Particuliers > Construire > Les différentes techniques > Plancher bois : Adapter le plancher au type de construction
Construction neuve, rénovation, combles aménageables ou vide sanitaire sont autant de paramètres intervenant dans le choix de la manière de réaliser un plancher porteur en bois. Sa mise en œuvre doit être conforme au DTU 51-3.
Les planchers reposent principalement sur des structures soit en béton (dalle ou poutraison armée) ou soit en bois (pilotis, poutraison en bois massif ou dérivée du bois).
Votre plancher peut reposer, soit directement sur les
solives, soit sur des lambourdes rapportées.
Le solivage peut être fixé à la poutraison principale et aux murs
périphériques :
Il faut rappeler que le bois absorbe en permanence l'humidité des matériaux avec lesquels il est en contact, il est nécessaire de mettre en œuvre une barrière d'étanchéité entre le béton et le bois.
Dans une construction en bois, le plancher repose sur
lisses ou sur muralière.
Dans le premier cas, les solives s'appuient sur les lisses hautes
des murs périphériques de la construction.
Dans le second cas, une muralière à étriers est fixée sur
l'ossature porteuse verticale : c'est elle qui reçoit les
solives.
Dans une maison en rénovation, le plancher en bois repose sur des solives. Deux techniques sont possibles : le scellement dans les murs ou le recours à la muralière (poutre scellée le long d'un mur).
Sur des murs de pierre, il convient de pratiquer des cavités renforcées par scellement au mortier et par une arase cimentée. C'est là que prendra place la poutre principale. Les solives seront montées de la même façon.
Si vous choisissez de recourir à une muralière, celle-ci peut
servir de support aux poutres et solives, ou
comprendre des étriers métalliques qui recevront les
solives.
Sur un vieux mur, la muralière pourra reposer sur des corbeaux
métalliques profondément scellés pour plus de sécurité.
La pose d'un plancher sur les entraits de fermettes d'une charpente n'est pas toujours possible. Soit l'entraxe des fermettes ne correspond pas aux dalles de plancher standard ; soit les entraits ne permettent pas de supporter les charges d'utilisation prévues. Dans ce cas il faut recourir à la pose de solives, entretoises et lambourdes.
Elles doivent être posées parallèlement aux entraits de
fermette. Vous pouvez les aligner, soit au même entraxe
que les fermettes, soit à un entraxe de 450 mm.
Ces solives peuvent être en bois massif, lamellé-collé, LVL, PSL
ou en poutres composites en « I ».
L'entretoisement existant doit être démonté pour
permettre la pose des nouvelles solives. De nouvelles
entretoises sont à prévoir aux extrémités de travées et sur toute
la longueur.
Si vous prévoyez des cloisons parallèles aux solives, il convient
de poser des entretoises sur les solives entre deux lambourdes afin
que les panneaux de plancher n'en soient pas porteurs.
Perpendiculairement aux solives, vous poserez des lambourdes. Leurs entraxes dépendront des charges et de la longueur utile des panneaux de plancher. Dans le cas d'une salle de bain carrelée, le nombre de lambourdes sera doublé à intervalles réguliers.

La réalisation d'un plancher de bois sur vide sanitaire, cave ou sous-sol nécessite de prendre des précautions particulières au regard de l'humidité.
Un revêtement de sol (carrelage, plastique)
assurera l'étanchéité de votre plancher.
Pour la protection thermique, prévoyez un isolant en
sous-couche.
Ces éléments devront être protégés contre les remontées
d'humidité. Pour prévenir celle-ci, prévoyez des orifices
de ventilation débouchant directement ou indirectement sur
l'extérieur.
Optez pour des solives bien sèches, du
lamellé-collé, du LVL ou des poutres composites en « I ». Pour les
fixer, le choix d'une muralière est préférable aux scellements qui
sont longs à sécher et apportent de l'humidité.
Pour un vide sanitaire, l'élément porteur le plus bas doit
se situer au moins à 30 centimètres au-dessus du sol.
L'entraxe de pose des solives ou lambourdes est déterminé par les charges qu'elles doivent supporter. La première solive ou lambourde est placée le long d'un mur, à 2 ou 3 centimètres de celui-ci. L'axe de la seconde prend place à la distance d'un entraxe de pose plus 10 à 15 mm (représentant le jeu qui laissé entre les panneaux et le mur). Les solives ou lambourdes suivantes respectent l'entraxe déterminé, de telle sorte que les rives des dalles de plancher reposent sur l'axe de leurs supports.
Les panneaux de plancher ne doivent pas supporter directement une cloison, surtout si celle-ci est parallèle aux supports. Il convient donc de disposer des entretoises entre les solives ou lambourdes, aux emplacements de ces cloisons.
La pose de carrelage directement sur un plancher en panneaux dérivés du bois est interdite pour des raisons de sécurité. Vous devrez donc recourir à des produits techniques désolidarisant le carrelage de son support (par exemple une natte en polyéthylène).
Pour supporter des charges importantes ou roulantes, il convient
de réaliser le plancher en mettant en œuvre deux
couches de panneaux superposés.
Les panneaux seront posés dans le même sens, perpendiculairement
aux supports, avec un décalage d'un demi-panneau latéralement
et d'un entraxe de solives dans la longueur.
Les rives des deux couches de panneaux doivent correspondre et
être fixées ensemble sur un même support.

Assurez-vous d'avoir pris connaissance du document technique DTU 51-3 avant la pose de votre plancher.
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