Plancher en bois

Plancher en bois sur solivage : ce que cachent vraiment vos sols

Le plancher désigne la partie structurelle horizontale qui constitue le sol, sous le revêtement (parquet, carrelage, etc.). Le sol que vous foulez peut reposer sur des poutres horizontales appelées les solives, et l’ensemble forme ce qu’on appelle le solivage. Ce sont ces éléments cachés qui portent tout le poids : mobilier, cloisons, occupants.

Neuf ou rénovation : des règles différentes, une même exigence

En construction neuve, le plancher bas peut reposer sur des plots, des murets ou un vide sanitaire. Dans ce dernier cas, le bois doit être placé à une distance minimale du sol. La ventilation du vide sanitaire est indispensable : sans elle, l’humidité s’accumule et les bois se dégradent.

Quand le plancher repose sur une dalle béton, une barrière d’étanchéité est obligatoire entre les deux matériaux. Elle empêche les remontées d’humidité du sol.

En rénovation, tout commence par un diagnostic. Le plancher existant peut-il supporter les nouvelles charges prévues ? Faut-il conserver les solives, les renforcer ou les remplacer ? Cette évaluation conditionne tout le reste du projet.

Les types de plancher sur solivage

Selon la configuration du projet, le solivage peut être mis en œuvre de deux ou trois façons différentes :

  • Le solivage non apparent : les solives sont cachées par un faux plafond. C’est la solution la plus répandue en construction neuve. Elle permet de loger les gaines électriques, les tuyaux et l’isolation dans la hauteur du plancher.
  • Le solivage apparent : les solives restent visibles depuis le bas. Un rendu esthétique très apprécié, surtout en rénovation de maisons anciennes. Il demande cependant une attention particulière à l’acoustique.

Dans le cas d’un plancher mixte bois-béton : une dalle de béton vient compléter la structure bois.  Cette configuration est parfois recommandée pour améliorer le confort acoustique, intégrer un chauffage au sol ou poser du carrelage dans les pièces d’eau.

Quels matériaux pour les poutres ?

Toutes les poutres (ou “solives”) ne se ressemblent pas. Le marché propose aujourd’hui plusieurs types, chacun avec ses avantages :

  • Le bois massif : naturel, non transformé. Robuste et esthétique. On peut même recycler d’anciennes poutres.
  • Le contrecollé : plusieurs lames massives collées ensemble. Stable et disponible en grande longueur.
  • Le lamellécollé : des lamelles fines superposées et collées. Très précis, sec dès la pose, il convient aussi bien à l’habitat moderne qu’aux grandes portées.
  • Le Lamibois : fabriqué à partir de fines feuilles de bois pressées à chaud. Léger et performant, mais considéré souvent comme peu esthétique et destiné surtout à rester caché.
  • La poutre en I : sa section ressemble à la lettre I. Elle est légère, facile à manutentionner, et son âme centrale est souvent pré-percée pour le passage des câbles et gaines. Un gain de temps réel sur chantier.

Comment choisir le bon matériau pour les solives en bois ?

Le choix des solives pour un plancher ne se décide pas seul. C’est un professionnel qui calcule et vérifie. Mais voici les critères qui orientent le choix :

  • La portée : plus la distance entre deux appuis est grande, plus les poutres doivent être hautes et résistantes.
  • Les charges : mobilier lourd, cloisons, nombre d’occupants… tout compte.
  • La résistance à la flexion : les solives ne doivent pas fléchir sous les charges, même dans le temps.
  • L’esthétique : si les poutres restent visibles, le veinage, l’essence et la finition du bois entrent en jeu.
  • Le budget : il varie selon le type de plancher et les matériaux retenus.

Des matériaux encadrés par les normes en vigueur

Les poutres et les panneaux utilisés dans un plancher bois (contreplaqués, panneaux de particules, OSB) doivent répondre aux exigences des normes en vigueur et porter le marquage CE. Ce marquage garantit que le produit a été contrôlé et qu’il peut être intégré en toute sécurité dans un ouvrage de construction.

Le taux d’humidité des matériaux est lui aussi encadré. Les panneaux de plancher doivent présenter une humidité comprise entre 10 et 12 %. Les éléments du solivage doivent rester en dessous de 20 %. Ces seuils ne sont pas anecdotiques : un bois trop humide gonfle, se déforme, et peut se dégrader bien avant la fin de sa durée d’usage.

Les travaux doivent impérativement être réalisés dans un bâtiment clos et couvert pour ne pas exposer les bois aux intempéries pendant la mise en œuvre.

À retenir

Un solivage se choisit selon la portée à couvrir, l’usage des pièces et les finitions souhaitées. Dans tous les cas, le dimensionnement des poutres doit être confié à un professionnel qualifié. C’est lui qui garantit la solidité et la sécurité de la structure.

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