Accueil > Construire > Les différentes techniques > Plancher bois : généralités, réglementation, règles de pose
Un plancher bois correspond à un platelage plan, homogène et porteur. Sa conception et sa mise en œuvre répondent à des règles précises qui garantissent son bon usage et sa durabilité. Un document technique unifié DTU 51-3 détermine le cahier des clauses techniques, les critères généraux de choix des matériaux et le cahier des clauses administratives spéciales pour la construction de planchers en bois ou en panneaux à base de bois. Mais avant d’envisager ces étapes, il convient de se poser les bonnes questions…
Les principes des planchers bois se résument à :
Au regard d'autres matériaux, ces principes induisent une légèreté structurelle, une rapidité de mise en œuvre avec des conditions de travail valorisantes et des conditions de propreté satisfaisantes (par exemple pas de poussières fines de ciment).
Il est important de déterminer l'ensemble des fonctions
du plancher ainsi que les charges prévues qu'il devra
supporter. Ces précisions permettent de prévoir l'entraxe
de pose des solives et lambourdes ou le positionnement
d'entretoises supplémentaires selon le type et le format du
plancher envisagé (lames, panneaux, etc.).
Il est également utile de s'interroger sur les performances
d'isolation thermique et acoustique souhaitées. La hauteur des
solives et leurs liaisons avec les murs peuvent être
déterminantes. Il en est de même au regard de l'emplacement
éventuel d'un escalier et de sa trémie.
Dans le cas du plancher bas d'une construction neuve, ce dernier peut reposer sur une dalle béton ou bois. Dans le cas d'un plancher d'étage, généralement ce dernier répond aux mêmes exigences que le plancher bas sur dalle. Contrairement à certaines parties de la dalle bois, il faudra toujours maintenir un plancher d'étage à l'abri de l'humidité. Les bois devront avoir une durabilité correspondant à la classe 2. Il faudra faire en sorte que les canalisations d'eau ou d'électricité qui traversent des planchers restent accessibles.
Dans ce cas, il faut envisager la capacité porteuse du plancher existant pour les charges prévues. De ce diagnostic dépendra le choix de conserver les éléments actuels, de les renforcer ou de les remplacer.
Qu'il s'agisse de réglementation ou de mise en œuvre, la pose d'un plancher obéit à des règles. Et chaque type de matériau possède les siennes…
La norme européenne harmonisée
Pour construire un plancher, seuls les panneaux
conformes à la norme
NF EN 13986 et à la norme européenne harmonisée CE sont
autorisés. Ces panneaux doivent présenter un marquage
identifiant la norme à laquelle ils se rapportent.
Les panneaux concernés sont :
Les lames à parquet conformes aux normes NF EN 13629 et NF EN 13990 peuvent également être utilisées.
Exécution des travaux
Le bâtiment doit être clos et couvert.
L'humidité des panneaux de plancher doit être maintenue entre 10
et 12 % ; celle des éléments du solivage ne doit pas dépasser 20
%.
Il convient de prévoir un bâchage ou toute autre protection
adéquate du plancher, si les conditions climatiques l'exigent.
Une offre variée d'éléments de structure
Poutres et solives en bois massif.
Les poutres et solives en bois massif présentent de nombreuses
solutions performantes et économiques.
Les sections courantes brutes de sciage en bois résineux à 20 %
d'hygrométrie sont en largeur de 50, 63, 75 et 100mm et en hauteur
de 150, 175, 200 et 225 mm. Elles permettent de reprendre des
charges importantes qui varient selon les portées.
On peut se procurer des abaques ou des réglettes de pré
dimensionnement qui sont très simples de manipulation. On atteint
les limites de ce type de poutre par l'absence sur le marché d'une
disponibilité de grande longueur et de sections importantes.
Poutres en bois collé
Dans cette famille, on trouve les poutres en planches collées
(contrecollé, profil en I collé ou lamellé collé). Les bois en
feuilles déroulées et collées (Lamibois)
Poutrelles reconstituées à âme droite.
Cette famille se décline selon plusieurs variantes d'âme
et de membrure. Les principales sont en planches, contre
plaqué, panneaux de particules orientées, ou panneaux de fibres
haute densité. Elles doivent posséder un avis technique et
certification du FCBA.
Poutres et poutrelles en treillis
connectées.
Cette structure est obtenue en reliant les membrures par des
planches connectées à l'aide de connecteurs métalliques en
acier galvanisé pour former un treillis qui peut être
modulable à façon. Les fabricants de fermettes industrialisées sont
généralement équipés de logiciels pour exécuter le calcul et
de dessin du treillis.
Poutres mixtes bois acier.
Pour ce type de poutrelle, l'acier est utilisé à la fois pour
constituer l'âme et la connexion avec les parties en bois. Elles
sont très légères et performantes.
Poutres avec treillis en acier.
Les treillis latéraux en tôles pliées d'acier
galvanisé sont connectés sur les flancs de la membrure. La raideur
des V est augmentée par le pliage de l'acier.
Pose des panneaux - généralités

Comportement hygroscopique
Pour tenir compte des variations dimensionnelles des panneaux dues
à l'humidité, il convient de prévoir des jeux permettant
aux panneaux de s'allonger.
Fixations
Les panneaux peuvent être fixés par pointes torsadées ou
crantées, par agrafes ou par vis.
Dans le cas de fixation par pointes, le clouage doit être renforcé
par des vis aux quatre angles et à mi-longueur du
panneau.
Les pointes doivent présenter une longueur de
trois fois l'épaisseur du panneau à fixer avec un
minimum de 50 mm ; les vis deux fois l'épaisseur
avec un minimum de 40 mm ; les agrafes un
diamètre de fil de 0,9 mm minimum
et une longueur de 63 mm au moins.
Il est interdit de fixer des panneaux d'épaisseur supérieure à
25 mm avec des agrafes.

Dispositions particulières
Lorsque le plancher joue un rôle de
contreventement, comme dans la construction à
ossature bois, il convient de choisir les panneaux
admis pour cette fonction. Lors de la mise en œuvre,
collez les assemblages de manière à obtenir un platelage homogène
afin que les efforts horizontaux soient transmis correctement à la
structure verticale.
Plancher en lames de bois massif
Les dispositions générales pour l'exécution des
travaux, l'ambiance d'utilisation ou le comportement hygroscopique
des panneaux en dérivés de bois s'appliquent aux lames de
bois massif.
Celles-ci sont également autorisées en fonction de
contreventement.
Dispositions particulières aux lames à
plancher.
L'épaisseur des lames à plancher est déterminée par
l'entraxe des solives ou lambourdes et des charges à
prendre en compte.
Elles doivent reposer au minimum sur trois appuis et être posées
bord à bord, à joints décalés et de telle sorte que leur longueur
soit perpendiculaire aux supports.

La détermination des charges et leur calcul permet d'envisager l'utilisation future d'un plancher en toute sécurité.
La structure d'un plancher a des répercussions sur la dalle de plancher elle-même, mais aussi sur les lambourdes, les solives et les poutres porteuses.

La dalle de plancher
La dalle de plancher supporte les charges d'exploitation
permanentes et temporaires, ainsi que les revêtements de
sol.
Les charges d'exploitation courantes sont :
Les lambourdes
Les lambourdes soutiennent la dalle de plancher ainsi que
les charges supportées par celle-ci et, le cas échéant,
les cloisons et les divers éléments d'isolation.
Les solives
Les solives supportent les lambourdes ainsi que les
charges reposant sur celles-ci et, le cas échéant, les
éléments constituant le plafond et l'isolation.

Les poutres porteuses
Les poutres porteuses portent l'ensemble de la structure
ci-dessus.
Les charges totales au mètre linéaire d'une poutre sont le produit
des charges au m² (permanentes et temporaires) et de
l'entraxe des poutres.

La pose des solives constitue une étape importante dans la construction du plancher.
© 2010 CNDB / Fédération suédoise des industries forestières
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