
Le bois et la forêt
en chiffres
Des données claires et sourcées pour saisir l’ampleur d’une ressource souvent sous-estimée. de la superficie des forêts à leur rôle face au climat…
Faits et Chiffres pour mieux mesurer la forêt
La forêt française évolue, se transforme, se renouvelle. Mais comment mesurer concrètement cette évolution ? Derrière chaque arbre, chaque hectare, chaque mètre cube de bois se cachent des faits et chiffres qui racontent une histoire : celle d’un patrimoine naturel en mouvement, d’une filière économique dynamique et d’un rôle écologique crucial. La rubrique Faits et Chiffres de bois.com rassemble les données essentielles sur le bois et la forêt pour comprendre l’état réel de nos forêts, leur gestion et leur contribution à notre quotidien.
chiffres clés sur le bois et la forêt
Combien d’hectares de forêt en France ? Combien d’arbres sont coupés chaque année ? Combien de carbone est stocké dans le bois ? Autant de questions légitimes qui méritent des réponses précises. Les faits et chiffres permettent de dépasser les impressions et de s’appuyer sur des faits vérifiables. Ils révèlent une réalité souvent méconnue : la forêt française grandit, se diversifie et joue un rôle majeur dans la transition écologique.
Une information claire, sourcée et accessible
Tous les chiffres présentés dans cette rubrique proviennent de sources officielles et reconnues : Inventaire forestier national (IGN), Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (INRAE), ministère de l’Agriculture, organismes de certification forestière (PEFC, FSC), et bien d’autres. Notre ambition : rendre ces faits et chiffres bois et forêt compréhensibles par tous, sans jargon technique, pour que chacun puisse se forger une vision éclairée.
la forêt fait son cinéma
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questions fréquemment posées
La forêt n’est pas juste un alignement d’arbres. C’est un monde grouillant de vie, et les chiffres donnent le vertige.
La forêt française est l’écosystème terrestre le plus riche de notre territoire. Elle abrite à elle seule 72 % des espèces de la flore française. Côté faune, on y recense 73 espèces de mammifères — chevreuils, sangliers, renards, chauves-souris… — et 120 espèces d’oiseaux. Sans oublier des milliers d’espèces d’insectes et une richesse inégalée en champignons. C’est aussi le seul milieu naturel en France où la population d’oiseaux communs spécialistes est restée stable sur 30 ans, quand tous les autres milieux voient leurs populations décliner.
Ce foisonnement de vie repose sur une architecture complexe. Les arbres morts jouent un rôle clé : ils servent d’abri et de nourriture à des centaines d’espèces de coléoptères, de mousses, de champignons. Un arbre sénescent à lui seul peut héberger plus de 1 500 espèces différentes au cours de sa vie.
La forêt agit aussi directement sur notre bien-être. Des recherches menées en France, au Japon, en Autriche et au Canada le montrent : vivre ou travailler dans un environnement bois réduit la fatigue, le stress, la tension artérielle et le rythme cardiaque, tout en stimulant la créativité. La forêt ne se visite pas seulement — elle nous fait du bien, mesures scientifiques à l’appui. (Source : Rapport d’utilité sociétale France Bois Forêt / CODIFAB — Programme City Zen Wood)
La forêt française est productive. Mais elle produit bien plus qu’elle n’est récoltée. C’est une bonne nouvelle pour l’avenir de la ressource.
Chaque année, les forêts françaises produisent biologiquement environ 87,8 millions de mètres cubes de bois (période 2015-2023). Pour avoir une image concrète, c’est l’équivalent de 35 000 piscines olympiques remplies de bois. Sur la même période, environ 50 millions de m³ de bois ont été prélevés annuellement, incluant les pertes de récoltes. Cela signifie que la forêt produit plus qu’elle n’est coupée.
En 2023, la récolte de bois s’est élevée à 50 millions de m³, comprenant les prélèvements volontaires et les pertes liées aux crises sanitaires et climatiques.
Le stock total de bois sur pied a lui aussi fortement progressé : +59 % en près de 40 ans, passant de 1,83 milliard de m³ en 1985 à 2,9 milliards de m³ en 2023. Cette augmentation continue témoigne de la vitalité de la forêt française, même si le rythme de croissance tend à ralentir depuis quelques années en raison de la mortalité accrue des arbres face aux sécheresses et aux maladies.
(Source : IGN, Inventaire forestier national 2015-2023 / SDES, Milieux forestiers en France 2025)
Oui, et de loin. C’est un fait souvent surprenant, mais le bois devance le solaire, l’éolien et l’hydraulique dans le mix des énergies renouvelables françaises.
En 2017, le bois-énergie représentait 42,3 % de la production totale d’énergie renouvelable en France. Il assurait à lui seul 70 % de la chaleur renouvelable produite dans le pays — bien loin devant les pompes à chaleur ou le solaire thermique. En 2019, cette part était de 66 % de la chaleur renouvelable.
Concrètement, le bois-énergie chauffe aujourd’hui 7 à 8 millions de foyers français. Bûches, granulés, plaquettes : les formes de bois-énergie se sont modernisées. Son usage évite par ailleurs le rejet de 9,1 millions de tonnes de CO₂ fossile dans l’atmosphère chaque année.
(Sources : Chiffres clés de la forêt privée 2021, CNPF — Questions-Réponses Bois-Énergie, France Bois Forêt)
Le bois progresse dans la construction, mais son potentiel reste encore largement sous-exploité. Les chiffres le montrent.
Aujourd’hui, le bois représente 6 % du marché du logement neuf en France. Sa part monte à 28 % dans les extensions et surélévations, un segment en forte croissance avec l’essor de la rénovation urbaine.
Bonne nouvelle côté ressource : 55 % des produits en bois achetés en France proviennent directement de la forêt française. Et chaque Français consomme en moyenne 1 m³ de bois par an, toutes utilisations confondues : construction, ameublement, emballage, énergie.
La réglementation environnementale RE2020, entrée en vigueur en 2022, pousse à aller encore plus loin. Elle fixe des seuils d’émissions carbone de plus en plus stricts jusqu’en 2031, ce qui favorise naturellement les matériaux biosourcés comme le bois — le seul matériau de construction qui stocke du carbone plutôt que d’en émettre. Pour accompagner cette hausse de la demande, les entreprises de la filière prévoient d’investir près d’1 milliard d’euros par an pendant 10 ans. (Sources : ADEME BatiZoom 2025 — Rapport d’activité France Bois Forêt 2023-2024 — Manifeste Filière Forêt-Bois)