dalle beton sur plancher bois

Publié par J.M. il y a 14 ans

Bonjour,

je rénove une ancienne habitation et je souhaite réaliser une dalle béton (1200 kg/m3) sur un vieux plancher bois. Sous ce plancher se trouve le garage. Au niveau calcul, les poutres s'avèrent être suffisament résistantes pour recevoir le dallage.
Sur le plancher bois, je compte placer un film  afin de réaliser l'étanchéité, puis couler le béton allégé directement dessus (en ayant pris soins d'etayer les poutres malgré tout). Dois-je impérativement prévoir un film pare-vapeur, ou un simple polyane suffit? Sachant que dans le garage, je poserai une isolation (laine de roche) entre poutres, quels risques liés aux reprise d'humidité existe-t-il réèllement, quels solutions pouvez-vous me proposer?

vous remerciant
J.M.

Publié par RemyP il y a 14 ans

Monsieur,
Je n'ai pas les connaissances pour répondre à vos question, mais j'ai les mêmes interrogations concernant des points sur lesquels vous semblez plus avancé que moi.
Je rénove aussi, mais n'ai pas encore fait de calcul de charge. Avez vous de la lecture à me conseiller pour cela et quelles sont les formules à utiliser pour calculer le nombre de poutres ou solives nécessaires en fonction de ce que l'on désire poser après.
Pour ce qui est du polyane d'étanchéité, j'ai eu le même conseil que le votre. Point nécessaire de mettre un pare vapeur, le film fait office mais il faut penser à la ventilation de la pièce.
Pouvez vous réponder à mes questions?

Cordialement
RP

Boisphile

Publié par Boisphile il y a 14 ans

 

Bonjour JM et Rémy,

Trois choses sont à prendre en compte :

1) – Une chape légère n'est pas auto-porteuse, si elle était placée seule, elle fléchirait sous charges.

2) – Un plancher est en principe, calculé et dimensionné pour une charge d'exploitation de 150 kg/m² dont 20% soit 30kg sont comptées comme étant des charges permanentes.  Hors, vous voulez ajouter 120 kg/m² de charges permanentes supplémentaires, c'est-à-dire que vous allez multiplier par cinq la capacité de votre plancher en charges permanentes.  Ne pensez-vous pas que cela frise l'inconscience ?

3) – Dans les échange hygrométriques et en particulier la migration de la vapeur d'eau, celle-ci traverse librement un plancher bois, si vous "étanchez" sa surface, cette vapeur d'eau va être piégée dans les bois de structure et dans le plancher lui-même et en occasionnera un vieillissement prématuré.

Donc je pense qu'il est urgent de vérifier ce que vous prétendez en ce qui concerne la capacité de la structure porteuse.

Boisphilement votre

Publié par J.M. il y a 14 ans

Bonjour,

1°)    Concernant la dalle béton allégé : la structure du plancher (poutre secondaires + poutres principales + plancher) supporte la dalle : celle-ci est en appuis sur tout la surface du plancher. A priori il n'y a pas de raison à ce la dalle travaille en flexion, non? Les déformations étant faibles, je ne pensais pas qu'un treillis métallique serait nécéssaire, mais c'est peut être une solution? 

2°)    Concernant le dimensionnement du plancher, voici les éléments de calcul :
entraxe poutre = 3,30m
portée = 3,20m
section 24*24cm en chêne
Charges permanentes :
 180 daN/m² épaisseur dalle environ 15cm MAXIMUM, ce serait plutôt 10/12cm en moyenne mais le plancher n'est pas droit...( à 1200kg/m3)
+ 20 daN/m² (poids propre des poutres secondaires)
+ 20 daN/m² pour le carrelage ou autre revêtement + isolation...
= 220 daN/m²
Exploitation : 150 daN/m²

la contrainte de flexion dans la poutre serait donc d'environ 74 daN/m² sous Charges permanentes+1,2*exploitation. Pour du bois massif C22, la contrainte admissible serait de 88 daN/m², (la poutre est en chêne). La flèche serait d'environs 0,95cm avec fluage (c'est vrai, sans compter 20% de la charge d'expl. dans les charges perm...)

3°)     Concernant les échanges hygrométriques, la dalle doit impérativement être coulée sur un support étanche (liquidité lors de la mise en oeuvre). Mon problème est-il donc insolvable? Ou alors, il faut envisager un dalle classique, porteuse de poutre à poutre au moins.



==> RP
Pour le dimensionnement des solives, j'ai utilisé les règles CB71 (edition Eyrolles) en suivant comme méthodologie, pour chaque éléments (plancher, solives, poutres, etc...) Il existe cependant des abaques donnant les sections à utilser en fonction des portées, entraxes, charges, etc... mais je ne pourrai hélas pas vous dire où....)
a) Determination des hypothèses de charges
b) Détermination des données géométriques: portée, entraxe (je n'ai pas réellement de contraintes car je ne pose pas de panneaux de longueur standards, seulement la dalle)
c) Pour une section donnée, vérification de la contrainte de flexion maxi dans un élémeent (formule de Résistance des matériaux)
Section rectangulaire: Contrainte maxi de flexion = Moment de flexion maxi / (b*h²/600) avec b épaisseur de la poutre, h sa hauteur en cm. et Mf en daN.m
Moment maxi = q*L²/8 pour une charge répartie, avec q = charge appliquée en daN/m et L la portée de la poutre en m.

Pour la répartition des solives par exemple, je demanderai la longueur exacte des panneaux et répartirais les solives en fonction. (Si votre panneaux fait 4,10m, l'entraxe des solives pourrait être 1,366m, ou 2,05m). Enfin ce n'est qu'un avis....

A bientôt.
JM

Publié par RichardC il y a 14 ans

Ce n'est pas pour faire de la pub mais voila un produit qui semble répondre au problème.
http://www.tba.fr/betoprim.htm

Boisphile

Publié par Boisphile il y a 14 ans

 

Bonjour JM et Richard,

Le lien de Richard pour Bétoprim est intéressant et explique très bien les inconvénients de l'étanchéité d'un plancher bois.
Cela étant, il ne règle pas la surcharge que constitue la dalle et le revêtement qui sera posé dessus et qui, lui, selon sa nature, sera une barrière vapeur.

En ce qui concerne les questions de JM :

1)       Contrairement à ce que vous pensez, la dalle béton est une charge additionnelle et effectivement elle travaille également en flexion car elle n'est effectivement pas porteuse, si on retire le plancher, elle ne tient pas, donc cela confirme qu'elle se déforme et pèse de son poids et de ce qu'elle supporte sur le plancher lui-même.

2)       Il faut effectivement ajouter 30 kg de charges permanentes et dans votre hypothèse vous ne comptez aucune cloison et vous ne comptez pas le poids propre de la poutre. De plus, vous ne raisonnez que sur la contrainte admissible, mais là n'est pas la question, pour le calcul de la flèche, il convient de prendre en compte le module d'élasticité; Hors, en étant généreux à 115000 daN/cm² et dans l'hypothèse émise, la flèche est de 1/ 350, ce qui peut vous convenir pour une poutraison principale. Cela étant, il conviendrait peut-être de vérifier les solives et le plancher par lui-même.

3)       Certes, mais il y a des solutions sèches bien plus pratiques à mettre en œuvre, à base de plaques de plâtre, par exemple le système Prégychape.  Pour éviter de stocker l'humidité dans les bois et l'isolation, il suffit de placer un pare-vapeur sous les poutres, de fermer avec un contreplaqué CTBX type S extérieur et d'étancher les joints entre panneaux et périphériques à la pompe. (charge supplémentaire)

4)       Là aussi, vous raisonnez en contrainte admissible, mais dans la plus part des cas, ce qui "coince", ce n'est pas la contrainte mais la flèche que l'on doit d'ailleurs vérifier à la fois sous charge uniformément réparties et sous charge concentrée de 200 kg; Quant au fluage, les CB 71 ne tenait à l'époque compte que d'un coefficient de 1.6, hors, ce coefficient est insuffisant et il est maintenant porté à 1.8 en CS 2 dans les calculs.

5)       En ce qui concerne les solives, la section serait 75 x 200 avec entraxe de 500 mm (toujours sans cloison)

6)       Pour les panneaux, bien sur il vous faut prendre des panneaux usinés en dalles avec rainure-languette pour qu'il y ait un assemblage des joints transversaux, faute de quoi vous seriez contraint de poser des étrésillons pour les soutenir.

7)       Pour compléter l'information, les abaques ne prennent en compte que des charges totales ne tenant compte que de 20% de charges permanentes, ce qui bien sur, induit en erreur bien des lecteurs. Les abaques ne sont que des indicateurs qu'il faut savoir interpréter.

Dernière information : Achetez le "Journal du Bois N° 89, huit pages sont consacrées aux planchers, le précédent était consacré aux panneaux.

Boisphilement votre.

Publié par JsebC il y a 14 ans

Richard,

Deux questions sur le produit que vous citez.

1. Betoprim peut servir de couche intermédiaire de parquet flottant. Mais est-il également possible de coller un parquet sur Betoprim?

2. Selon le site, Betoprim est un isolant acoustique aux bruits d’impact. Cela signifie-t-il qu’appliqué sur une dalle de béton, Betoprim permet la pose (le collage) d’un plancher sans qu’une chape flottante ou qu’une sous-couche phonique soit nécessaire?

Merci pour l'info.

Jean-Sébastien

Publié par FEEVIVIANE il y a 11 ans

BONJOUR?

EN FAIT MOI JE N AI PAS DE PLANCHER BOIS QUE DES SOLIVES EN CHENE JE ME DEMANDE CE QUI EST MIEUX UNE DALLE ALLEGEE DE 8 OU PLUS OU UNEDALLE BETON DE 5? QUI CONNIT LES QVQNTQGES ET INCONVENIENTS?

MERCI

 

Publié par krappe il y a 11 ans

bonjour,

juste une remarque, si la dalle "porte",pourquoi ne pas s'en servir comme dalle de compression en réalisant un plancher mixte, poutre bois (tendue) et dalle BA (comprimée) en utilisant des goujons pour faire fonctionner le tout ensemble.

faisable ou pas ?

Commentez

Vous devez vous connnecter pour poster un commentaire.

S'identifier ou créer un compte
Discussions associées
Ces discussions peuvent également vous intéresser

dalle béton sur plancher bois

Publié par FlorentR

0 réponse
1526 vues
0 like

Plancher bois sur dalle béton

Publié par seb027

0 réponse
950 vues
0 like

Dalle béton ou plancher bois ??

Publié par madeju

2 réponses
1663 vues
0 like

plancher sur dalle de béton

Publié par mistral76@gmail.com

3 réponses
1460 vues
0 like

Plancher sur dalle béton

Publié par R2

1 réponse
1532 vues
0 like