étendre au sol une toile, mais surtout pas une bâche étanche en polyéthylène qui pourrait entraîner de graves désordres et en particulier le gonflement du parquet.

-        Il convient de laisser le plancher se stabiliser plusieurs semaines avant d'entreprendre les travaux de finition.

Il ne faut pas être pressé de vernir le plancher dès sa pose achevée.

Son équilibre hydrique ne pourrait se faire que par sa face inférieure, ce qui pourrait occasionner des déformations.

De plus le pouvoir "collant" des vernis et vitrificateurs peut solidariser plusieurs lames entre elles, cumuler les retraits et entraîner l'apparition de joints irréguliers et disgracieux.

 

6 – Les modes de pose.

Le mode de pose est fonction du type de parquet à mettre en œuvre et le type de parquet est souvent déterminé en fonction du type de sol sur lequel il sera posé.

Le tableau ci-dessous présente les différentes combinaisons.

 

Type de parquet

Type de support

Pose clouée

Pose collée

Pose flottante

Lames en bois contrecollé

Moquette rase ou tapis aiguilleté

Non

Non

Oui

Ep. 8 à 15 mm

---

Moquette épaisse

Aucune possibilité

Lames en bois contrecollé

Revêtement de sol PVC ou similaire

Non

Non

Oui

Ep. 8 à 15 mm

Sur sous-couche

Lames en bois massif ou contrecollé

Dalles mosaïque

Carrelage, marbre, tomette, pierre etc.

Non

Oui

Lames et dalles

en bois massif dur

ou contrecollé

Ep. 8 à 15 mm

Après préparation du support (abrasion)

Oui

Lames Ep. 8 à 15 mm

en bois contrecollé

Sur sous-couche

Lames en bois massif ou contrecollé

Panneaux dérivés du bois classe de service 1

milieu sec

Oui

Lames en bois massif

Ep. 16 à 23 mm

Non

Oui

Lames Ep. 8 à 15 mm

en bois contrecollé

Sur sous-couche

Lames en bois massif ou contrecollé

Dalles mosaïque

Panneaux dérivés du bois classe de service  2

milieu humide

Oui

Lames en bois massif

Ep. 16 à 23 mm

Oui

Lames et dalles

en bois massif dur

ou contrecollé

Ep. 8 à 15 mm

Oui

Lames Ep. 8 à 15 mm

en bois contrecollé

Sur sous-couche

Lames en bois massif ou contrecollé

Parquet

Oui

Lames en bois massif

Ep. 16 à 23 mm

Non

Oui

Lames Ep. 8 à 15 mm

en bois contrecollé

Sur sous-couche

Lames en bois massif ou contrecollé

Dalles mosaïque

Chape béton

Non

Oui

Lames et dalles

en bois massif dur

ou contrecollé

Ep. 8 à 15 mm

Oui

Lames Ep. 8 à 15 mm

en bois contrecollé

Sur sous-couche

Lames en bois massif

ép. 16 à 23 mm

Lambourdes - Solives

Oui

Non

Non

 

Trois modes de pose, clouée, collée et flottante, comportant chacun des variantes en fonction de la qualité et du format du parquet et qu'il s'agit de travaux neufs ou de rénovation.

Le sujet est vaste et pour être le plus complet possible, nous traiterons dans ce numéro, de la pose clouée et dans de prochains numéros, les poses collée puis flottante.

 

7 – Conseils de mise en œuvre des lames à parquets clouées et de leurs supports.

Ce type de mise en œuvre s'adresse aux lames à parquet en bois massif d'une épaisseur minimale de 16 mm.

 

7.1 – La pose clouée sur lambourdes ou solives.

La pose du paquet peut débuter lorsque les conditions de mise en œuvre sont réunies et que les précautions avant pose ont été prises.

Dans la mesure du possible, il est préférable que les lames de parquet soient orientées dans le sens de la lumière dominante ou parallèlement à la longueur de la pièce. Dans le cas d'un plancher traditionnel solives – lambourdes, il convient donc de le prévoir dès la conception du plancher, car généralement, les solives sont posées dans le sens de la largeur de la pièce, ce qui nécessite la pose de contre-lambourdes puis de lambourdes pour que le parquet soit posé dans le sens long.

Lorsque la lumière dominante provient de la façade la plus longue, les lames sont posées perpendiculairement à la longueur de la pièce, donc parallèlement aux solives ce qui nécessite la pose de lambourdes. Il convient donc de prévoir ces dispositions avant même la pose des solives afin de ménager la réservation nécessaire pour que le parquet fini soit au même niveau que les revêtements de sol des autres pièces.

Il en est de même si le parquet est fixé directement sur les solives, mais ce type de pose implique que celles-ci soient rigoureusement de niveau et alignées, puisqu'il n'y a pas de possibilité de calage. De même, l'entraxe de pose des solives, doit tenir compte de l'épaisseur du parquet choisi.

7.1.1 – Section des lambourdes. La largueur usuelle des lambourdes est de 80mm. Dans le cas où elles reposent sur support continu, leur largeur minimale peut être de 40mm si la pose est faite à l'anglaise, à coupe de pierre ou à coupe perdue, 50mm dans le cas où les joints sont posés sur les lambourdes et 70mm si la pose est à bâtons rompus ou à point de Hongrie.

Pour des lambourdes de largeur 80mm, l'épaisseur minimale généralement admise est de 20mm sur support continu, 25mm pour une pose des supports avec entraxe maximum de 350mm, 32mm pour un entraxe de supports compris entre 350 et 450mm et 52mm pour un entraxe de supports compris entre 450 et 600mm.

Les lambourdes posées sur support continu doivent avoir une longueur minimale de 0m75 mais en moyenne supérieure à 1m. Les lambourdes sur supports doivent avoir une longueur minimale de 1m50 et présenter en contre-parement des traits de scie transversaux d'une profondeur correspondant à la moitié de l'épaisseur de la lambourde. Les traits de scie doivent obligatoirement correspondre et reposer au niveau d'un support. 

7.1.2 – Ecartement des lambourdes. Dans les pièces à usage courant, l'entraxe de pose des lambourdes doit être au maximum de :

- 450 mm pour des lames en bois massif d'épaisseur 23 mm.

- 300 mm pour des lames en bois massif d'épaisseur 16 mm.

Dans les lieux de passage important, il est conseillé de diminuer cet entraxe de 100 mm.

71.3 – Pose des lambourdes. Elles peuvent être posées flottantes ou fixées.

71.3.1 – Pose flottante. Elle est particulièrement bien adaptée aux surfaces planes, pour lesquelles ce type de pose qui désolidarise le parquet de son support, est conseillée.

La pose flottante est la solution optimale, lorsque le support est une dalle béton récente ou au rez-de-chaussée d'une construction et plus généralement, lorsqu'il y a un risque de remontée d'humidité et que la pose d'un film étanche est fortement conseillé. De plus, cette solution permet d'améliorer le confort acoustique en interposant un isolant entre le support et les lambourdes.

Le film étanche est étalé au sol en recouvrant largement les lés (une trentaine de centimètres) et en effectuant des relevés en périphérie des pièces, le long des murs.

Les lambourdes, dans ce cas, de largeur minimale de 80 mm, sont posées sur une bande de matériau résiliant.

Les isolants admis sont : Les panneaux de fibres asphaltés, les bandes caoutchoutées, les thibaudes et le liège.

Tracer l'emplacement des lambourdes avec un cordeau à poudre, pour l'ensemble de la pièce.

Il peut être nécessaire de caler les lambourdes pour rattraper des inégalités du support ou permettre le nivellement. Les cales de dimensions minimales 100 x 100 mm, sont soigneusement fixées sous les lambourdes et reposent sur l'isolant.

Il convient de repérer et de démarrer au point le plus haut qui servira de repère. Caler parfaitement de niveau la première lambourde. Les lambourdes placées le long des murs, sont positionnées en laissant un jeu de 20 mm.

Lorsque toutes les lambourdes sont en place, leur position peut être provisoirement maintenue en clouant partiellement des liteaux perpendiculairement.

Avant la pose du parquet, un isolant peut être posé entre les solives. Il n'est pas permis d'utiliser des isolants en granulés ou en poudre entre des lambourdes posées flottantes.

7.1.3.2 – Pose fixée. La fixation peut être clouée, scellée ou collée.

-          Pose clouée. Les lambourdes sont clouées sur les solives à raison d'une fixation par solive. Les lambourdes doivent reposer sur trois appuis au moins. Les joints doivent obligatoirement reposer sur une solive et être décalés d'une rangée à l'autre. La fixation par pistoscellement n'est admise que pour des lambourdes en Chêne.

Les solives métalliques sont fixées par pistoscellement, vissage, boulonnage ou par attaches métalliques.

-          Pose sur support ciment ou béton. Sur ce type de support, la fixation par pistoscellement n'est pas permise.

Les tolérances de planéité du support sont de 5 mm sur une règle de 2 mètres avec un maximum de 1 mm sur 20 centimètres.

- Fixation par collage : Les lambourdes sont fixées directement au sol ou par l'intermédiaire de cales si le nivellement est nécessaire. Lambourdes et cales sont encollées sur toute leur surface.

- Fixation au ciment ou au plâtre : Les rives des lambourdes doivent être lardées de pointes et le scellement doit être fait sur toute la longueur des solives et des deux côtés.

La fixation par scellement, surtout employée en rénovation, apporte beaucoup d'eau. Il est donc recommandé de laisser un délai de séchage suffisant avant d'entreprendre la pose du parquet.

Il convient de penser à pratiquer sur la face inférieure des lambourdes, les découpes nécessaires au passage des canalisations et câbleries.

7.1.4 – Le double lambourdage est utilisé dans certains cas, (gymnase) pour rattraper une réservation importante ou  pour adapter le sens de pose du plancher. Les lambourdes des deux lits sont placées au même entraxe de pose.

7.1.5 – Mise en œuvre des lambourdes. Tracer leurs emplacements avec un cordeau à poudre, pour l'ensemble de la pièce. Il convient de repérer et de démarrer au point le plus haut qui servira de repère. Caler parfaitement et fixer de niveau la première lambourde. Les lambourdes placées le long des murs, sont positionnées en laissant un jeu de 20 mm.

Pratiquer de la même manière pour caler et fixer de niveau les deux lambourdes de bordure, de telle sorte qu'elles soient parfaitement alignées avec la lambourde de référence. Vérifier l'alignement et le niveau en plaçant une règle perpendiculairement aux solives et en la déplaçant en plusieurs points.

Poser et fixer les lambourdes intermédiaires en les calant de telle sorte qu'elles viennent en contact avec le dessous de la règle. Les lambourdes sont posées en décalant les joints d'une rangée à l'autre. Les cales peuvent être en bois dur feuillu, résineux ou en contreplaqué, elles doivent pouvoir être fixées de manière efficace et durable. Le calage ne doit pas être composé de plus de trois éléments superposés.

 

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